Dans la presse ce matin, objectif 2015 pour le PS…

Elections locales + congrès interne…. Combien de divisions chez les socialistes ? Libération fait les comptes…

Avec d’abord, sur son site internet, une tribune, signée par 41 secrétaire nationaux du PS…

« les soutiens du président de la République lancent une démarche de rassemblement pour «constituer un pôle de stabilité dès que possible» au sein du parti.

Esprit de conquête… Optimisme… Un appel tellement éloigné de la morosité ambiante au PS que les signataires se trouve obligés de préciser : « Aucun rendez-vous électoral n’est perdu d’avance. L’année 2015 doit être celle de l’espoir. Espoir pour le Parti Socialiste de gagner les élections cantonales et régionales. »

Dans la version papier, point de tribune….

Mais un double portrait : Claude Bartolone et Jean-Christophe Cambadélis… avec cette accroche :

« le patron de Solférino et le président de l’assemblée préparent activement une grande alliance pour le congrès PS de Poitiers : « Objectif : recentrer le gouvernement à gauche »…

Et cela passe par une bonne dose de tambouille solférinienne : « Jean-Christophe Cambadélis viserait, en juin, un sacre au congrès, à la tête d’une grande alliance à laquelle travaille Bartolone… Lequel compterait sur Cambadélis pour le pousser vers Matignon à la faveur d’un changement de ligne après les élections départementales »…

Un proche des deux hommes conclue, pour ceux qui en doute : « Cela représente bien une ligne politique… moins on en parle mieux c’est, mais il y a bien une équipe B, c’est sûr »…

Avec ça, François Hollande n’a qu’à bien se tenir…

Le président dont la vie d’homme normal nous est contée par le Parisien…

Car, oui, François Hollande a fait ses courses de Noël. C’était dimanche, après le déjeuner… Bain de foule improvisé dans un grand magasin rue de Rennes à Paris… « Le chef de l’état a joué le jeu des selfies et des autographes… dans son sac, essentiellement des livres »… En ces temps de menace terroriste, écrit Eric Hacquemand, voir le président faire ses emplettes à de quoi surprendre… »

Et justement, les journaux oscillent ce matin entre prudence et paranoïa…

Joué les Tours…. Dijon… Nantes… Faire le lien sans vraiment le faire, mais tout de même « insister », car la coïncidence est trop belle… Se protéger derrière des points d’interrogation, ou pas…

C’est « La folle contagion », pour Sud-Ouest…

« La peur sur Noël », pour le Parisien…

Le Dauphiné s’interroge : « Drame de Nantes : l’acte isolé de trop ? »

Et le Progrès surenchérit : « Y’a-t-il une contagion de la violence aveugle ? »

Certains témoins affirment que, comme à Joué les Tour et Dijon, le déséquilibré a hurlé « Allah Akbar »… Questionné sur l’affaire, le porte-parole du ministère de l’Intérieur, dément dans Ouest-France : « Allah, dit-il, ce n’est qu’une rumeur »…

L’expression intrigue… Alors, la Croix décrypte en page 6 ce que signifie la formule « Allah akbar »… Appel à la prière, expression de joie, ou cri de guerre….

En tout cas « le cri ne fait pas le djihadiste », s’agace dans l’Humanité Medhi Fi-Kri, pour qui relever l’expression est « un peu court pour caractériser leurs actes »…

« Chercher à donner systématiquement un sens ou une motivation à l’acte monstrueux d’un déséquilibré est toujours un exercice hasardeux, tempère Pascal Coquis dans les Dernières Nouvelles d’Alsace,

Cela ne signifie pas qu’il faille minimiser le risque d’attentat islamiste dans notre pays… Ces loups solitaires ne sont pas un fantasme, on le sait. Raison de plus pour ne pas les confondre avec d’autres et ne pas tout mélanger…. »

Mais, qui parle de terrorisme ?

