par Laetitia Gayet

Lettre à un fils journaliste mort à Mossoul cette semaine. Cette lettre très émouvante est signée de la main des parents de Stephan Villeneuve dans LIBERATION. "Il y a 30 ans, nous, tes parents trouvions le métier de reporter de guerre fou et dangereux. Mais c'était ta passion et nous l'avons accepté. Tu voulais témoigner de ces moments où la vie des hommes, des femmes et des enfants ne leur appartient plus. Tu cherchais la vérité des êtres. Tu étais fasciné par la grandeur de ceux qui savent comment vivre parce qu'ils savent comment mourir. Tu voulais simplement être avec eux et leur dire : Vous êtes importants. On ne vous oubliera pas, car je raconterai et je montrerai. Stephan, ton dernier voyage aurait pu t'emmener loin. Nous te gardons près de nous. Au revoir Stéphan.

Stephan Villeneuve ne pourra pas témoigner de l'explosion de la mosquée Al-Nouri mercredi.

Ils ont détruit l'histoire de Mossoul dit un habitant de Mossoul à LA CROIX. Un chercheur du CNRS spécialiste de l'Irak explique. En détruisant cette mosquée, le groupe Etat islamique prive ses adversaire d'une victoire.

Mais surtout, les djihadistes signifient que le califat peut exister sans avoir de territoire au sens propres.

A l'édition internationale du NEW YORK TIMES, l'historien irakien Ali Al-Nashmi exprime lui, sa colère au journal. "Ces chiens, sont les pires choses que Dieu aient crée." Les chiens, ce sont les soldats du califat. Un habitant de Mossoul leur lance même un message. Ne vous réjouissez pas. Nous reconstruirons des milliers de minarets après avoir vous avoir foutu dehors.

La chasse aux collabos est lancée en Irak.

Les Irakiens veulent punir les familles du groupe Etat islamique titre le WALL STREET JOURNAL.

C'est une réaction normale explique un responsable de district à Mossoul. Mais les choses sont compliquées. Entre ceux qui aimeraient envoyer ces familles dans des camps de réhabilitation et ceux qui ne veulent pas. Déportons les Daesh families, n'importe où mais ailleurs dit un autre responsable de district. N'importe où, pas si simple. D'autant que l'heure est à la suspicion. Anbar, un homme de 65 ans, n'a pas été autorisé à retourner chez lui, dans la ville de Khaldiya. Tout le monde me rejette parce que mon fils a rejoint le groupe Etat islamique.

Pourtant je l'ai dénoncé à la police. Mais ça ne change rien.

Pendant ce temps en France, on s'interroge toujours sur la meilleure manière de lutter contre le terrorisme.

Le Conseil des ministres a examiné hier, le projet de loi qui prolonge l'état d'urgence. Sur le site du MONDE, le Défenseur des droits Jacques Toubon dénonce un texte qui n'offre plus de garanties en terme de respect des droits et des liberté. Au contraire dit-il, il étend la zone de flou. Le gouvernement selon Jacques Toubon, est dans un piège. Car il apporte la mauvaise réponse. Et ça risque dit-il, de dissoudre la cohésion nationale en stigmatisant une partie de la population au nom de la religion. C'est le piège. On remplace l'état exceptionnel, par un état permanent. Emmanuel Macron aurait dû résisté à l'opinion et faire oeuvre de pédagogie. La terreur des hommes politiques, c'est de se voir reprocher de ne pas avoir pris une mesure dont l'absence serait considérée comme ayant permis un futur attentat. Ce projet de loi selon Jacques Toubon sur le site du MONDE, est une pilule empoisonnée.

Haro sur Macron et la prolongation de l'état d'urgence, et critiques sur d'autres sujets.

Macron et les affaires.

4 départs cette semaine du gouvernement.

La Macronie prend déjà l'eau écrit MARIANNE.

Décidément, ils n'ont rien compris.

