La marée montante du FN à un mois des élections départementales.

30% d'intentions de vote au premier tour selon un sondage Ifop pour LE FIGARO ce matin. 28 pour l'UMP et 20% pour le PS. Ce n'est plus un vote défouloir ou contestataire écrit le journal. Désormais le parti de Marine Le Pen devient un réel concurrent pour l'UMP et le PS. D'où cette idée de marée montante pour Paul-Henri du Limbert. Et cette obligation pour l'UMP et le PS de revoir leur discours. En 2002, on pouvait parler d'un accident explique Jérome Fourquet de l'Ifop. Cette année ce ne sera pas le cas.

Le problème est que les partis sont déboussolés face au FN titre LA CROIX. On est entre morale et politique. A court terme, le FN est intouchable car son électorat lui pardonne tout assure un proche de Juppé.

On va donc sauter dans l'inconnu pour LE RéPUBLICAIN LORRAIN.

Idem pour VAUCLUSE MATIN.

LA PROVENCE assure de son côté que certes, le FN est en position de force, mais l'UMP devrait quand même rafler la mise avec 30 à 40 départements qui devraient basculer.

La gauche devrait donc prendre une droite pour 20 MINUTES. Surtout en Ile de France.

Quant au sud-est de la France, L'HUMA résume. Le PS est pris dans une tenaille infernale entre Hollandisme et Guérinisme. Des élus socialistes sont candidats sous la bannière de la Force du 13, le parti de Jean-Noël Guérini. Ce matin, Christophe DEROUBAIX de L'HUMA se demande si le PS des Bouches du Rhône n'est pas en voie d'effacement, d'inaction, voire d'impuissance.

Et pendant ce temps, Gérard Mulliez fait la leçon aux jeunes communistes.

On en parlait dans le journal de 7h30 et c'est à lire dans LA VOIX DU NORD. Le fondateur d'Auchan, 83 ans, a débarqué par surprise samedi, au conseil départemental à Lille. J'ai vu un monsieur pousser la porte raconte Pascal un militant. "Vous n'êtes vraiment pas très gentils avec moi." Au début, on ne le reconnaît pas jusqu'à ce qu'il enlève sa casquette et qu'il désigne l'affiche collée au mur. Sur cette campagne du PC, Gérard Mulliez est représenté au-dessus d'une ouvrière avec un écart de salaire mirobolant et un slogan : "ils empochent, nous produisons." Je crée des emplois avec mes magasins dit Gérard Mulliez. Oui mais vos salariés vous permettent de verser des dividendes toujours plus grands aux actionnaires. Le dialogue est ferme. Mais courtois. Puis, Gérard Mulliez laisse son auditoire au bout de 5 minutes. Le grand patron repart en Range Rover. La légende du Gérard Mulliez roulant en voiture modeste en prend un coup.

La légende Varoufakis en prend aussi un coup.

Gueule de cinéma et tempérament de vedette, le ministre grec des Finances alimente l'imaginaire. Ainsi un artiste espagnol l'a même transformé en héros de comic book américain. On peut le découvrir en Une de L'OPINION ce matin. Irène Inchauspé revient sur la réunion de l'Eurogroupe de vendredi et les 4 mois de sursis accordé et la présentation ce soir, d'une liste de réformes. Yanis Varoufakis est apparu très sûr de lui. Mais il s'est engagé dans un dangereux jeu d'équilibriste face à Bruxelles.

Adepte des rapports de forces, ses premiers pas sont pourtant un échec.

Philippe Waucampt du RéPUBLICAIN LORRAIN parle de capitulation.

Les dirigeants grecs anciens et nouveaux sont tous des gangsters. Ils bouffent partout et le peuple souffre. La critique est cette fois, du sculpteur grec Takis page 20 du FIGARO//

Et pour revenir à Yanis Varoufakis. Les Grecs tiennent d'Ulysse la réputation d'être rusés, pas lui écrit Eric Le Boucher de L'OPINION. Narcisse, il finira peut-être comme Icare. On verra comment il répondra à tout cela mercredi, puisqu'il donne une interview dans le prochain CHARLIE HEBDO.

