Ils sont partout.Sur les sentiers escarpés, sur les bords des routes... Mais combien sont-ils au juste ? 8 millions, nous dit Nicolas Hénin dans la Croix. 8 millions d'ânes en Ethiopie. Soit un âne pour 10 habitants. Et ils servent à tout. Parfois même d'ambulance ! Posséder un âne est une bénédiction là bas. Pas étonnant qu'il soit cité 81 fois dans la bible.Mais ce qu'il faut savoir, c'est que l'âne est rentable. Pour un euro dépensé à son achat ou son entretien, il permet d'en gagner ou d'en épargner 4. Un véritable trésor.

Alors en ces périodes de crises, l'âne peut-il regonfler le moral des Français par exemple ? On peut se poser la question à la lecture du Parisien-Aujourd'hui en France. Les Français sont paraît-ils, les plus pessimistes du monde. C'est le résultat d'une enquête réalisée dans 51 pays.Jamais, nous n'avions enregistré un score aussi bas, écrit Marc Lomazzi. Les premiers à broyer du noir, sont les classes moyennes et les séniors. Pourtant, force est de constater que depuis 1980, le revenu des Français a bondi de 50% et l'espérance de vie a gagné 5 ans.Cela dit, il y a quand même de quoi déprimer, surtout pour les femmes.Le site de l'Observatoire des inégalités dresse ce matin, un état des lieux des inégalités de salaires entre hommes et femmes. Et d'après Louis Maurin, tous temps de travail confondus, les femmes gagnent 20% de moins que les hommes.Alors oui, les Françaises peuvent être déprimés et plus généralement, l'ensemble de la population, minée par 40 ans de crises à répétition reprend le Parisien-Aujourd'hui en France, dont l'étude publiée ce matin, montre qu'à l'autre bout du spectre, les plus optimistes se trouvent au Nigéria, au Viêt Nam et au Ghana.

Cela dit, l'homme peut être déprimant parfois. Notamment, au lendemain de l'adoption du texte qui pénalise la négation du génocide arménien par les Turcs en 1915. La France et la Turquie souffrent à divers degrés, de la même pathologie nationale, constate Antoine Perraud dans Médiapart.A savoir : l'incapacité de faire son deuil d'une grandeur passée, le refus de reconnaître les fautes et les crimes. En Turquie, nul n'échappe à l'effigie de Mustapha Kemal, président éternel d'un pays persuadé de lui devoir sa survie en tant que nation. La France, balayée par la tourmente de la Seconde guerre mondiale, s'est également offerte un géant qui lui a forgé une identité de secours : De Gaulle. Le danger des grands hommes poursuit Médiapart, réside dans cet infantilisme anti-démocratique imposé aux citoyens condamnés à vivre dans leur ombre. Ces géants génèrent des nains à jamais orphelins.

Illustration. Paris prend des allures d'Ankara quand Claude Guéant refuse le moindre remords étatique à propos des massacres d'Algériens à Paris, en octobre 61.Même s'il ne s'agit pas de crimes de même nature, reprend Jean-Marcel Bougereau dans la République des Pyrénées, n'est-ce pas Nicolas Sarkozy qui a fait récemment transférer les centres du général Bigeard aux Invalides. Ce même général Bigeard accusé de tortures pendant la guerre d'Algérie. Bigeard le courageaux, qui quand il arrêtait quelqu'un, lui mettait les pieds dans une cuvette, y faisait couler du ciment et le précipitait en mer, d'un hélicoptère.

Le révolutionnaire lui aussi, peut-être décevant. Décevant parce qu'une fois la révolution passée, il n'y a pas de mouvement intellectuel progressiste. C'est l'avis de l'écrivain afghan Atiq Rahimi, dans les Inrocks. Le monde arabo-musulman n'a pas bougé depuis le 18ème siècle. Il y a 300 ans, il dominait le monde. Et l'Express s'en fait l'écho cette semaine, avec un numéro spécial.Mais il en est resté là, reprend Atiq Rahimi, avec ses chameaux et sa spiritualité, pendant que le monde occidental lui, avançait. Les attentats de 2001 l'ont remis au centre de l'histoire, mais pas dans le bon sens. Les jeunes aujourd'hui, ont le désir de reprendre le bon sens de l'histoire.D'où les révolutions. Mais force est de constater que ça ne marche pas. Pourquoi, se demande l'écrivain afghan dans les Inrocks? Parce que la seule alternative a été les islamistes. En Tunisie, au Maroc, en Egypte, ils sont en train de s'implanter grâce à l'intervention de l'Arabie Saoudite qui veut recréer son empire du 8ème siècle. On assiste à une saoudisation de ces pays. Et chez eux, les Saoudiens ont été très malins. Pour calmer la révolte, ils ont distribué de l'argent à tout va.

