Par Laetitia Gayet.

C'est l'histoire d'une agnelle

Une agnelle ou plutôt un mouton pour Thomas Legrand qui n'entend rien aux animaux de la ferme. Rubis, c'est son nom, est un animal génétiquement modifié. Et LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE rapporte ce matin, que Rubis qui était étudiée pour les besoins de la science par l'Inra s'est retrouvée dans la chaîne alimentaire. Comprenez, elle a été amenée à l'abattoir. Et au bout de cette chaîne, la viande s'est retrouvée sur le marché et donc, dans l'assiette d'un particulier de la région parisienne. Qui l'a mangé ? Nul ne le sait. L'histoire remonte à l'automne dernier. L'Inra a diligenté une enquête. Deux employés du labo sont à l'origine de la malveillance. L'Inra a beau dire qu'il n'y a aucun risque sanitaire... Il n'empêche écrit Stéphane Albouy dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE, c'est inacceptable. Il ne faut pas que cela se reproduise sinon... Sinon, aucune discussion constructive ne pourra avoir lieu sur la question des OGM.

Bref... l'anglais n'est pas la tasse de thé des jeunes français.

THE INDEPENDANT revient ce matin, sur cette pétition lancée vendredi sur internet, au sortir de l'épreuve du bac d'anglais. L'un des questions a été jugée trop difficile. A tel point que des lycéens réclament son annulation. Pas sûr qu'ils soient entendus.

L'UNION note que ce n'est pas la seule épreuve décriée. Il y a aussi, un texte de Laurent Gaudé en épreuve de Français.

Et pendant ce temps, les profs eux, continuent de corriger et s'amusent des coquilles dans certaines copies. Ainsi, ce prof de philo dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. 89 copies à corriger. Les notes pour l'instant vont de 5 à 18. Ça fait 30 ans qu'il fait ça. L'an dernier, un lycéen devait avoir soif. Au lieu de parler de l'allégorie de la caverne de Platon. Il a parlé de l'allégorie de la taverne.

Et puis, il y a ceux qui trichent. LE MONDE relève que malgré l'arsenal déployé par le ministère de l'Education, les candidats prennent toujours le risque. L'arsenal, c'est par exemple envoyer des phrases clés présentes dans les exercices des épreuves aux gendarmes chargé de la cybercriminalité. A eux ensuite, de surveiller les forums. Filtrer l'entrée des téléphones portables avec des détecteurs. Mais bon, quand on le met en mode avion, les détecteurs sont inefficaces. Cela étant dit, la fraude numérique serait sur la pente descendante. Les jeunes préfèreraient encore la triche à l'ancienne. Il y a par exemple les cheveux qui parlent, quand l'écouteur d'un portable est réglé trop fort. Ou les fiches bristol qui tombent par dizaine du jogging.

Où vas-tu jeunesse ?

Loin, on lui souhaite. A l'image de Sylvie Guillem, danseuse étoile qui a 50 ans entame une tournée d'adieu. Pourquoi maintenant, lui demande Ariane Bavelier du FIGARO. Il fallait bien un jour, mettre un point final à la phrase. Je vais souffrir. J'adore la danse. Mais je souffrirai davantage si je la quittais mal. Comment Sylvie Guillem est-elle rentrée dans la légende ? Un énorme charisme et du culot. A 12 ans, premier éclat. Elle refuse de répondre à Léon Zitrone qui lui demande si elle préfère la gymnastique d'où elle venait, à la danse. La danse est un plaisir, pas un sacrifice. Elle refuse les cachets d'étoile pour obtenir ceux d'une diva.

Où vas-tu jeunesse ?

Loin, on l'espère pour Melissa Mayeux. Cette adolescente française de 16 ans pourrait devenir la première femme à rejoindre la ligue majeure de baseball aux Etats-Unis. Du jamais vu en 150 ans d'existence selon le site du TIME.

Mais qu'on se le dise, il n'y a aucune règle dans la ligue majeure de baseball qui interdise aux femmes d'y jouer.

Cette jeunesse protégée ne doit pas faire oublier qu'ailleurs dans le monde, une autre jeunesse souffre.

Et le contraste est effrayant. AFRIK.COM évoque les 20 morts d'hier, à Maiduguri au nord du Nigéria. 20 morts, une 50aine de blessés. Et deux kamikazes ajoute le site du TIME.

Deux jeunes filles. La première s'est fait exploser alors qu'elle arrivait près du marché aux poissons. La deuxième n'aurait fait qu'une victime, elle. Selon plusieurs sources, la première kamikaze n'aurait pas plus de 17 ans. L'attentat n'a pas été revendiqué. Mais le site du TIME explique qu'on redoute aujourd'hui, que les jeunes filles enlevées par Boko Haram, ne soient utilisées à cette fin. Un militaire ajoute que la plupart des bombes transportées par ces filles ou femmes, ont des dispositifs de détonations à distance. Celle qui porte la bombe, ne peut donc pas contrôler l'explosion.

La jeunesse du monde martyr de la folie terroriste.

Le site du PARISIEN lui, raconte ce matin, une autre histoire dramatique. Celle de ces deux garçons en Syrie. Pour ne pas avoir respecté le ramadan, des membres du groupe Etat islamique les ont été suspendus à un poteau à midi. Ils l'étaient encore en fin de soirée. Apparemment, on les a surpris en train de manger. Une pancarte a été accrochée sur leurs corps sur laquelle on pouvait lire : "rupture du jeûne sans justification religieuse".

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