La bovary de chambéry à lire dans le monde, christine and the queens sacrée française la plus influente au monde. Macron se livre

La revue de presse bonjour Hélène Jouan

On commence par de la littérature…

Presque. Il est des papiers comme celui-ci, dont on lit les premières lignes par conscience professionnelle, c’est mon boulot ! et qu’on ne lâche plus. Jugez plutôt

« A Chambéry, une épouse s’ennuie. Elle a le « mauvais » âge, 45 ans, habite une villa trop grande dans une ville trop petite. Elle a le même mari, le même métier et les mêmes amis depuis vingt ans. Ses enfants ont grandi. Elle a déjà fait refaire la cuisine et changé les canapés. Dans le jardin, les massifs de fleurs repoussent à chaque printemps. Bientôt, avec les beaux jours, elle enlèvera la bâche de la piscine. En attendant, elle bronze dans la cabine à UV installée dans la buanderie, près du banc de musculation de son mari.

Le garage est large parce que la Mercedes l’est aussi. La façade a été ravalée. Un deuxième coffre sécurisé, plus grand que le premier, a été fixé dans la cave à vin. Elle a envie d’un amant. Il habite la même ville, évidemment. Il a 38 ans. Il est un peu canaille, un peu hâbleur, un peu joueur, très séducteur. Elle noircit ses cheveux, achète des robes et des talons hauts. Se remet au sport. Sort. Fume et boit en riant fort. Elle revit, heureuse de croire qu’elle plaît encore. C’était il y a quatre ans. »

La suite, je vous laisse la découvrir, il y a l’ennui dans une ville de province, un amant qui pourrait s’appeler Rodolphe, un mari Monsieur Homais et même un meurtre à la fin. Car ce papier est aussi un thriller. Le texte est signé Pascale Robert Diard dans le Monde daté d’aujourd’hui. Son titre, « La Bovary de Chambéry »

Autre histoire de vie à retrouver ce matin

En octobre dernier, la reine Christine faisait la Une du célèbre magazine américain Time. Ce mois-ci, Vanity fair consacre Christine and the Queens,« femme française la plus influente du monde ». Marion Van Renterghem est partie à la rencontre d’Héloise Letissier, devenue Christine grâce à ses reines. Rencontre avec Russela d’abord, l’une de ses Queens chez qui la jeune fille paumée de 20 ans se retrouve un soir à Londres, dans un Club de Soho, chez Madame Jojo. Sur scène, 3 drags queens déjantées chantent du rock en préparant de la pâte à Pancake. « C’était absurde jubilatoire » dit elle aujorud’hui, « je me suis dit, qu’est ce que j’aimerais être comme ça ». Grâce à ces queens, Héloise s’assumera Christine, pour devenir raconte t elle, une petite entité dans un costume ingenré, ni homme ni femme. Elle s’enferme surtout avec un petit logiciel de musique et son mac et découvre avec fièvre l’écriture de chanson. Elle qui se cachait sous des masques se dépouille, seule avec son ordinateur. « Christine est une incertitude écrit la journaliste, un machin hybride, un être en transition, anglaise et française, electro- pop moderne et tradition lyrique, une voix murmure qui s’en va pousser dans les aigus. Mon genre est de ne pas en avoir lance t elle. Radio One, la mecque de la pop musique en Grande bretagne la consacre, didier varrod la programme sur la play list de France Inter, Elton John est baba, madonna l’invite sur scène à Paris. Russella, la reine de ses débuts est émue de ce succès. « je pensais n’être qu’un clown, mais soudain j’ai compris que ce n’était pas inutile. J’ai compris, dit elle ce qu’on avait apporté à Héloise : elle a pu devenir elle-même »

La reine Christine dans Vanity Fair, et vous Patrick, consacré Meilleur animateur de l’année 2016 par GQ… « trieur d’élite de l’info, mais aussi chatouilleur de politiques » portrait à lire GQ. le magazine masculin qui distingue "des personnalités créatives, stylées et influentes". Tout vous…

