Le rêve de Chloé qui veut devenir star de pop coréenne, Nord-Littoral. Les touristes kiffent les quartiers que l'on dit sensible, le Monde. L'arrestation d'un millionnaire algérie, inquiète dans l'Ardennais. Les mésaventures du journaliste Glanz, Libération, les écarts de jeunesse de Mme Loiseau, Mediapart.

On rêve d'ailleurs ce matin.

Et parfois les rêves se réalisent, et dans Nord-littoral, Chloé Agneray revient de Corée. Elle a quatorze ans et se cherche asiatique et allonge ses yeux d'un trait de eye-liner: cette collégienne de Coulogne veut devenir la première française star de K Pop, la musique pop coréenne qui ravit des millions de jeunes âmes, ça lui a pris à 8 ans en voyant sur youtube un clip de "Girls génération". 

MUSIQUE 

Et depuis elle danse devant la baie vitrée car la K Pop est musique et chorégraphie, et sa maman Sandy l'a filmée et  lui a trouvé un stage, là-bas... pendant ses vacances, Chloé était à Seoul, s'entrainant à Gangnam où on a du style et dansant dans la rue, les autres filles l'appelaient coco parce que Chloé, c'est compliqué, elle les observait, ces filles qui passent leur temps à se peser, et Chloé rêve à Seoul, de retour dans sa Côte d'opale où hier, des mouches, des milliers de mouches et d'insectes divers, réveillés de chaleur lis-je et vois je dans la VdN et Nord littoral, ont envahi le ciel et les plages en masses compactes... Mais la K Pop brille au cœur de Chloé.

Elle est une parmi d'autres qui oseront partir, et avant ont rêvé dans notre doux pays... Ainsi dans l'Indépendant Amandine, 26 ans et qui petite avec sa grand-mère à Perpignan jouait à inventer une vie aux passants qu'elles regardaient assises sur un banc près de la gare chère à Dali, Mamie lui disait qu'on pouvait tout deviner de quelqu'un à travers ses vêtements... Elle est Amandine costumière, à Los Angeles, et a tissé pour Hollywood les vêtements du capitaine Marvel. 

Il faut partir, et se surprendre, et je lis dans le Monde que ces quartiers populaires que l'on dit sensibles, ont la cote auprès des touristes qui louent par AirBnB, une étude sur plus de 1000 logements au Mirail, à Toulouse, à la grande borgne à Grigny, aux 4000 à la Courneuve et autre lieux dont on parle dans les media quand cela dérape, montre des visiteurs ravis de quartiers aérés, sympas, et d'habitants accueillants... Qui en doutait? 

Il faut partir. Parfois quelques centaines de mètres suffisent et l'Est républicain et le Républicain lorrain, racontent des vies croisées de Lorraine, des français partis vivre de l'autre côté, à Sarrebruck, où l'on fait ses courses en vélo, à Luxembourg où les gens ont encore des sous pour faire la fête au restaurant de Quentin et Didier, mais racontent aussi, inversement, Renée et Marcel qui ont quitté "le Lux" pour la France et une maison deux fois moins chère que chez eux, ou ce couple  venus chercher ici du travail qui manquait en Allemagne, ils sont pasteurs. 

On peut être heureux chez nous mais en sachant que le monde existe et en attendre tant. Un millionnaire algérien est à la une de l'Ardennais, à côté du président Macron auquel il exposait ses projets ardennais, à l'automne dernier à Charleville. Il se nomme Issad Rebrab, première fortune de son pays, PDG du groupe Cevital, électronique, sidérurgie, électroménager et  BTP... et aussi opposant au régime de l'ex président Bouteflika -les Echos avaient fait son portrait la semaine dernière... Mais vu de Charleville, Rebrab était surtout une chance, Cevital voulait implanter une usine de purification d'eau sur un ancien site de PSA, mille emplois prévus à terme... Mais Issad Rebrab a été arrêté hier par la gendarmerie à Alger, et les confusions là-bas, deviennent, chez nous, une peur sociale. 

Et en France, on parle de bandits...

Des bandits habiles et rusés, qui savent en quelques instant forcer une porte ou une baie vitrée et repartent de chez vous leur butin caché dans une de vos taies d'oreiller,  Midi Libre raconte ces cambrioleurs furtifs et nous dit ces caches à butin qui sont des cavernes d'Ali Baba... Des bandits cybernétiques, qui savent d'un logiciel nettoyer un distributeur de billets de banques, raconte le Parisien... 

Nous pouvons glaner ainsi des méchancetés locales. Le Télégramme montre cette gendarmerie du Finistère taguée de ce slogan en vogue chez les ultras, "suicidez-vous". L'Humanité s'engage auprès de Hugo, quinquagénaire militant dans les Alpes maritimes pour la défense des migrants, attaqué chez lui où il abritait des exilés nigérians, par dit-il "quinze monstres tatoués torses nus" qui criaient "des slogans nazis"... L'Humanité encore, le Monde aussi et Libération, longuement disent Gaspard Glanz, journaliste indépendant qui raconte de l'intérieur les manifestations, qui a fait un doigt d'honneur samedi à un policier après avoir -protestait-il- été visé par une grenade... II en a fait deux jours de garde à vue et avant son procès en octobre, est interdit de manifestations donc de travail...  

Monsieur Glanz est sans doute radical, un exagéré. L'a-t-elle été aussi, mais autrement, en sa tendre jeunesse, la tête de liste macronienne aux européennes Nathalie Loiseau? Elle qui s'oppose à l'extreme droite, était en 1984 candidate.sur une liste étudiante qui émanait de l'extrême droite, à sciences po où elle préparait l'ENA, affaire bien documentée par Mediapart et troublante sur Mme Loiseau qui plaide l'ignorance, à l'époque: Mais à quel âge la conscience vient-elle aux politiques? 

En France, on s'interroge sur le passé de Mme Loiseau, en Ukraine, on s'interroge sur la mue possible de Monsieur Zelinsky, comédien devenu président, le Figaro décrit fort bien le chaos transitoire de la démocratie quand elle se fait espiègle.

Et une coutume catalane pour finir...

Dont il serait bon de s'emparer et pensez  à offrir à qui vous aimez une rose et un livre, ainsi fait-on en Catalogne pour la Sant Jordi, fête nationale, me dit l'Indépendant, qui regrette qu'en Catalogne du Nord, nos Pyrénées-orientales,  le geste ne soit pas aussi bien pratiqué... C'est simple pourtant, un livre, une rose. Il est en France, au fait, me dit la Croix, des milliers d'enfants qui ne connaitront pas les livres, qui sont privés d'écoles, faute de classes ou par isolement. Ils sont des enfants de nos outremers, 10000 en Guyane, 5000 à Mayotte, ou des Roms, des enfants des squats et des bidonvilles, des mineurs isolés, révèle dans un rapport aujourd'hui la CNCDH, quand on nous parle par ailleurs de petits déjeuners en classe dans un pays où se fanent les roses dans les coeurs d'enfants.  

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