Réponse dans le titre du Figaro : « Terrorisme : pour Manuel Valls, jamais la France n’a connu un aussi grand danger… »

Exercice périlleux où le premier ministre met en garde contre la multiplication des actes terroristes et dans le même temps, appelle « à la plus grande prudence dans les commentaires….

En bref, dans vos journaux, il n’y a pas que la psychose…

Dans la catégorie réjouissance, il y a l’élection de Béji Caïd Essebsi, nouveau président Tunisien…

Bruno Dive, dans Sud-Ouest, salue une « campagne paisible pour un scrutin transparent », « c’est pourtant de la Tunisie que nous parlons, ce pays qui paraissait prêt à s’embraser il y a quelques mois encore et qui vient pourtant d’élire son parlement et son président comme une démocratie normale »…

« Une Tunisie loin d’avoir achevé sa transition, notamment sur le terrain économique, ajoute Jacques Hubert Rodier, dans les Echos, « même si le début est en tout cas prometteur »…

Réjouissance aussi à la Une de la Charente Libre qui titre :

« le plein à prix ‘cadeau’ pour les fêtes », vantant un gazole à 1 euro le litres…

Et réjouissance, enfin, dans la Dépèche du Midi, qui célèbre l’A 350, dernier né révolutionnaire d’Airbus dont les premières livraisons au Qatar ont commencé…

Airbus qui d’après le quotidien, planche déjà sur l’avion du futur… des longs courriers dont « la zone-avant serait pourvue d’une membrane transparente, « pour permettre aux passagers d’admirer le ciel de jour comme de nuit »… Sachant que dans la zone centrale vous pourriez pratiquer un sport, comme le golf par exemple…

Le journal précise tout de même que ces propositions sont loin de devenir une réalité industrielle….

Enfin, la disparition d’une figure rock’n’roll…

Oui Joe Cocker… « Rauque and roll » comme dit le Figaro…

You feelin alright… vous vous sentez pas mal ?…

I’m not feelin too good myself…. Moi je ne me sens pas aussi bien…

Rien, curieusement, ni dans la presse britannique, ni dans la presse américaine… Il faut aller voir sur Internet,

par exemple sur le site du Daily Mail… Il y a un an, Joe Cocker avait accordé une interview au journal… parlant longuement de sa lutte contre les addictions…

« si j’avais été plus fort mentalement disait-il, j’aurais pu me détourner de la tentation…. Mais il n’y avait pas de cure de désintoxication à cette époque, les drogues étaient à portée de main et j’ai plongé la tête la première. Ça m’a pris des années pour en sortir »…

Joe Cocker, icône de la génération Woodstock… que des millions de baby boomers se souviennent avoir écouté et réécouté sur le transistor ou le tourne disque d’un père réfractaire…

Du 20ème au 21ème siècle, Le Monde nous parle de :

Nicky Minaj, starlette, rappeuse et auto-proclamée « independant bitch » qui sort un très attendu troisième album…

Joe Cocker était une bête de scène, un praticien du live…

Elle, fait dans la composition studio… Chirurgie millimétrique du multi piste, « chaque titre est écrit et produit à la découpe, explique Le Monde, secondes, après seconde »….

Vulgaire et hypersexualisée, « pourquoi plait elle tant à vos enfants »… demande le journal, qui se propose d’expliquer…

« Nicky Minaj c’est d’abord un flow, écrit Véronique Mortaigne,

impérial, mordant, accrobatique… Le grand public américain a pu se familiariser avec la rappeuse depuis son apparition dans le jury d’American idol, équivalent de « la nouvelle star », mais pour le reste de l’humanité, elle a imposé comme point fixe son fessier, brandi comme une arme anti-machiste »…

Nicky Minaj serait donc le porte étendard d’un nouveau féminisme, mettant à ses pieds dans ses clips les stars masculines du Rap, Lil Wayne et Drake à coup de cravache…

« pourquoi plait elle tant à nos enfants »… C’était bien la question… sans doute la même que se posait les parents de l’ère Woodstock, dépassés et dubitatif devant l’hirsute et mal fagoté Joe Cocker de 1968…

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