Le bédéaste Mathieu Sapin se portraiture en émule de Racine, courtisan mémorialiste, raconte Emmanuel Macron impatient de dîner avec Depardieu, le Parisien, Libération. Pelé aurait pu devenir Martin Luther King, s'il avait osé la politique, l'Equipe. Slate raconte un scarabée indestructible, bâti façon puzzle.

On parle d'un homme seul...

Qui se prénomme Alain, et qui est prisonnier de son appartement et de son corps depuis des mois, il ne sait même plus quand, il est tombé chez lui un jour à Perpignan et n'est pas parvenu à se relever, Alain pèse 300 kilos, c'est l'Indépendant qui depuis cet été raconte son existence; une famille miséreuse, un accident de voiture  l'écoulement du temps, le malheur dit-il, et le voilà, âgé de 52 ans,  couché à même le sol d'une pièce minuscule, entouré de restes de nourriture, de bouteilles vides, de détritus, son frère lui apporte à manger et des linges humides pour qu'il puisse se nettoyer, il n'a rien, la télévision devant lui, et pourtant un être humain. On parle en termes médicaux d'obésité morbide. Alain est connu des services municipaux depuis octobre 2019, cela fait un an donc que 'on se demande  comment l'extraire de sa prison, c'est compliqué, le plancher menace de s'effondrer , on devait le sortir cet été, on a repoussé à septembre, septembre est passé et Alain n'a pas bougé, les hôpitaux de Montpellier et de Toulouse ne souhaitent pas l'accueillir et l'Indépendant publie son troisième article sur cet homme qui par son avocat en appelle désormais à Gérald Darmanin... 

Que faire de cette misère-là quand nous sommes assiégés de tant de craintes quand les couvre-feux se multiplient aux Unes des journaux, parfois poétiquement.   Nos nuits suspendues titre le populaire du centre, Chacun chez soi titre la Montagne, et ce titre m'inspire plus que son objet apparent...

Chacun chez soi, tiens donc.

Je lis dans la Dépêche qu'un village du Lot, Duravel, a passé un arrêté pour interdire aux non résidents de cueillir des champignons dans ses bois, il fait dire qu'ils sont bons les cèpes de duravel poussés à l'ombre des pins des chênes et des châtaigniers, on venait du Lot-et-Garonne, de Corrèze, de Dordogne pour eux, ça créait des tensions, alors, on a mis de l'ordre; trois gardes assermentés patrouillent dans les bois depuis huit ans, ils ont dressé 3 PV, peuple discipliné. 

Dans la Charente libre, je lis qu'au hameau de Salles-Lavalette, un dénommé  Eugéne Ethève, pédicure bovin de profession  a bloqué la route qui passe par chez lui, mais il empêche alors son voisin Jérôme Marcillaud de rentrer chez lui, les maisons sont enclavées, Jérôme doit passer par un champ puis par la cour d'un autre voisin, il va en justice, pour rentrer chez lui, l'ambiance n'est pas bonne...

Heureusement, chez soi, c'est doux aussi parfois, je lis sur le site de Ouest france comment dans les côtes d'Armor à Plounevez Moedec, la famille  Bricaud a beaucoup réfléchi et beaucoup discuté avabnt d'accueillir Issa, migrant mineur isolé venu de côte d'iVoire, qui désormais fait partie de la famille, le premier jour, il avait pris peur en voyant les cochons dans leur enclos. 

« Mais moi je ne mange pas de cochon, hein !

- Mais ce n’est pas grave, tu ne seras pas obligé.» 

Issa commence à parler breton, et certains de nos grands débats semblent bien artificiels, vus des pages de Ouest-France chez nous... 

On parle aussi d'un auteur de bande dessinée... 

Mathieu sapin, qui au fil  des albums chronique le pouvoir et en révèle des aspects drolatiques. il raconte au parisien sa rencontre avec un emmanuel Macron flatteur, lui expliquant que sa BD était son livre de chevet... sapin pensait qu'il s'agissait  d'un de ses livres sur François Hollande, non, c'était un autre, avec Gérard Depardieu, et c'était pour Depardieu que le président Macron allait l'autoriser à le suivre, bientôt le Président  demanderait, "on peut organiser un diner avec Depardieu,"  "et Gérard, alors quand est ce qu'on l'appelle"? Et ce besoin de Depardieu traverse le livre de Sapin, "Comédie française", où il s'identifie, au grand  Racine qui écrivit des belles pièces pour atteindre l'intimité de louis XIV dont il voulait être le courtisan et le mémorialiste... A-t-il été courtisan, Sapin? A Libération, il raconte ce souvenir durable, l'odeur des courgettes que François Hollande  mitonnait pour des amis, en 2018, après l'Elysée... Mais que faisait-il là? 

Ainsi va le pouvoir... Dans Midi Libre, je lis que les jeunes gens de Montpellier ont déjà oublié  George Frèche, qui fut le formidable maire bâtisseur de cette ville, il est mort il y a dix ans. Dans le magazine du Monde, vous lisez un portrait en suspens de Pierre Hurmic, le maire écolo de bordreaux, dont l'élection a sidéré notables et entreprises... Hurmic se définit pour l'instant en anecdotes signifiantes. Il a demandé aux service hôtelier sde la mairie d'aller lui chercher les midi son déjeuner à la pizza ou au chinois du coin... et de renoncer aux beaux menus et au chasse-spleen... Jje lis aussi que cet écolo catholique qui va à la messe en doutant, se différencia de ses camarades quand ils militaient pour le mariage des homosexuels... Je ne sais pas s'il est papiste, Hurmic, quand François secoue l'église en plaidant pour les unions civiles et la reconnaissance par l'Eglise des familles homoparentales, les enjeux sont posés dans la Croix et dans Libération. Aura-t-il le pouvoir, le Pape, de changer les consciences rétives... 

Dans le Figaro et dans l'Equipe, on célèbre un  octogénaire aujourd'hui, qui éclaira le monde de son génie et fut au football ce que Shakespeare était à l'anglais dit un jour le New York Times... Mais un de ses anciens coéquipiers, Paulo Cesar, regrette que le roi Pelé n'ait jamais osé la politique et ne soit pas entré dans la lutte contre le racisme, "il aurait pu devenir un Cassius Clay, un Nelson Mandela, un Martin Luther King"... Pelé se contenta de lui-même... 

Et on parle de brutalités...

Que subissent de la part de chefs dictateurs de jeunes cuisinières dans un monde d'hommes et d'omerta qu'elles brisent dans libération, les brutalités sont verbales et sexuelles, et sexuées aussi; je lis cette phrase terrible:  "Les femmes se font toucher, les mecs se font casser la gueule."... Comment résister?

Dans Slate, qui signale un article de la revue Nature, on me révèle la force d'un scarabée, qui supporte sans dégât qu'une voiture lui roule dessus, sur le quel on peut empiler sans dommage des plaques d'acier.. Le coléoptère cuirassé, Phloeodes diabolicus, supporte 39000 fois son poids, grace à sa carapace construite façon puzzle, de plaques imbriquées qui plient sans céder. On s'inspirera de lui en architecture. Moralement, nous aussi, on supporte... 

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