Retour à la politique Hélène, avec ce matin un livre

Dans le Point, les bonnes pages du livre d’Emmanuel Macron, « Révolution »

Said Marhane, qui l’a lu, parle d’un genre singulier, de « récit politique de combat », l’intéressé d’ailleurs dit il, assume faire du Gramsci. Confidences privées, sur les femmes de sa vie, sa grand-mère, mais surtout son épouse Brigitte pour qui à 16 ans il écrit des pièces de théâtre avant de les mettre en scène avec elle, Tiens nous y sommes relève Said Marhane aujorud’hui, la pièce est écrite, reste à la mettre en scène. Confidences sur ses ascendances, il n’est pas que le citoyen du monde à l’esprit californien que présente ses contempteurs dit le journaliste, il a un enracinement en même temps qu’une transcendance, d’ailleurs certains passages de son livre semblent empruntés à « L’Abeille et l’architecte » de François Mitterrand. Et puis ce récit est évidemment un manifeste politique dans lequel Macron se place résolument dans le camp des progressistes, « pas celui de la gauche morale, accuse t il, mais celui qui réunit tous ceux qui veulent se confronter au réel et qui veulent le changer », lui, appelle moins à la réconciliation des 2 camps politiques, qu’à celle d’une France fracturée. Macron qui fait de sa transgression dans sa vie privée, l’étendard de son combat politique. Un Macron plus en marche que jamais donc, malgré la velléité de plus en plus transparente de François Hollande de se lancer à son tour, le Figaro affirme qu’à partir de lundi prochain, » la fenêtre de tir est ouverte ».

Et Lundi, on saura qui a remporté Hélène, les primaires de la droite et du centre

Mais l’intitulé est-il encore exact ? Le Huffington post parle ce matin de « primaires de la gauche et de l’extrême droite », pour signifier le tour pris par les attaques de l’un, Juppé, et les soutiens de l’autre Fillon. Libération dissèque par ailleurs la cabale menée par l’extrême droite contre Alain Juppé depuis des mois, harcèlement viral sur les réseaux sociaux, pour le présenter en Ali Juppé. Intox qui aurait été relayé par des militants sarkozystes et fillonistes accuse son entourage. Campagne grotesque mais efficace semble t il..

Et puis, une petite histoire dans le Canard enchainé de ce matin : comment croyez vous que Fillon obtint le soutien de Valéry Giscard d’estaing ? tout simplement en lui laissant entendre qu’il était prêt à débaptiser le musée d’orsay en musée..giscard ! Giscard ayant été fort courroucé que François Hollande rebaptise le musée Branly du nom de son premier ministre..chirac ! »Vanitas vanitatum, omnia vanitas », la vanité n’a rien à voir avec l’âge…et le soutien de l’ex n’a semble t il pas de prix !

A signaler la Une des Inrrockuptibles ce matin qui se fait plaisir, « Loser » avec la photo de Nicolas Sarkozy pleine page. A Charlie Hebdo Riss lui, s’entraine à dessiner Fillon, plus qu’une semaine s’inquiète t il..On y voit Fillon coiffé d’une mitre d’évêque, fumant un pétard ou avec une trompe de babar…

On finit avec des photos

Time qui publie les 100 photos qui ont influencé la marche du monde. Parmi elles,celles prises par l’immense James Nachtway sur la famine en Somalie. Clichés terrifiants d’une femme, réduite à l’état de squelette, dans une brouette, tendant la main…pour quoi ? du pain, de l’aide ? Ces photos en 92 ont ébranlé le monde et sauvé la vie d’un million et demie de somaliens.

Et Alep ?

le martyre d’Alep, de ses enfants, de ses malades, de tous ses habitants, quelle photo venue de l’enfer finira t elle par alerter les consciences, suffisamment en tout cas, pour changer le cours des choses ?

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