Ne cachez pas ce sein que je voudrais voir.

Photo de Yann Rabanier en Une de L'OBS ce matin. Camélia Jordana en Marianne, seins nus. Et début de polémique, dès la publication de cette Une, sur les réseaux sociaux. L'OBS est en train de virer au tabloïd sexe. 20 MINUTES a même publié la couverture floutée. Floutage de gueule, les tartuffes sont de retour a répondu Pascal Riché. Le directeur adjoint de la rédaction de L'OBS qui s'est fendu d'une tribune sur le site de l'hebdomadaire. Oui, la chanteuse a découvert son sein. Celle là-même qui a interprété Quand on a que l'amour lors de la cérémonie aux Invalides en hommage aux victimes des attentats. Elle l'a fait spontanément, car ce sein, essentiel dans la peinture d'Eugène Delacroix, va bien au delà du symbole de la féminité. Ce sein est aussi une façon de rappeler que la Liberté est une fille de la rue, dont la pudeur n'est pas le premier souci. Et c'est bien la liberté que nous souhaitions crier en "Une" pour clore cette année terrible. Liberté, liberté chérie.

Liberté aussi pour Jacqueline Sauvage.

Quand la presse s'engage.LIBERATION a fait le choix ce matin, de militer pour la libération de cette femme battue pendant 40 ans qui a tué son mari de trois balles dans le dos et qui a été condamnée à 10 ans de prison. Il arrive à la justice de rendre des décisions illisibles écrit Grégoire Biseau dans son édito. En 2012, Alexandra Lange avait elle, été acquitté du meurtre de son mari tortionnaire par la Cour d'assise de Douai. Il y a deux poids deux mesures dans ces deux décisions de justice. On nous rétorquera que chaque cas est particuliers. Il n'empêche, pour Jacqueline Sauvage c'est une injustice. Une injustice qui a conduit ses filles a faire signer une pétition pour demander la grâce présidentielle de leur mère. 150.000 signatures ont déjà été recueillies. Le ministère de la Justice s'en est saisie. D'autant que cet appel a été relayé par une lettre de 36 parlementaires qui veulent déposer un projet de loi pour faire reconnaître la légitime défense différée. En attendant poursuit Grégoire Biseau toujours dans LIBE, le justiciable n'a qu'un seul recours : supplier le président de la République. Une procédure archaïque pour une démocratie moderne, qui se rêve encore comme un modèle universel.

Liberté chérie, liberté de porter un foulard.

Latifa Ibn Ziaten est la mère d’une des victimes de Mohamed Merah. Depuis la mort de son fils en 2012, Latifa sillonne la France pour son association dédiée à la défense des valeurs de la République et de la Laïcité. Invitée le 8 décembre dernier à l'Assemblée nationale, elle a été huée lors d'une conférence. Dans un entretien publié hier, par le BONDY BLOG, elle raconte les larmes aux yeux. Deux personnes sont sorties de la salle. Elles m'ont suivie jusqu'à l'ascenseur. Elles m'ont dit : Vous n'êtes pas française, Madame. Vous dites que vous avez la nationalité française, mais vous ne pouvez pas parler de la laïcité alors que vous portez un voile. Vous faites honte à la France ! Monsieur, je ne porte pas le voile, je porte un foulard. Je suis française, musulmane et marocaine. J'en suis fière. C'est vous qui avez un problème. Je suis européenne comme vous et je peux vous saluer. - Je ne pense pas que votre religion vous le permette. Elle, lui prenant la main : - Je vous salue, Monsieur, ma religion me permet de saluer les gens et je peux même vous embrasser, ça ne me dérange pas. C'est ça, la tolérance. Latifa envisage aujourd'hui de porter plainte.

Liberté chérie pour les femmes migrantes.

