C'est un mot qu'on ne sait pas par quel bout prendre... Autorité... Et c'est pourtant un mot d'actualité... Pour preuve, il est en Une de La Croix... Le quotidien affiche haut sa volonté : "Réinventer l'autorité"... "A l'école, en politique, mais aussi en famille... En fait, un peu partout... Les Français s'alarment de la crise de l'autorité, et demandent son retour"... Jusqu'au 31 mai, La Croix consacrera au moins une page par jour à ce thème, explorant à la fois les causes du malaise et les manières, très diverses, d'y répondre... Un dossier quotidien, durant 5 semaines... C'est rare dans la presse... Alors, pour en parler avec nous ce matin : le rédacteur en chef de La Croix, François Ernenwein... Bonjour... - Pourquoi cette enquête tous azimuts ?... - Premier dossier, ce matin : c'est l'école... C'est le premier lieu de cette crise de l'autorité... - Vous titrez ce matin sur "Réinventer l'autorité"... Pourquoi pas "rétablir l'autorité" ?... - Autorité en crise... Ca veut dire qu'elle a disparu ?... Réinventer l'autorité... C'est donc un dossier à retrouver dans La Croix... tous les jours, jusqu'à la fin du mois de mai... Nucléaire... Tiens, un autre mot difficile à appréhender... A la fois "menace et nécessité", comme l'explique Dominique Moïsi, en Une de Ouest-France... Nucléaire : un mot à retrouver dans quelques-uns de vos journaux, ce matin... 20 ans de Tchernobyl oblige... Les 20 ans, c'est le 26, après-demain... Mais après 20 ans, on n'est pas à 2 jours près... "Tchernobyl, 20 ans après", pour Le Télégramme... "La malédiction de Tchernobyl", en Une du Républicain Lorrain, qui explique : "Il y aura après-demain 20 ans tout juste que le coeur atomique de la centrale ukrainienne a explosé, rejetant dans l'atmosphère des millions de radio-éléments mortels équivalent à 200 bombes d'Hiroshima... Pour éteindre l'incendie et neutraliser le foyer, plus de 600.000 Soviétiques ont travaillé sur le site, au mépris de leur vie... Et ils n'ont pas pu empêcher la contamination des environs et, à des degrés divers, des trois-quarts de l'Europe... Aujourd'hui encore, on meurt des irradiations, et l'on ne sait toujours que faire de Tchernobyl"... "Tchernobyl : 20 ans de catastrophe"... C'est la Une de Libération, qui a choisi de se pencher sur la population vivant dans la zone contaminée... Direction donc Novozybkov... une ville russe, à une centaine de kilomètres de Tchernobyl... une ville de 50.000 habitants, avec ses grandes églises bleues ou jaunes, ses maisons repeintes à chaque printemps... et ses enfants malades... Le directeur de la clinique pour enfants feuillette ses statistiques... Cancers de la thyroïde, tumeurs au cerveau, leucoses, malformations congénitales, anémies, retards de croissance, etc. etc.... Et comme seuls les cancers de la thyroïde sont reconnus comme liés à Tchernobyl, cela permet aux autorités de ne pas trop s'inquiéter... et de ne pas trop donner d'argent et de moyens non plus... Le médecin-chef touche l'équivalent de 110 euros par mois, et la prime des habitants de la zone d'évacuation est de 17 euros... Le toit de l'hôpital a déjà failli tomber sur les malades... et depuis plus de 10 ans, les financements pour réhabiliter la région n'existent presque plus... Alors, devant la journaliste de Libération, une mère de famille s'énerve : "Nous servons de cobayes ici... Tout le monde nous a oubliés"... Et pour preuve : dans La Tribune... Ce titre : "A l'Est, le retour du nucléaire"... C'est un vrai feu d'artifice, commente le quotidien économique et financier... "Le souci de la sécurité des approvisionnements énergétiques a tendance à prendre le pas sur la mémoire du pire désastre écologique de l'Histoire... Des dizaines de réacteurs sont en projet en Russie, en Ukraine, dans les pays baltes et en Bulgarie"... La raison de ce retour en grâce du nucléaire... au fond... c'est le prix du pétrole... Et là, c'est l'autre quotidien économique qui en fait sa Une... Les Echos titrent : "Pétrole : les prix s'emballent, le monde cherche une parade"... Sauf que... explique La Charente Libre... les pays producteurs refusent de pomper davantage... Les pays exportateurs d'or noir extraient et mettent chaque jour sur le marché 28 millions de barils... Réunis hier à Doha, ils ont refusé de pomper davantage, comme le leur demandent les pays consommateurs... Du coup, "le pétrole divise producteurs et clients", constate Ouest-France... "Péril sur le baril", ironise La Dépêche du Midi... La Dépêche du Midi qui consacre sa page "Evénement" à cette surenchère... avec deux questions : "la croissance est-elle menacée ?" et "à qui profite la hausse ?"