Et pendant ce temps, l'homme d'affaire lui, est impitoyable. Témoin ce qui se passe au PSG. Kombouaré viré, titre l'Union de Reims à sa Une ce matin.Quelle prise de tête ajoute l'Equipe!Grégory Schneider dans Libération, relate la mise en scène avec tout d'abord, les médiatiques soupirs de dépits des responsables qataris après les matchs. Et si on a viré Kombouaré dont l'équipe termine pourtant l'année championne d'automne, c'est parce qu'il n'était pas assez sexy, selon le Parisien-Aujourd'hui en France. Pas assez glamour, selon le Figaro. Kombouaré et son CV "riche" d'un titre de champion en Ligue 2 et d'une coupe de France, déparait dans le casting à venir conclut Frédéric Sugnot dans l'Humanité.

Heureusement, l'homme se bat. Pour lutter contre le pessimisme ambiant dont on parlait tout à l'heure, il sait faire preuve d'imagination. A découvrir ce matin, le Libé des solutions, numéro spécial. On y parle scop, ces entreprises dont le capital appartient aux employés. Il y en 2.000 aujourd'hui, en France. Et elles emploient 40.000 personnes.

Il y a l'homme qui se bat pour sortir de la misère. Catherine Rollot du Monde raconte l'histoire de ces hommes et femmes sans toits qui vivent à l'année, à Roissy.Ils sont une centaine. Il y a Georges, le doyen de 75 ans. Frédéric, déguisé en voyageur avec son ordinateur branché à l'une des prises en libre service. Pour les voir, explique Mathieu bénévole chez Emmaüs, il faut marcher très lentement, ne pas être dans le rythme trépidant des arrivés et des départs. Spielberg en avait fait un film. Le héros, Alfred Mehran, réfugié iranien, est aujourd'hui, à l'abri du besoin. Mais il n'a jamais pu totalement se détacher des pistes de Roissy. Il vit dans un hôtel des environs.Il y a l'homme qui se bat, en volant. Etonnante interview d'un braqueur de 35 ans à lire dans le Mensuel Le Tigre. "A 14 ans, je volais des voitures. A 16... je braquais. J'ai toujours été un casseur, un ouvreur " dit Enzo. "Je suis un spécialiste des explosifs. Aujourd'hui, pour prendre des sous, dit-il, faut monter un fourgon. Et pour monter un fourgon, faut tuer. Moi, je tue pas. J'ai une religion. Je pète les mecs qui ont de l'oseille. Moi, je suis un gros voyou " nous dit Enzo. "Mais avec des petites peines de prison. C'est la classe. Un voyou qu'a pris des grosses peines, c'est pas un grand voyou. C'est un trou du cul. "Chacun appréciera.

Révolution, politique et histoire, SDF, braqueur, scop, argent et sport. Petit panel de ce qui fait donc notre société d'aujourd'hui. Vous avouerez que ça donne à réfléchir.Ah j'oubliais. Nous n'avons pas parlé du champion de la com. Celui qui profite d'une date pour se faire un gros coup de pub. C'est à lire dans le Progrès ce matin. C'est une première en France. Une célèbre marque de vêtement donne rendez-vous le 11 janvier prochain, premier jour des soldes, devant son magasin à 9 heures, rue de la République à Lyon. Les 100 premiers qui entreront, auront droit de repartir gratuitement, avec deux pièces de la collection.Deux conditions. Sinon c'est pas drôle. Avoir plus de 18 ans. Et arriver en sous-vêtement.Euh... Juste un détail. Ca caille à Lyon en janvier.

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