La peur des calaisiens confrontée aux migrants…

 Parole d’Anita qui vit près d’un chemin qu’empruntent les migrants. « Ils sont des centaines à passer jour et nuit. Ils squattent sur le terrain, boivent de l’alcool et jettent les canettes dans mon jardin… » 

Parole de Valérie, route de Gravelines dont la voiture a été caillassée par 5 migrants « Tout ça parce qu’on a refusé de leur donner une cigarette. Ma fille de 7 ans était à l’intérieur de la voiture. Elle était paniquée. »

C’est dans la Voix du Nord… nous sommes le 23 octobre 2017 et il y aura un an demain, la jungle de calais était démantelée…  mais « Calais n’en a pas fini » titre le journal… Ils reviennent, plus jeunes, plus agressifs, et aussi maltraités… 

Parole d’Aslan, un iranien de 17 ans…  «Je dormais dans un bus à l’abandon. Des policiers ont balancé du gaz lacrymogène. Je criais de me laisser sortir, mes yeux brûlaient. Ils ont libéré l’accès et j’ai pris des coups de matraque. » 

Une source policière, dit la Voix du Nord, répète une consigne: « Pas de répit aux migrants. »

Il faut cela pour reconstruire une ville ?  

« Calais veut redevenir une carte postale » écrit Libération qui fait sa une sur les migrants… .La maire , Natacha Bouchard veut « renouer avec le temps des hôtels chics, du casino sur la plage et de la villégiature à l’anglaise »… refaire venir des anglais… et les attirer avec un dragon… un automate géant qui promènera enfants et touristes sur le front de mer… pour « poétiser la ville » !

Mais c’est la même Natacha Bouchart qui abrite sa poésie derrière le refus des douches et des repas… « Je ne veux pas revivre ce que nous avons vécu… »

Il faut cela ? Dans la voix du Nord Antonio, fils d’immigré espagnol et gérant d’une laverie a reçu une carte postale : « Elle vient d’un ancien client migrant qui aujourd’hui vit dans le Sud. Certains sont devenus des amis ».  

Voltaire et rousseau dans le discours de Bruno Le Maire…

Le ministre des finances en interview au figaro où il se place, fiscalement, du côté de Voltaire et son éloge de la prospérité contre Rousseau et son inclinaison la frugalité… Mais aussi du côté de Tocqueville… « défenseur de la société libre », contre Marx, « qui prônait une taxation massive du capital »… 

Et on admirer ce ministre qui transcende la fin de l’ISF… à ceci près que sa philosophie confine à la redite… Cette référence voltarienne offerte au Figaro… il l’avait déjà sortie à l’assemblée la semaine dernière…. Mot pour mot.

Voilà la surcommunication… on use d’artifice pour redire des choses simples… Bruno Le Maire veut « faire grandir les entreprises »  avec des « capitaux français »… 

Son compère et secrétaire d’Etat… Benjamin Griveaux,  lui veut « faire grandir nos PME » il le dit dans le Parisien… et lance un incubateur d’entreprises au ministère…  Le Bercy Lab…

Voltaire au bercy lab, la philo pour les nuls et la novlangue des startups. Mais cela n’empêche pas d’espérer ! 

Le Parisien porte la résurrection… La France Recrute ! Titre du dossier… les régions et les secteurs qui recrutent… titre de Une… 

On recrute donc dans les transports et la logistique, dans l’énergie et l’environnement.  Mais au –delà des chiffres, les doutes reviennent en lisant bien le journal… On embauche dans les métropoles ou en Bretagne, mais pas dans le Nord, l’est ou les villes moyennes. On embauche des cadres mais « les jeunes les chômeurs et les moins qualifiés ont de plus en plus de mal à trouver un job », dit le parisien, qui tempère lui-même son optimisme et notre soulagement.

Dans l’Humanité, on rend hommage à un homme que ses  camarades appelaient Loulou, Louis Viannet… ancien des PTT et patron de la CGT de 1992 à 1999… qui avait tendu la main au frère ennemi de Force ouvrière contre les lois Juppé en 1995, à l’époque, c’était énorme, et aujourd’hui…  tout ceci a l’air si loin ? 

Un géant contesté, google…

Google 20 ans l’an prochain, marque préférée des consommateurs dans le monde, 650 milliards de dollars de valorisation… Mais que des français insolents écorchent dans un trimestriel qui vient de paraitre… Usbek et Rica qui titre faut-il démanteler google…  Et ce n’est pas un amusement mais UN DEBAT qui existe. Porté aux Etats unis par un universitaire, repris par le parti démocrate qui prétend désormais démanteler les monopoles, mais aussi dans la droite trumpienne…

On le comprend en lisant la saga d’un moteur de recherche malin qui a muté dans une croissance sans fin, pénétrant désormais notre intimité… depuis qu’un de ses fondateurs se sait porteur d’un gêne de la maladie de parkinson…  « nous avons cartographié le monde, nous volons cartographier la santé humaine »…  dit google… 

Usbek et Rica imaginent contre Google des offensives fiscales, cela commence en europe…

ou des émeutes populaires, quand des terroristes se réclamant des luddites (des ouvriers qui détruisaient les machines pendant la révolution industrielle) révolteront contre le géant invasif… 

Ou une solution juridique… et le journal ressuscite le juge Harold Greene, du district de columbia, qui avait contraint le géant des télécoms A T et T à se démanteler, au nom de la législation anti trust… ATT c’était les télécoms mais de la recherche, les Bell Labs aux 8 prix nobels… qui avaient inventé  le transistor, le laser, la micropuce… C’était en 1984, ça avait l’air impossible, et puis…  Chiche, c’est dans usbek et rica…

Une histoire de rédemption enfin… 

Celle de Christine Boutin qui arrête sa carrière politique… et qui n’attire l’attention que du Parisien, éditions des Yvelines, et de la Croix… retour aux origines pour « la petite bonne femme d’Auffargis avec ses trois bébés, pas née avec une cuillère d’argent dans la bouche », elle dit cela d’elle-même au parisien…  Christine Boutin qui va reprendre des études de théologie… et on l’envie de trouver cette paix dans les textes… 

Il reste cela… le texte. Dans la croix aussi, ce lundi, une querelle qui agite le Vatican, où le pape François s’oppose à sa congrégation pour le culte divin

Le sujet : le vatican doit il contrôler  et centraliser la traduction des textes liturgiques. Oui pour l’administration papale, non,  pour le pape qui fait confiance aux conférences épiscopales locales… il dit ceci, le pape.

Traduire, c’est une triple fidélité.

Au texte original

Aux langues dans lequel il est traduit

Et à la compréhension du texte par ses destinataires…

Etre compris… On médite la parole du pape, nous autres journalistes, et pas seulement nous…

   

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