... A cette dernière question, le journal pointe six bénéficiaires... les groupes pétroliers bien sûr, les pays producteurs évidemment... mais aussi le nucléaire, on en parlait... l'Etat, puisque l'essence en France est fortement taxée... et puis, par ricochet, la SNCF : plus l'essence est chère et plus on prend le train... Enfin, toute la filière biocarburant... A condition toutefois, précise La Dépêche du Midi, que l'on donne un coup de pouce à la recherche et à la fabrication de carburants verts... Merci qui ?... Merci Villepin !... Ce matin, tous vos éditorialistes le disent : Bernard Thibault lui doit une fière chandelle... La CGT, dont il est le leader, ouvre aujourd'hui son Congrès... Et comme le titre L'Humanité en Une : "La CGT dynamisée par le retrait du CPE"... C'est "un Congrès d'après-CPE", pour Le Figaro... En pleine déprime il y a un an, après s'être fait tacler par ses instances sur le référendum européen, Bernard Thibault ouvre aujourd'hui le Congrès de la CGT en meilleure forme, constate le journal... Preuve que "les échecs d'aujourd'hui peuvent préfigurer les succès de demain", analyse Philippe Waucampt dans Le Républicain Lorrain... Les échecs d'aujourd'hui peuvent préfigurer les succès de demain... Une petite phrase que bon nombre de politiques peuvent méditer... "La Présidentielle dans un an", titre Le Parisien-Aujourd'hui en France, qui soupire : "Vivement qu'on tourne la page !"... Le Parisien-Aujourd'hui en France qui débute aujourd'hui une revue d'effectifs des forces en présence, et qui, pour le premier rendez-vous, publie un sondage qui place au second tour Ségolène Royal, à 53% des intentions de vote, devant Nicolas Sarkozy, à 47%... un sondage réalisé les 18 et 19 avril... Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, Olivier Picard note que, ce week-end, chacun a été obligé d'abattre ses cartes plus tôt qu'il ne l'aurait voulu... "Les ambitions s'affichent au grand jour", constate, un brin soulagé, l'éditorialiste... Bref, les acteurs sortent du bois... Eux, ce sont de vrais comédiens... Et ils auront droit aux honneurs, ce soir, puisque c'est la traditionnelle cérémonie des Molières... "Molières : le théâtre en quête d'un second souffle", titre La Montagne... Mais pour Le Parisien-Aujourd'hui en France, ces Molières vont se dérouler sous tension... On pourrait en effet revoir les intermittents envahir la scène, comme lors de la cérémonie des Césars, en février dernier... L'Humanité confirme : "Les Molières, farce ou tragédie ?"... Et le journal de raconter que l'un des spectacles qui devait être récompensé pour le Prix du Meilleur spectacle musical était "Un violon sur le toit"... Or, des artistes ont saisi l'Inspection du travail à l'automne dernier, pour qu'elle enquête sur les pratiques de la production de ce show... Les artistes dénonçaient l'incitation au travail au noir, le paiement des cotisations sociales par les salariés, le chantage à l'emploi... Du coup, ce spectacle ne devrait pas être récompensé, selon l'organisation des Molières... Les syndicats rouspètent : "On punit les artistes sans s'en prendre aux pratiques illicites des producteurs"... Côté cérémonie, ce soir, vous saurez tout en lisant Le Parisien-Aujourd'hui en France... Fanny Cotençon, Patrick Chesnay, Jean-François Balmer, Jean-Pierre Marielle, ou encore Stéphane Bern, remettront les trophées... Il y en a 13 au programme... La soirée, sur France 2, sera présentée par Karine Le Marchand, qui explique : "Mon objectif est de donner envie d'aller au théâtre"... Et elle, y va-t-elle ?... Eh bien, seulement deux à trois fois par an... C'est ce qu'elle confesse au Parisien... Et ça, c'est la fable bien connue du cordonnier mal chaussé...

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