Cuisine au G7, cuisine politique et recette des concerts de The Cure au menu de la revue de presse de ce vendredi 24 août.

La revue de presse se passe en cuisine, ce matin. D'abord derrière les fourneaux du G7 à Biarritz. Les Echos Week-End ne se demandent pas quel sera le menu des discussions entre les dirigeants qui participent au sommet à partir de ce samedi 24 août. Non, ce sont bien les mets à la carte des déjeuners de travail et des dîners de gala qui les intéressent. Pour l'instant, c'est encore secret défense, mais cet aspect du G7 est loin d'être futile, puisque la France a fait de la gastronomie une arme diplomatique, rappelle le supplément des Echos. Il a exhumé le menu d'un des repas du G7 de juin 1996, à Lyon: raviolis aux quatre senteurs des alpages ou encore quenelle lyonnaise sauce Nantua aux écrevisses. Le genre de menu qui met l'eau à la bouche, et qui permet de créer une "atmosphère favorable", à la table des grands de ce monde, souligne un diplomate dans cet article. Une fois cette atmosphère installée, plus facile de défendre les intérêts de la France. 

Parmi les sujets sur la table, lors de ce sommet entre les dirigeants des 7 pays dits les plus industrialisés, la lutte contre les inégalités. 34 multinationales se rassemblent dans une coalition, pour participer à cette lutte. Initiative officiellement lancée à l'occasion du G7, indiquent ce matin les Echos. Les entreprises de cette coalition, comme Danone, Renault ou encore l'Oréal s'engagent sur plusieurs points: offrir par exemple un salaire décent à leurs employés, combler le fossé de la rémunération entre hommes et femmes mais aussi réduire la discrimination basée sur l'orientation sexuelle. Ce n'est pas rien, puisque ces 34 multinationales emploient près de 4 millions de salariés dans le monde et totalisent 1000 milliards d'euros de chiffre d'affaire. 

Gérald Darmanin, lui par en guerre contre les plateformes en ligne qui ne jouent pas le jeu avec le fisc. Dans les Échos également, le ministre des comptes publics indique qu'une liste noire de ces plateformes va être établie, sur le modèle de la liste des paradis fiscaux. Parmi les critères pour éviter d'y figurer: régler sa TVA. Les mauvais élèves sont prévenus. "Il y aura évidement des sanctions" assure le ministre. 

La cuisine interne du Parti Socialiste exposée dans le Figaro.

L'université d'été du PS débute aujourd'hui. Les socialistes sont de retour à la Rochelle. Cinq ans qu'ils n'y étaient plus allés pour faire leur rentrée politique. Le PS qui hésite entre fromage et dessert. Enfin, entre deux lignes, explique le Figaro. D'un côtén le camp des tenants de l'identité, ceux qui refusent de voir l'appareil historique dilué dans une nouvelle structure. De l'autre, les partisans de l'union de la gauche. Premier d'entre eux, le patron du parti, Olivier Faure qui se fait catégorique dans le Parisien/Aujourd'hui en France: pour lui "la division à gauche en 2022, c'est le tapis rouge pour Macron". 

Le quotidien qui revient longuement sur la lourde facture des radars vandalisés: 360 millions d'euros. L’État croyait régler le problème avec de nouveaux radars, perchés au sommet de pylônes de quatre mètres, donc difficilement atteignables. Raté. De nombreux radars tourelle, c'est leur nom, subissent déjà des attaques, alors qu'ils sont en cours de déploiement. A Jouy-en-Pithiverais, dans le Loiret, par exemple, un de ces radars a été cisaillé à son pied. "C'est le geste de ceux qui en ont ras le bol de payer", expliquent deux habitants du coin. Le délégué interministériel à la sécurité routière répond que les responsables auront des morts sur la conscience, et rappelle que s'en prendre aux radars peut coûter très cher. Jusqu'à cinq ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende.

Eux ne veulent plus de la viande dans nos assiettes

Les antispécistes en Une de Libération aujourd'hui. Des militants qui contestent toute hiérarchie entre les espèces et donc la supériorité de l'être humain. Si Libé évoque leur combat, et leurs adversaires, ce n'est pas un hasard: demain se tient la journée mondiale pour la fin du spécisme, avec des rassemblements et des actions partout dans le monde. A Paris, Marseille ou encore Lille en France. Sauf que chasseurs, agriculteurs ou encore acteurs de la filière viande refusent de leur laisser le champ libre. Libération constate qu'entre les deux camps, la tension est à son maximum. Avec des agressions parfois violentes comme dans cette forêt d'Ille-et-Vilaine, en début d'année. Le quotidien raconte comment une antispéciste a été jetée dans un fossé, par des chasseurs, et sa tête ensuite maintenue sous l'eau, alors qu'un autre militant lui était roué de coups. Côté antispécistes, les lanceurs de pavés dans les vitrines de boucheries, comme l'an dernier semblent en embuscade. En tout cas dans les deux camps, chacun redoute la même chose: qu'un accrochage finisse vraiment mal. 

Pour les footballeurs de Strasbourg, en revanche, ça s'est bien fini hier soir. C'est même la surprise du chef: cette victoire, 1-0  face à Francfort en barrages aller de la Ligue Europa Victoire célébrée l'Alsace, les Dernières nouvelles d'Alsace et l’Équipe. Sur le papier, la formation allemande était favorite, puisque demi-finaliste de la compétition au printemps dernier. Mais voilà, c'est Strasbourg qui a gagné. Strasbourg qui espère maintenant confirmer au match retour, et ainsi décrocher une place pour les phases de groupe de la Ligue Europa, explique l'Equipe. Le journal qui cite d'ailleurs Isabelle Adjani pour mieux applaudir le but marqué par le strasbourgeois Kévin Zohi. "Beau oui comme Zohi" titre l’Équipe en Une. Clin d'oeil au "Beau oui comme Bowie" écrit par Serge Gainsbourg et interprété par l'actrice dans les années 80.

D'autres refrains entonnés ce soir, près de Paris.

A Saint-Cloud, où débutera le festival Rock-en-Seine. Le Monde a passé au crible sa programmation et dans son application pour smartphone "la Matinale", il conseille cinq découvertes pour se déhancher. La Franco-Américaine Lee-Ann Curren et sa pop teintée d'électro, par exemple. Une artiste aux multiples talents, puisqu'elle est aussi double championne d'Europe de surf, nous apprend "la Matinale". Mais le Monde ne s'y trompe pas. The Cure est bien la tête d'affiche la plus attendue. C'est la première fois que ce groupe mythique vient à Rock en Seine, souligne le Parisien/Aujourd'hui en France. Le concert, ce soir, doit durer deux heures environ. Il s'annonce "épique et généreux", assure le journal, qui détaille la recette des derniers lives de la bande de Robert Smith, chanteur maquillé à la coiffure en pétard. Aucun classique n'est oublié dans ces concerts, de "Boys Don't Cry" à "Just Like Heaven" en passant par "Close to me". Une recette qui c'est sûr régalera leur public.

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