À lire également dans la presse ce matin, numérique et internet.

Retour dans LES ECHOS sur le voyage de Bernard Cazeneuve dans la Silicon Valley vendredi. Le ministre de l'intérieur est allé en Californie pour convaincre les géants du net de coopérer à la lutte contre le terrorisme.

Internet est la plus formidable découverte depuis celle de l'imprimerie écrit Jean-Marcel Bouguerau dans LA RéPUBLIQUE DES PYRéNéES. Mais cette liberté nouvelle charie aussi le pire de notre société. S'il faut prendre des mesures pour responsabiliser les opérateurs, il ne faut pas pour autant, prendre l'ombre pour la proie et garder à internet, ce qui en fait l'un des droits de l'homme les plus précieux.

L'illustration de la dérive se trouve en Arabie Saoudite sous la plume de Clarence Rodriguez dans LE FIGARO. Pour lutter contre le groupe Etat islamique, l'Arabie a décidé de vérouiller internet. Par voie de conséquence, les réseaux sociaux sont désormais l'objet d'une surveillance et d'un filtrage très strict. Le champ d'expression se réduit comme peau de chagrin. Au bout du compte, les Saoudiens et les Saoudiennes les plus progressistes risquent d'être les premières victimes de la nouvelle censure censée bloquer les visées djihadistes.

Et dans le même temps, il faut éduquer la jeunesse au numérique.

Au net, au numérique... C'est devenu un mantra dans la bouche de François Hollande. Et LIBéRATION le reprend ce matin, à son compte. Comment débuguer l'école ? Faut-il par exemple, enseigner les langages de programmations à nos enfants se demande Johan Hufnagel ? Trois réponses sont proposées. Jean-Philippe Solanet-Moulin, prof en CM2 dans un établissement privé à Beauvais. L'Education nationale y viendra. Mais généraliser et rendre obligatoire les cours de programmations au collège et au lycée ? C'est encore trop tôt. Peu de profs sont formés. Et sans projet pédagogiques, ça ne prendra pas. Laure de la Raudière, député UMP, co-auteur d'un rapport sur l'économie numérique. Il faut transformer les cours de technologie au collège en cours d'informatique et de culture numérique.

Benjamin Bayart, président de la fédération des fournisseurs d'accès à internet associatifs. Il faut enseigner aux enfants que Facebook est public. Il faut apprendre aux enfants à vivre dans la société qui vient. Plutôt qu'un cours spécifique, il faut intégrer le numérique et le web dans tous les cours.

Direction Los Angeles pour terminer, avec la cérémonie des Oscars qui s'est achevée.

Meilleur film et meilleur réalisateur pour Birdman. Le NEW YORK TIMES remarque que pour la troisième fois en 4 ans, Hollywood récompense une histoire qui parle des siens, les acteurs. Bien.

Dernier commentaire livré par un journaliste du LOS ANGELES TIMES. La statuette décernée au Français Alexandre Desplat pour la musique de "The Grand budapest Hôtel" Le film combine des sons et des styles de musique de toute l'Europe centrale. Charming.

Sur le site du POINT, Phalène de La Vallette et Thomas Mahler ont passé la nuit à commenter la cérémonie et à noter les petites phrases. 5 h 58 : Les votants ont de la mémoire. Après quatre nominations... Julianne Moore remporte son premier Oscar pour son rôle d'une professeur atteinte d'Alzheimer dans Still Alice. "J'ai lu un article qui disait que gagner un Oscar rallongeait l'espérance de vie de cinq ans. Si c'est vrai, je suis ravie, car mon mari est plus jeune que moi." Éternelle Julianne Moore ! 6 h 5 : L'Oscar du meilleur film est attribué à Birdman ! "Qui a donné à ce fils de p... la green card", s'amuse Sean Penn sur scène en faisant référence à Iñarritu.

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