Robert Capa
Robert Capa © ©Fred Stein/DPA/MAXPPP / ©Fred Stein/DPA/MAXPPP

On ne l'avait jamais entendue si on excepte une figuration dans un film. Pour la première fois, la voix de Capa peut être entendue, révélée dans une interview de la WNBC de 1947. Le quotidien Libération en diffuse deux extraits en exclusivité.

Le document originel dure 23 minutes et 35 secondes. Le 20 octobre 1947, le photographe né en Hongrie participe à l'émission Hi ! Jinx pour la promotion de son autobiographie "Slightly out of Focus" parue quelques mois auparavant.

Le correspondant star évoque son voyage en URSS sous Staline, sa photo du soldat républicain tué en Espagne en 1936, il décrit aussi la mort d'un jeune américain à Leipzig en avril 1945, le dernier homme tué de la seconde guerre mondiale.

Extrait de la voix de Robert Capa diffusé dans la revue de presse de Laëtitia Gayet

Par Laëtitia Gayet.

Promesse de démission du gouvernement islamiste en Tunisie aujourd'hui.

La déclaration du premier ministre Ali Larayedh est attendue à 11 heures. Le jour du lancement du dialogue national censé résoudre la crise qui paralyse le pays.

"J'en ai tellement marre que j'attends un dictateur éclairé. " Selima fait partie de la bourgeoisie tunisienne. Thibaut Cavaillès l'a rencontrée avec son mari Karim, pour Le Figaro . Ils font partie de ces Tunisiens désabusés. Ils ont cru à la révolution. Mais aujourd'hui, deux ans après les premières élections libres, ils constatent. Les engagements n'ont pas été tenus. "La liberté c'est bien. Mais ça ne se mange pas." dit Karim.

Alors la démission d'Ali Larayedh, c'est un pas difficile à franchir reconnaît le journal La presse de Tunisie qui rappelle, qu'il y a trois jours encore, le chef du gouvernement affirmait à l'agence REUTERS qu'il ne cèderait pas.

Il n'empêche écrit Le Temps , la balle reste dans le camp des politiques.

Car Ennahda, le parti de Larayedh n'a eu de cesse de jouer avec le feu. Il a ménagé les tenants d'une islamisation plus poussée des mœurs poursuit Laurent Marchand de Ouest-France .

Mais il n'a pas répondu aux attentes sociales.

Ennahda est une confrérie explique Thibault Cavaillès dans Le Figaro . Elle ne connaît pas la réalité de la Tunisie. L'opposition n'a pas su non plus, se structurer pour proposer une alternative. Mais elle descendra quand même dans la rue, aujourd'hui, pour crier une fois de plus : Dégage!

En France, retour à la case Leonarda.

Avec un euro de plus dans la machine... de Jean-Vincent Placé.

Hier, le sénateur Vert a appelé les lycéens à redescendre dans la rue après les vacances. Manœuvre politicienne note Martine Chevalet du Parisien-Aujourd’hui en France , qui a quand même mis mal à l'aise les députés écologistes. "Nous n'avons pas à leur dire ce qu'ils doivent faire." critique Barbara Pompili, la co-présidente des Verts à l'Assemblée. "Jean-Vincent peut aller dans la rue. C'est son problème."

Etre né en 68 n'autorise pas à manipuler des jeunes dénonce Olivier Mazerolle dans La Provence . Ce n'est pas irresponsable, c'est pire.

Irresponsable c'est bien le mot selon Bruno Dive de Sud-Ouest .

On n'avait encore jamais vu un aspirant à la place Beauveau appeler les jeunes à battre le pavé.

Conclusion de Paul-Henri du Limbert du Figaro : c'est la majorité Open Bar.

Mais cette majorité va devoir être très vigilante. Car la colère gronde chez les Français. L'Opinion révèle ce matin, une note des préfets datée du 11 octobre. Multiplication des conflits sociaux avec des collectifs mieux structurés qui légitiment les actions violentes. Des patrons de plus en plus vindicatifs. Même la présence du loup énerve les éleveurs. Le climat actuel ressemble aux deux dernières années du quinquennat Sarkozy.