LE MONDE évoque les damnées de l'exil. Ces femmes qui doivent faire face à la violence des hommes sitôt arrivées en Europe. Angela raconte. Dès le lendemain de son arrivée à Paris, elle a été emmenée en banlieue parisienne. On promet de la protéger. Elle est emprisonnée et forcée à se prostituer. Et les témoignages comme celui là sont nombreux. C'est la double peine écrit Emilie Jéhanno. Le site du POINT relaie lui ce matin, un reportage du NEW YORK TIMES avec cette expérience menée en Norvège. Des cours sont organisés pour les hommes demandeurs d'asile afin qu'ils apprennent les codes sociaux-culturels européens. Des cours sur les femmes. Abu Osman a choisi de suivre ce programme. Il a quitté l'Érythrée pour s'installer au nord de l'Europe. Et il reste surpris par certaines scènes de la vie quotidienne. Une femme en tenue légère, en train de boire de l'alcool. Si ce comportement n'a rien d'étonnant pour les Norvégiens, pour Abdu, seules les prostituées se comportent comme ça dans son pays. Avec ces cours... l'objectif est donc d'enseigner à cet homme et à d'autres migrants "la différence entre ce qui est bien et ce qui est mal", rapporte l'une des organisatrices du projet. Il est interdit de forcer quelqu'un à avoir un rapport sexuel en Norvège et ce, "même si vous êtes marié à cette personne".

A lire également dans la presse ce matin, Jawad Bendaoud... le logeur des terroristes à Saint Denis.

LA MATINALE DU MONDE publie des extraits de sa garde à vue. A la télévision, il avait déclaré avoir voulu rendre service. Mais selon la justice, il est bien suspecté de les avoir hébergé sciemment. C'est le fruit obscur d'un mélange de bêtise, d'appât du gain, d'amitié de quartier et de sympathie idéologique. J'ai douté dit-il. Il y avait un truc pas clair mais je voulais l'argent. La suite on l'a connaît. Elle se place maintenant en France, dans le cadre de l'état d'urgence et de la lutte contre le terrorisme. LA CROIX nous apprend ce matin, que la SNCF expérimente dans une de ses gares un logiciel d'analyse comportemental, permettant de détecter des gestes suspect de voyageurs. Quand on est stressé, la température du corps change. La lutte contre le terrorisme passera sans doute aussi selon LE FIGARO par une intervention en Libye. Car s'il perd du terrain en Irak et en Syrie, le groupe Etat islamique avance en Libye. Au ministère de la Défense on milite pour une intervention, d'ici 6 mois avec le concours de l'Italie, des Etats-Unis et de la Grande Bretagne. LE CANARD ENCHAÎNE assure ce matin que le travail est déjà bien engagé.

Mais n'oublions pas Noël pour terminer.

Oui parce que pour ceux qui ne le sauraient pas, c'est dans deux jours. Si ce n'est déjà fait, faut-il acheter à nos enfants des jouets intelligents ? Comme Hello Barbie, qui répond aux filles, retient leur prénom et adapte son discours en fonction de l'âge. Ou I-Que, ce robot capable de converser. Le mensuel 01NET a mené l'enquête. Ces smart toys vont-ils transformer nos enfants en génies ? Les parents ont tendance à tout vouloir contrôler. Mais ils ne pourront pas y échapper explique le psychiatre Serge Tisseron. Car l'enfant est fourbe, sournois. Il est comme l'ado qui surfe en cachette sur internet. Il découvre tout très vite. Faisons confiance alors aux enfants ! Avis du psychologue Mickaël Stora. Le jouet est cohérent contrairement aux parents qui ne le sont pas toujours. Sa réponse aux questions des bambins ne dépendra pas de son humeur et ne le jugera pas. Au contraire, revenons au jouet traditionnel ! Avis de Bruno Harlé, pédopsychiatre. Pour qu'un enfant puisse stimuler sa créativité, il ne faut pas induire trop de choses. Ces jouets appauvrissent l'imaginaire. Pas gagné donc si on le suit, d'en faire plus tard des écrivains.

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