Fils de juifs envoyés à la mort par la police, Maurice Rajsfus a accumulé des histoires de violences policières, Libération. Mémoire d'un vieux républicain, l'Yonne républicaine, d'un écrivain de la Renaissance, Ouest-France. Une écrivaine des bordels berlinois et des journalistes de l'intime et du sexe, le Monde.

On parle de la Bible ce matin...

La Bible, les évangiles qui déragent le pouvoir en Chine et qui  me dit le Figaro vont devoir être réécrits, amendés, arrangés,  mieux traduits pour être conformes avec «les exigences de la nouvelle époque», comprenez l'ère du président XI JinPing dont la pensée est inscrite dans la Constitution et dont le portrait a remplacé celui de la Vierge à l'enfant dans une église catholique du Jiang Xi...  Le parti communiste veut graduellement former un système idéologique religieux aux caractéristiques chinoises,  a expliqué aux représentants des cultes le camarade Wang Yang, un des 7 membres permanents du bureau politique du PC chinois, et dans un pays où les religions sont sous surveillance, c'est une nouvelle étape, la volonté d'aller chercher le texte lui-même...

En janvier déjà le Guardian racontait la fermeture d'un temple protestant à Chengdu et l'arrestation de son pasteur, et la volonté de l'Etat de réécrire les Ecritures. Toute l'année le site "bitter winter", l'hiver amer, a décrit les mêmes tourments. La machine est en marche, elle a sa cohérence. Le New York times raconte ce matin  que ce même pouvoir chinois qui s'en prend au christianisme et persécute les ouighours musulmans valorise a contrario les croyances traditionnelles, puisqu'il faut quand même offrir une transcendance au peuple et l'on prie donc avec la bénédiction du parti au sanctuaire eu seigneur Guan, un soldat devenu dieu il y a un millénaire, et on lit Wang Yangming, incorruptible philosophe du XVe siècle qui prônait l'adéquation es paroles et des actes; oui mais, ajoute le New York times, Wang évoquait "une petite lueur intérieure" qu'on appelle "la conscience"... Le parti devrait se méfier. Dans le Figaro, le cardinal Zen, évêque à la retraite à Hong-Kong, s'emporte contre le Pape qui ne soutient pas la jeunesse en lutte de la péninsule, et croit pouvoir amadouer le pouvVir chinois, illusion.  

Et chez nous on parle de Noel..

Et la vie pour la nativité et son trois quart de siècle, rencontre 75 chrétiens extraordinaires, un autre cardinal qui à Bangui, en Centrafrique, déchirée de guerre civile se bat pour la paix et appelle les chrétiens à retrouver leurs voisins musulmans, mais aussi une amie d'ici, Léa Salamé, qui parle de sa foi, elle est sévère: "Avec mes doutes, mes imperfections et mes insuffisances, je sais ne pas être à la hauteur du message du Christ"... On vous garde quand même!

Noel est une quête. La Voix du Nord qui raconte la quête des parents qui voudraient pour leurs enfants des jeunes sans vulgarité commerciale ni matière plastique. Ce n'est pas évident.
Noel est une fierté. Midi libre est fier de Laetitia Arzalier, qui est boxeuse championne du monde juste retraitée mais aussi produit et cuisine des escargots goûteux qu'on s'arrache aux bonnes tables. Le Dauphiné vante des jeux de sociétés que l'on produit en Savoie, l'Yonne républicaine nous organise un Noel purement icaunais, confiture du Morvan, roman policier signé Jacques Saussey. Elle est fière aussi, l'Yonne républicaine d'un platane de 6 m 50 d'envergure et de 30 mètres de haut, qui pousse à Augry, et qui sera peut-être élu plus bel arbre de France...

Il ya dans la presse ainsi des fiertés des mémoires.

Dans le Journal du Centre, je vois à Lormes des morvandiaux rassemblés autour de la tombe longtemps abandonnée mais bientôt restaurée de Pierre Malardier, maitre d"école, républicain socialiste député au XIXe siècle et ami des paysans, que le journal a ranimé aux mémoires il y a deux étés... Dans le Télégramme, voici un couple de Rennais qui en déménageant se sont installés dans un manoir où avait vécu Noël du Fail, le Rabelais de Bretagne, dont l'oeuvre de bonne humeur, "Propos rustiques", "Les Baliverneries" et "les Contes et Discours d'Eutrapel", racontait la vie des campagnes bretonnes; il était oublié, il ne l'est plus, on fêtera l'an prochain les 500 ans de sa naissance.

Dans Libération s'entend une mémoire pleine de gravité, un vieil homme qui redoute la mort qui dispersera le travail de toute une existence. Maurice Rajsfus fut un enfant juif dont les parents furent arrêtés et envoyés à la mort par la police française, dont un flic qui était leur voisin. il a enquêté toute sa vie sur les abus, les trahisons, les brutalités qui sont pour lui un système de ceux qui nous protègent. Il possède des décennies de fiches et d'archives sur les violences policières, un trésor dérangeant, nul institut pour l'instant ne veut le récupérer, trahison.

Des femmes et des polémiques pour finir...

Dans le Monde, qui nous fait la grace de mettre en ligne le contenu de son excellent magazine, voici l'écrivaine Emma Becker, encensée par des jurys littéraires mais vilipendée par des féministes pour son livre "la Maison", retour de deux ans d'expérience dans des bordels berlinois; elle est aussi embarrassée par les attaques que par les louanges et attachée à sa seule vérité, qui semblera étrange, le sexe tarifé l'a remis en paix avec elle-même dit-elle... « Quand tu baises trois ou quatre fois par jour, tu ne te poses plus la question de savoir si tu es désirable : tu constates juste que tu l'es...Au bordel, j’étais moins préoccupée par l’idée de plaire. Ça m’a reconcentrée sur mon désir.  »

Dans Street press se plaignent à raison des travailleuses du sexe, des femmes qui se déshabillent devant une webcam pour l'intérêt l'affolement d'internautes à l'autre bout de la connection... Elles se font chasser des plateformes web où elles se dissimulaient pour échapper à l'enfermement des sites pornographiques...

Q'il est dur d'être libre... Le Monde encore, en ligne, raconte des femmes journalistes qui se sont spécialisées dans la sexualité, le plaisir et le désir, au risque du sourire et du malentendu, se faire solliciter par un couple échangiste, recevoir la photo du sexe d'un acteur porno... Mais c'est du journalisme inscrit dans son temps, les enjeux de l'intime sont culturesl et  politiques, puisque la liberté du sexe va de pair avec la liberté du corps, et aussi le droit de le refuser. Elles s'appellent Maïa Mazaurette, Ovidie, Agnès Giard, ou Renée Greusard, qui raconte sur le site de l'Obs les mésaventures cocasses des rendez vous Tinder... Et qui sourit fièrement de son métier. « Quand tu accèdes au lit des personnes, tu es au plus près de l’humain ». Aux « aigris » qui la prennent de haut, elle a « juste envie de demander à quoi ils servent dans la vie. Moi, je sais que je peux être utile. Je me dis que, ce soir, il y a peut-être quelqu’un qui aura un orgasme grâce à moi. »
Espérance.   

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