Macron et la réforme du Code du travail.

L'HUMANITE est aux avant poste.

MEDIAPART relaie LE MONDE en publiant le texte du gouvernement transmis au conseil d'Etat pour avis. Critique sur la méthode. Les 8 articles publiés disent beaucoup sur la réforme envisagée. Beaucoup plus que ce qui a été dévoilé aux syndicats.

Il n'y a guère qu'au niveau européen que le chef de l'Etat fait l'unanimité.

A son arrivée hier, au sommet de Bruxelles, LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE a noté un effet Macron. Effet que les Allemands ont eux-mêmes baptisé le Macron Effeckt. 14h21, le président de la République sort de sa voiture. Le Premier ministre luxembourgeois plante les journalistes et se précipite sur lui.

Pas de doute, il a posé ses jalons pour LE FIGARO.

Le site POLITICO s'en amuse. Une nouvelle tendance s'est insinuée à Bruxelles hier. Appelez là, la Macron Mania.

Pour LES ECHOS, c'est un fait. Il a de la chance.

Aucun des précédents sommets européens n'étaient parvenus à dissimuler la désunion européenne. Non seulement, il bénéficie d'une météo exceptionnellement radieuse. Mais aussi d'un rare contexte d'appaisement que nombreux dans la presse ce matin, lient au Brexit et à Donald Trump.

Dans ce concert de louanges, il y a quand même des critiques. C'est LE SOIR DE BELGIQUE qui relève. La Première ministre polonaise accuse Emmanuel Macron d'anthipatie à l'égard de l'Europe centrale.

Peut-on seulement être bienveillant en politique?

C'est la question posée par LA CROIX. Petit rappel du philosophe Guillaume Le Blanc. La bienveillance est un postulat. La relation à autrui ne repose pas seulement sur le calcul, l'intérêt voire une forme de méfiance. Il est possible d'avoir un lien de bonté avec l'autre.

Ce serait donc ça, la bienveillance.

A lire les journaux ce matin, je dois dire qu'on la cherche.

LE FIGARO s'amuse d'un Manuel Valls qui ne sait pas où siéger à l'Assemblée Nationale.

Impossible de rejoindre La République en Marche ! Il n'a pas eu l'investiture. Et au PS, même si tousse ne sont pas de cet avis Jean-Louis Bricout député socialiste pense que pour l'instant, il faut qu'il se fasse oublier.

L'OPINION se pose ce matin, la question cruciale. Par où les députés de La République en Marche vont-ils bien pouvoir entrer dans l'hémicycle ? Par la droite ? Ah non, ça c'est pour les députés de droite. Par la gauche ? Ah non, ça c'est pour les députés de gauche. Un député LREM fait dans le pratico-pratique. A priori on va entrer par la gauche, puisque Les Républicains sont plus nombreux après nous. A l'Assemblée plus qu'ailleurs, les symboles ont leur importance.

Heureusement, il nous reste la vie des autres gens qui ne font pas de politique, qui se battent au quotidien.

A lire dans les pages Oise du PARISIEN, l'histoire des salariés de la Jardinerie de Jaux.

Ca fait un an qu'ils n'ont plus de directeur. Ils gèrent tout. Et le résultat ? C'est que les ventes ont augmenté de 7%.

Comme quoi sans patron...

Romain Bardet le cycliste, 2ème l'an dernier du Tour de France, fait partie d'une équipe, Mais à le lire dans LIBERATION, il donne l'impression d'être son seul patron. "J'aime mettre mon téléphone en mode avion et profiter de la vie. Je ne pense plus qu'une vie monacale est la clé du succès." Mais si vous ne gagnez jamais ? demande Pierre Carrey de LIBé ? Romain Bardet... le cycliste qui écoute la matinale de France Culture (désolée Patrick) ose ces mots : "Mais je ne cours pas pour gagner le Tour. Je cours pour faire la meilleure performance."

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