Le Monde raconte deux êtres lumineux: Noëlla Rouget, grande résistante qui plaida auprès de de Gaulle pour que son bourreau ait la vie sauve; Jallal Hami, qui voulait être officier, prêt à mourir pour la France, mais est mort dans un stupide bizutage. Nice-Matin nous dit comment échanger des gènes sans rapport sexuel.

On parle d'une légende...  

Légende du RUGBY, qui ce matin célèbre la victoire du XV de France contre l'Ecosse aux  Unes de Sud-Ouest, de l'Equipe et à la Une d'un journal  voué à l'Ovale, Midi Olympique, Midol pour les amis, et c'est dans Midol que nous attend la légende, qui fut, jadis un guerrier dépoitraillé aux cheveux luisant de sueur retenus par des lanières de cuir. 

Lucien Mias, si ce nom ne vous dit rien, écoutez comme à la veillée, il fut le capitaine du XV de France qui s'en alla gagner en 1958 en Afrique du Sud, en surprenant à la touche les alors meilleurs rugbymen du monde, et en les concassant un peu,. Et revit pour nous le rugby des villages des "bourougnes" dit-il, des durs. Mias était un fils de gendarme qui à 24 ans avait demandé une bourse à son club, Mazamet ,pour commencer des études de médecine, le deuxième ligne de l'équipe de France allait à vélo à l'hôpital Purpan de Toulouse se confronter aux enfants de médecins qui avaient un plus grand vocabulaire que lui, il se jetait sur les dictionnaires. Il a encore le goût des mots, à 90 ans  lisez le et entendez le sur la page Facebook de Midi olympique...   

"J’ai une prothèse à un genou, une à chaque hanche, une pour le cœur qui fonctionne avec une pile. Pour me guérir de la cataracte, on m’a posé un implant à chaque œil".  

Et refait de partout il dit "je suis le plus beau".   

Et si je vous raconte tout cela, c'est de joie contagieuse, mais aussi parce que Mias parle à notre moment. 

Ce vieillard, superbe, quand il était médecin, il s'était voué aux vieux pour qu'ils ne partent plus de désolation dans des mouroir... Et nos combats se poursuivent quand les Ehpad font les unes de Midi Libre et de la Montagne, près de 20000 personnes y sont mortes depuis le début du Covid et il faut que ces Ehpad apprennent la transparence...  

Mias donne aussi la main à ces vieillards qui nous sauvent et puis nous laissent.  

Le Petit bleu salue, c'est toujours du rugby, Camille Bonnet mort à 102 ans, le doyen de l'Ovale, qui avait d'un drop donné le titre à Agen en 1945. 

L'Est républicain salue le passage du doyen de Franche-Comté René Aubert 110 ans; berger devenu industriel dans l'horlogerie,  puis dans l'armurerie car sa passion était la chasse, sa légende disait qu'il avait abattu un sanglier blessé qui le chargeait , à 94 ans, cela aussi se raconte.   

Le Monde nous dit une femme morte centenaire qui nous surpasse tous... Après Daniel Cordier, voilà une autre résistante, Noëlla Rouget. Elle reste dans l'histoire pour avoir sauvé la vie de son bourreau, un gestapiste français qui l'avait arrêtée et aussi son fiancée Adrien... Adrien mourut fusillé, il avait laissé à Noëlla une lettre lui demandant de vivre après lui, elle l'avait trouvée en revenant de déportation, quelques années plus tard, elle plaidait au près du général de gaulle pour que le collabo ne soit pas exécuté, elle ne voulait pas un seul instant ressembler à ceux qu'elle avait combattus, elle était la lumière.   

On parle aussi d'un jeune soldat. 

Un être lumineux qui n'a pas eu le temps de rendre à son pays ce qu'il lui avait donné. Il s'appelait Jallal Hami, il avait 24 ans, brillant comme il n'est pas permis, amoureux de Taiwan, il parlait mandarin  et puis de la Patrie, il voulait être officier pour la France. Regardant à la télévision un reportage sur l'Afghanistan, il avait dit à sa maman, "mourir sur un champ de bataille n'est pas un problème pour moi". Mais il est mort noyé dans un bizutage à Saint-Cyr Coëtquidan. Son histoire est magnifiquement racontée dans le Monde, aussi dans Libération, Ouest-France, le Parisien, la Croix, quand commence un procès qui n'est pas celui de l'armée mais de pratiques absurdes qui nous ont dérobé une grande âme.   

L'injustice d'un destin volé fait ressentir plus tristement encore les idioties que l'actualité nous amène, parfois on ne laisse pas passer. Samedi, une journaliste et écrivaine américaine, Karen Attiah, responsable des pages opinions internationales du washinton post, a twitté que la France voulait ficher les écoliers musulmans. Le Parisien sur son site raconte l'itinéraire d'une infox qui a amené une ministre pakistanaise à accuser la France de traiter les musulmans comme les nazis traitaient les juifs. Dans le bruit, le mensonge s'est dégonflé mais Karen Attiah a mis une petite journée avant de s'excuser, mais maintient qu'il faut lire la France, dans ses colonnes, au regard des "personnes non-blanches" qu'elle invite à s'exprimer... Et l'on sait que tout ceci laisse des traces...   

Peut-on expliquer les contrastes d'un pays? Sur le site de Libération témoignent des élus et des maires d'origine maghrébine, africaine, de confession musulmane, des "non-blancs", ils sont de plus en plus nombreux, et souvent victime de racisme, mais ils persistent et se disent "les boucliers de la république",  et Mohamed Gnabaly, maire de l'Ile Saint-Denis a vu ses administrés scander "tous citoyens tous maires" après que sa maison a été souillée de croix gammées,. Il est fils d'imam, le Washington post peut il comprendre cela?

Dans la Montagne je lis qu'une Chinoise nous aime, elle est grande médecin, Lyia Ju, mariée chez nous et écrit pour ses collègues de Chine un article scientifique, "mon Covid en Auvergne, pour dire comment elle fut bien soignée; elle regrette cependant que le téléphone passe mal en nos montagnes, quand on est malade, ça compte... Noté Madame.   

Et on parle enfin de gènes...

Les gènes qui peuvent s'échanger sans passer par le plaisir, c'est dans Nice Matin, la vulgarisation limpide d'un article compliqué de la revue Nature auquel ont participé de chercheurs azuréens. On a compris comment nous descendants de cro-magnons sommes porteurs de gènes de néandertaliens, cela ne vient pas forcément d'amourettes inter-espèces mais d'une processus qui fait que des populations en coexistant, finissent par échanger des gènes, sans échange sexuel, par hybridation, nos chercheurs ont réalisé cela en travaillant sur des espèces de levures, la levure voyez-vous, nous ressemble.  

Si cela vous secoue, remettez-vous. Je lis dans l'Indépendant que pendant le confinement nous levons trop le coude, buvons trop d'alcool. C'est le fuit d'une étude commandée un jeune entrepreneur du Roussillon qui commercialise une boisson anti-gueule de bois.  Dans l'indépendant encore, je lis qu'un agriculteur a milité pour qu'une cuvée d'huile d'olive vienne financer la recherche sur une maladie génétique que porte la petite Loli, 3 ans, la cuvée s'appelle "Dans les yeux de Loli" elle les a jolis et les bourougnes ont du cœur.

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