Jean 20 ans, a essayé de ranimer un homme à Paris, les passants détournaient le regard ou le filmaient avec leur portable, le Parisien. La Provence raconte l'entêtement des médecins de l'IHU Méditerranée infection pour tester leurs patients au covid-19. Wall Street veut la peau d'Alexandria Ocasio-Cortez, le Monde.

On parle d'une solitude...

La solitude qu'a ressenti Jean qui a 20 ans, qui a essayé de sauver un homme à Paris...  Jean raconte dans le Parisien, c'était la semaine dernière près du Bois de Boulogne... Dans une allée passante, jean voit "un homme allongé par terre, dans une position bizarre, en tenue de joggeur." Jean appelle le 18, on lui dit de commencer un massage cardiaque; Jean appuie si fort qu'il sent une cote se casser. "Ça se voyait sur son visage qu'il était décédé, mais j'ai essayé de le ranimer", et il va continuer ainsi en attendant les pompiers et le Samu, tout en demandant de l'aide, par la voix et avec les yeux dit-il,  sans que personne ne s'arrête...  « À 20 mètres, il y avait un arrêt de bus. Des gens et des petits qui devaient avoir 12 ans filmaient avec leurs téléphones »... 

Le lendemain, au commissariat, jean découvrira, par les images de vidéo surveillance, que le joggeur s'était effondré quinze à vingt minutes avant qu'il ne le découvre, mais avant lui, personne ne s'était arrêté, les gens contournaient le corps sur le trottoir.
Jean, a cette réflexion qui semble drolatique... "Comment est-ce possible dans une société comme la nôtre, en plus dans le 16e, où les gens sont censés être éduqués ?"

Dans le Parisien encore, on me parle d'un autre arrondissement, où ce n'est pas la mort qui indiffère mais la vie qui dérange, quelle étrangeté de lire que dans le XIe arrondissement, des riverains sont dérangés par les terrasses qui s'étalent depuis le déconfinement,  ils ont pris un avocat pour les faire reculer... Le XIe arrondissement, c'était, rappelez-vous, l'arrondissement des terrasses attaquées  avec le bataclan, et ces terrasses où nous étions retournés symbolisaient alors notre volonté de vivre...

Dans le Parisien toujours, qui sent bien sa ville, on s'interroge sur le laisser aller dont nous ferions preuve face au covid 19, faut-il accuser les fêtards de la musique du canal saint-martin? La réponse est heureusement tempérée mais le débat dit un moment.

L'Equipe me raconte comment la star du tennis Djokovic a livré au virus quelques camarades joueurs qu'il avait emmené en tournée dans les Balkans.

A Marseille, dans la Provence, les hommes du professeur Raoult, pardon, les médecins de l'Institut hospitalier universitaire Méditerranée infection racontent leur campagne du coronavirus,  et notamment leur entêtement à tester les patients quand bien même les tests manquaient, quand ils devaient forcer la méfiance de Paris, trouver des réactifs, se faire aider par un laboratoire vétérinaire de Lyon... 100 000 personnes ont été testées à Marseillle et cela force l'estime. Didier Raoult est interrogé, mais son charisme ne recouvre pas, cette fois, les siens

La Croix me dit que nationalement, nous avons si curieusement géré nos stocks de tests PCR que nous allons pas en perdre des millions bientôt périmés inutilisés, on ne teste pas assez en france, tout le monde ne peut pas être marseillais.

La Croix parle aussi d'invasion...

Celle des criquets pèlerins qui sont partis de la corne de l'Afrique pour aller vers l'Est dévaster les cultures  du Nord de l'Inde et du Sud du Pakistan, et vers l'Ouest via le Soudan ravager le Kenya, ils seront au Sénégal dans un mois. Je lis qu'en inde on les repousse en diffusant de la musique sur les haut parleurs des mariages.
 

Dans Libération on parle de la résistance de Gaulois réfractaires.A Saint-Pierre Colombier en Ardèche, quelques-uns des 400 habitants s'arc-boutent contre le projet d'une chapelle monumentale que veut imposer une confrérie catholique ultra conservatrice. 

Dans le Gard, on s'oppose à l'entrepôt géant que prévoir d'installer Amazon en conquête, et qui viendrait polluer le paysage du Pont du Gard, merveille deux fois millénaire. "Il y a dans les fondements du pont les principes romains de firmitas, solidité, d'_utilita_s, fonction et pertinence, c'est en totale opposition avec un entrepôt  disproportionné et moche qui vend la cause de l'éphémère..." On parle bien dans le Gard quand on y fait de la politique..

Tiens, politique.      comment Wall street rêve de sortir de la Chambre des représentants la très à gauche Alexandria Ocasio-Cortez. Aux primaires démocrates qui ont lieu aujourd'hui, AOC est défiée par une ancienne journaliste, que finance notamment le  PDG de Goldman Sachs. AOC a trente ans et reste favorite, elle parie que Joe Biden élu président sera à gauche tout en rassurant, "il ressemble à Santa Claus"...  Insolente jeunesse.

Chez nous en France, à quelques jours des municipales, Vanity fair raconte sur son site la fin d'un vieux monstre politique, Jean-Claude Gaudin qui était maire de Marseille depuis  1995 et conseiller municipal depuis 1965, dont les yeux brillent au passé. Pendant le confinement, il est allé sur Facebook dire aux Marseillais qu'il ouvrait les gymnases pour permettre aux déshérités de se doucher, la video a été partagée 244 fois sur le réseau social...

On parle enfin d'une fillette...

Que le Bien Public nous présente, elle vit dans un village appelé Bligny sur Ouche, elle a trois ans et demi, elle s'appelle Madie et elle ne connaitra pas la suite de nos histoires. Madie a dans son ventre, dit-elle, un bobo, ce bobo qui ne guérira pas, un cancer plus fort que la médecine va l'emporter, ses parents le savent, nous le savons avec eux désormais car ils ont fait le choix de nous le dire. Madie, elle, ne sait pas, elle "pète le feu", dit sa maman, Madie court, fait des bulles, se chicane avec son grand frère,  elle est debout sur la balançoire, ses cheveux repoussent, elle a tant traversé depuis l'an dernier, quand ses parents ont su ce que signifiait cette température persistante, ses bleus, ses bosses sur la tête. Madie est sous chimiothérapie palliative, qui n'est destinée qu'à retarder l'échéance et prolonger ses rires. La maman de Madie s'appelle Emilie, elle craque parfois la nuit ou dans sa voiture et puis elle se relève "On vit au jour le jour. On profite de chaque instant. Et surtout, on est heureux. Très heureux."

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