La revue de presse, bonjour Hélène Jouan, revue de presse à deux voix, bonjour Medi HMoudane, vous êtes en classe de 3ème au collège Pierre de Geyter à saint denis

Les attentats de Bruxelles évidemment à la Une de toute la presse

22 mars 2016/13 novembre 2015…Des dates, des lieux, des victimes et des mots d’ordre en écho

« Tenir Bon » proclame à sa Une le Soir de Bruxelles… place de la bourse, un homme enveloppé du drapeau belge dépose, comme nous il y a 4 mois place de la république, une bougie…« Tenir bon car ce n’est pas la fin, c’est le début » prévient le rédacteur en chef du Soir, « le début d’une société différente, d’une société plus lourde, plus fermée, et peut être, c’est une grosse crainte, plus haineuse…C’est ce sentiment là qu’il faudra combattre. Par tous les moyens ».

Une femme en sang, déchaussée, déshabillée par le souffle de l’explosion dans le métro bruxellois…Femme hébétée, la même photo à la Une du New York Times, du Wall street journal, d’Aujourd’hui en France/le parisien, « L’europe frappée au cœur » pour le Figaro

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Mais L’Humanité rappelle qu’il n’y a pas que l’Europe qui est touchée. A sa Une : « Après Tunis, Beyrouth, Paris, Bamako… Bruxelles.

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A la une de l’Opinion : Un dessin de Kak : deux enfants portant des sweets marqués « Je suis Bruxelles. Derrière eux des t-shirts, pendus à un fil à linge avec les mêmes inscriptions : seuls les noms des villes diffèrent : « Je suis Bamako ; Je suis Bardo ; Je suis Kaboul… »

L’Insouciance de la jeunesse parisienne ciblée en novembre, même sentiment d’innocence perdue ce matin pour Nicolas Crousse du Soir, toujours en Belgique « je me souviens dit il, du temps où Bruxelles brusselait comme le chantait Brel, où Bruxelles était un gros village, annie cordy chantait ça ira mieux demain, eddy merkcs tentait de jouer les prolongations. On est là aujourd’hui, un peu paf, plus prompts à broubbeler notre peine, à pleurnicher comme des Jeannette en pensant au bon vieux temps qu’à faire le malin…ca ira mieux, demain »

Les terrasses et le Bataclan un doux soir d’automne, Zaventem et Malbeck hier. Mêmes témoignages d’horreur dans la presse ce matin

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Solange, 36 ans était dans le métro elle raconte au Parisien: « Je me pensais au Bataclan, je m’attendais à ce que des mecs débarquent avec des kalachnikovs » elle conclut avec émotion « On voulait juste sortir du trou à rats. ». « Il y a encore trois jours, c’était l’euphorie, et là, c’est l’horreur ! » allusion bien-sûr à l’arrestation de Salah Abdeslam vendredi dernier

Dates et lieux en écho Hélène, et puis il y a bien sûr les questions ce matin sur cette nouvelle attaque terroriste

Questions sur un carnage à retrouver dans le Parisien, représailles ou pas après l’arrestation de Salah Abdelslam que Medi évoquait… « l’hypothèse la moins improbable explique un enquêteur à Libération, c’est que l’attentat ait été accéléré de peur qu’Abdelslam ne révèle trop d’information à la justice ». Pour l’islamologue Mathieu Guidère, dans la Figaro, c’est aussi « un pied de nez dit il, fait à la France et à la Belgique qui avaient crié victoire après sa capture »

