Donald Trump a vécu une journée noire hier qui a vu deux de ses anciens proches collaborateurs être définitivement rattrapés par la justice.

L'ex-avocat personnel de Trump d'abord. Mickael Cohen qui a reconnu avoir acheté le silence de femmes qui ont eu une liaison avec son client et Paul Manafort ancien directeur de campagne coupable de fraude fiscale à grande échelle.

Tous deux risquent plusieurs dizaines d'années de prison.

A moins de 3 mois des élections de mi-mandat vos journaux s'interrogent sur une éventuelle prochaine destitution très peu probable. 

Ce qui est certain en revanche nous dit Médiapart, c'est qu'autour du président américain. "C'est le bal des escrocs" d'autant plus que plusieurs autres conseillers sont eux aussi inquiétés.

"Nous n'avons jamais vu un président au cœur d'une enquête criminelle après si peu de temps au pouvoir. C'est la présidence la plus corrompue de l'histoire" renchérit dans Libération Norman Eisen, un ancien conseiller d'Obama.

Donald Trump lui continue de nier en bloc les accusations notamment d'ingérence russe dans la dernière campagne présidentielle. En meeting mardi en virginie occidentale, le businessman président  a pu mesurer que sa base électorale malgré ses déboires judiciaires lui était toujours aussi fidèle.

Les Fake News dans le viseur de Facebook.

Facebook mais aussi YouTube et Twitter organisent des opérations de nettoyage pour lutter contre les fausses nouvelles.

"La tech américaine orchestre sa réplique" nous explique par exemple les échos. 

Facebook et ses 2 milliards 200 millions d’utilisateurs multiplie les fermetures de compte et tente de neutraliser ceux qui veulent semer la discorde sur le net en manipulant l'opinion.

Et pour lutter contre la diffusion de ces fake news, le géant du web a mis en place un système de notation à la recherche d'usagers fiables mais dont l'efficacité reste encore à prouver

Le site Internet Uzbek et Rika nous en donne le principe

Si vous décelez de fausses informations, vous avez une bonne note mais si vous signalez comme fausses des informations vérifiées alors votre note chute.

Une procédure mise en place alors que Facebook est confronté à une autre problématique. 

Certains utilisateurs alertent en effet le réseau social sur des contenus qui sont vérifiés mais qui ne leur plaisent pas.

Tout simplement. « Les gens nous disent que quelque chose est faux mais c'est juste parce qu'il ne sont pas d'accord avec l'article » précise Tessa Lyons en charge de la lutte contre les fake news chez Facebook

Il reste donc beaucoup à faire pour que la société américaine devienne le réseau apaisé qui va « rassembler l'humanité »comme le dit son boss Mark Zuckerberg.  

Facebook qui continue d'essuyer de très nombreuses critiques 

Dernièrement l'entreprise a été accusée de faciliter la circulation des discours de haine à l'égard des Rohingyas en Birmanie ou de favoriser les violences anti-migrants en Allemagne.

De plus en plus de radars vandalisés.

Conséquence du passage de 90 à 80 km h sur les routes départementales. 

C'est le Parisien qui nous apprend que les dégradations contre les cabines à flashs ont explosé depuis cet été.

Dans l'Ain, dans les Hautes-Pyrénées ou en Haute Loire par exemple plusieurs dizaines de radars en ont fait les frais. 

Une tendance à la hausse confirmée par la délégation interministérielle à la sécurité routière qui refuse néanmoins de donner des chiffres pour dit-elle éviter une surenchère.

"Ces radars de la colère" comme le titre le Parisien rapporte un milliard d'Euros par an et ont permis d'après les autorités de sauver 23 000 vies depuis leur implantation.

En réponse à cette vague d'incivilités et même de délinquance, la délégation à la sécurité routière a décidé d'installer à l'avenir ce type de radars sur des points hauts afin d'éviter tout risque de récidive.

Un phénomène qui en dit long sur notre rapport à la voiture notamment en milieu rural.

Le site Les Jours.fr  s'est intéressé à cette question en enquêtant sur les routes de Bourgogne pour essayer de comprendre, de mesurer cette exaspération qui traverse nos campagnes françaises.

Vous pourrez lire dans cette série l'interview très éclairante de Benoît Coquard qui a beaucoup travaillé sur le sujet.

Il est membre du Centre d’économie et de sociologie appliquée à l'INRA

Il y explique que la voiture dans les milieux ruraux plus qu'ailleurs est un moyen essentiel à la mobilité certes mais aussi un instrument de valorisation qui permet de fédérer les individus.

Il y a d'abord dit-il le profil des automobilistes issus de milieu populaire et plutôt peu diplômés. 

Souvent des jeunes ouvriers ou employés qui prennent leur voiture pour aller trouver un travail parce que l’usine du coin a fermé et que les transports publics sont de moins en moins présents. 

La voiture qui est aussi un moyen utile de socialisation.

Avec les bars qui ferment un à un dans les villages, les jeunes se retrouvent plusieurs fois par semaine chez eux, pour un apéro ou un coup de main et bien sûr ils prennent leur véhicule. 

C’est un sujet qui revient beaucoup dans les conversations confirme Benoit Coquard : où sont les gendarmes ? 

Il y a des groupes Facebook pour signaler leur présence et on s’appelle entre amis pour se prévenir d’un alcootest à tel ou tel carrefour. 

Les contrôles radar ou d’alcoolémie mais aussi la limitation à 80 km h sont donc vus comme des entraves supplémentaires à la jouissance du territoire. En résumé les gens se disent :

"Ce sont NOS routes, on les connait mieux que personne alors on peut se permettre de rouler à 90 ou à 100".

Reste que dans ces lieux ou ne plus avoir son permis s'apparente à une mort social, un sujet demeure tabou

Ce sont les dangers de la route...

"Pour avoir fréquenté des familles ou des bandes de potes décimées par la route, ce n’est pas des choses qu’on évoque explique Benoit Coquard 

Quand une bande de copains veut protéger celui qui veut prendre le volant, le premier discours c'est la peur du gendarme  même si tout le monde sans le dire pense à l’accident."

Un entretien à retrouver sur le site Les jours.fr

Enfin, un petit café pour la route ?

Un café au goût plutôt amer Signé Starbucks

C'est l'Obs qui nous parle cette semaine d'une enquête sur la multinationale américaine qui sera diffusé mardi prochain sur Arte.

Derrière Starbucks, l'incarnation du cool, écolo, proche de ses clients et de ses producteurs se cache une autre réalité.

Gilles Bovon coréalisateur de ce documentaire a raconté à l'hebdomadaire comment l'entreprise était passé maitre dans l'art du greenwashing c'est à dire dans l'utilisation de pratiques trompeuses malgré des revendications écologiques.

Exemple, les gobelets de la firme, 4 milliards par an, ne sont pas recyclables. 

Par ailleurs Starbucks qui se vante de pratiquer un commerce équitable passe en fait par des grossistes ou des traders avec en bout de chaine des faible prix de vente pour les petits producteurs du Chiapas.

L'enquête s'arrête également sur ce que Gilles Bovon appelle la prédation du territoire ou comment Starbucks multiplient les implantations même non viables économiquement... uniquement pour étouffer la concurrence.

Aujourd'hui Starbucks ouvre un café par jour en Chine et s'attaque à l'un des derniers bastions encore inaccessibles, l'Italie avec l'ouverture le mois prochain d'un établissement à Milan.

Starbucks, l'enfer du café mondialisé, c'est à lire dans l'Obs de cette semaine. Et à voir sur Arte mardi prochain.

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