Dans la presse également ce matin, nouvelles histoires de comptes de campagnes.

Le Canard Enchaîné révèle que le Conseil Constitutionnel a refusé de rembourser plus de 500.000 euros de factures à Marine Le Pen. Ca concerne notamment l'université d'été du FN ou le paiement d'agent de sécurité alors qu'en période électorale, des policiers sont mis à sa disposition.

Mais elle n'est pas la seule retoquée note Le Parisien-Aujourd’hui en France .

250.000 euros non remboursé à François Bayrou. 137.000 à Jean-Luc Mélenchon. Une paille pour eux. Mais les 33.000 euros retoqués de Nicolas Dupont-Aignan représentaient 10% de son budget campagne.

Beaucoup d'hommes et peu de femmes ce matin, dans la presse.

C'est un constat d'une étude du CSA sur le premier trimestre 2013 reprise par Le Parisien-Aujourd’hui en France .

La parité n'existe pas à la télé, à la radio, et même dans les dessins animés. Dans les médias, on donne moins la parole aux femmes. Et quand on la leur donne, c'est moins longtemps//

Christiane Féral-Schuhl, bâtonnier au barreau de Paris l'analyse comme ça : "Les hommes ont l'éloquence. Les femmes sont davantages dans l'efficience."

Pas de parité non plus dans les dessins animés. Les titres sont souvent masculins. Et les filles sont soit rares, soit trop stéréotypées. A l'image des Winx, obsédées par leur apparence.

Passons aux hommes. Interview de Bertrand Cantat ce matin, dans Les Inrocks .

C'est la première fois qu'il parle.

10 ans que l'ex-leader de Noir Désir ne s'était pas exprimé.

10 ans après la mort de Marie Trintignant à Vilnius. La mort sous ses coups de l'actrice. J'ai été dépossédé de mon histoire. On ne veut ma parole que pour alimenter le cirque.

Je ne suis pas un enfant de cœur.

Mais je ne pense pas non plus être le dernier des salauds. Je ne suis pas dans le déni. Je sais que j'ai commis l'irréparable.

Le suicide de Krisztina sa femme.

Son acte lui appartient. C'est affreux, abject d'être devenu le symbole de la violence contre les femmes.

La musique.

Elle a toujours été là. C'est le présent qui compte. Et je suis quelqu'un d'autre.

Malaise.

Un autre homme se raconte aussi ce matin, Roman Polanski.

C'est à découvrir dans Vanity Fair de novembre. Et on ne peut s'empêcher d'y trouver un écho avec l'interview de Bertrand Cantat.

A propos de la mort de Sharon Tate sa femme et des accusations de viol sur une mineure.

Je trouve lamentable de s'accrocher au passé.

Tout le monde a été suspect dans la mort de Sharon Tate, moi compris. C'est la plus grande tragédie de toute ma vie.

Le viol requalifié liaison avec une mineure.

A cette époque je pensais que personne n'avait souffert. Plus tard, j'ai réalisé que ce n'était pas bien. Mais il n'y avait aucune préméditation. C'est juste arrivé comme ça.

Le cinéma.

Ce qui compte le plus pour moi, c'est de fabriquer le film. C'est un monde protégé. Je filme pour me distraire de l'horreur et des emmerdements.

Lui, ne prenait des photos que pour les montrer au monde.

Robert Capa.

Libération met en ligne une interview du photojournaliste donnée à une radio américaine en 1947. Il a 34 ans. Il vient de fonder l'agence Magnum.

C'est la seule archive connue où il s'exprime.

Saisissant, quand il raconte la photo du dernier homme tué pendant la seconde guerre mondiale, à Leipzig.

SON CAPA 0'27

Robert Cappa est mort 7 ans plus tard.

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