Questions sur la Belgique, « foyer du djihadisme en europe » dans la Croix. « c’est le pays qui fournit le plus grand nombre de combattants étrangers en Irak et en Syrie, nous rappelle Marianne Meunier, pays aussi qui a servi de base arrière à la préparation des derniers attentats. Pourquoi ?le terreau socio économique, avec un taux de chômage qui atteint plus de 25% pour les magrébins de Belgique quand l’ensemble du pays se situe à 8,5, un terreau sans espoir donc mais qui n’explique pas tout bien sûr. Autre facteur d’explication, mis en avant dans l’Humanité, l’influence saoudienne qui a donné un tour radical à une partie de l’islam en Belgique. « le salafisme, dénonce le quotidien communiste, a bénéficié pendant longtemps de la bienveillance officielle des plus hautes autorités, jusqu’à la monarchie » .Un échange de bons procédés entre la générosité du royaume wahhabite contre des contrats pétroliers pour le royaume de Belgique, une générosité qui a permis aux saoudiens qui ont obtenu un bail emphythéotique de 99 ans sur la Grande Mosquée de bruxelles, de diffuser la vision d’un islam différentialiste, où les nons musulmans n’ont pas les mêmes valeurs que les autres ». Une emprise saoudienne critiquée par la classe politique belge depuis les attentats de paris.

Questions sur l’Europe aussi, « tous ses dirigeants ont appelé hier à l’unité » nous rappelle les Echos, « l’effroi est aussi illimité que la détermination à vaincre le terrorisme » a dit Angela Merkel…François Hollande a appelé l’europe à « prendre les dispositions indispensables » Mais « ces réactions laissent percer un sentiment d’impuissance » souligne Catherine Chatignoux dans les Echos.

Car les questions demeurent sur cette guerre, peut on la gagner ? 2 articles, qui ne poussent guère à l’optimisme. Dans Libération, Willy le Devin nous raconte des services français débordés face à la menace. « l’afflux de renseignement est tellement important lui confie une source policière, qu’on se couche le soir, en se disant « ouf, ce n’est pas pour aujourd’hui ». Saturation absolue, incapacité à faire face à un phénomène protéiforme, du vétéran islamiste à l’étudiant suicidaire, plus de capacité de compréhension stratégique de la menace, le groupe Etat islamique s’inscrit dans une stratégie de harcèlement permanent impossible à circonscrire…

Autre article, Jean-Dominique Merchet dans l’Opinion qui relate l’équation impossible à laquelle sont confrontées l’europe et chacun de ses pays.Faire plus ou faire mieux ? On peut parler de guerre, mais on ne saurait envisager de « victoire », le chef d’état major de l’armée de terre précise, « il n’y aura pas de destruction totale de l’adversaire, mais vaincre suppose de prendre durablement l’ascendant sur l’ennemi. Une logique comparable à celle que les israéliens connaissent, celle de contenir le terrorisme au niveau le plus bas possible ». Stratégie dite de « la tondeuse à gazon », impossible d’éradiquer les mauvaises herbes, il faut faucher régulièrement pour les empêcher de croitre ». Mais au délà du « toujours plus » proclamé par les responsables politiques pour tenter de rassurer leurs opinions publiques, plus de policiers et de gendarmes, on voit mal se dessiner accuse merchet, « un enfin mieux », « les services de sécurité qui travaillent à la limite de leur capacité, doivent changer leur organisation et leur méthodes, tant celles-ci montrent cruellement leurs limites. Bruxelles n’en est qu’un nouveau témoignage »

On termine avec vous Mehdi, derniers mots avec des dessins pour rendre hommage à la patrie de la bande dessinée

Dans le soir de Bruxelles, un dessin de Geuluk : on y voitson chat entouré des siens, ils se serrent dans les bras pour trouver du réconfort, un message d’union.

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Dans le même journal, un dessin d’Anatole Royer du Manneken-Pis, devenu un symbole de la résistance contre la barbarie. Sur un fond noir il urine sur une kalachnikof, cette arme si prisée des djihadistes.

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Et pour conclure, cette infographie alarmante que j’ai repérée dans le Parisien : la liste de tous les attentats depuis 2015 à aujourd’hui, 19 au total: Un encart à droite nous rappelle le nombre de combattants français de l’état islamique : il y aurait 606 guerriers originaires de l’hexagone, dont 223 femmes et 18 enfants. Ces chiffres me font froid dans le dos tant sur le nombre d’attaques que sur les combattants mineurs, il ne devrait pas il y en avoir.

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