La jeunesse tunisienne en manque de repères historiques. Lundi dernier, des élèves tunisiens ont passé leur bac de sport. L’usage veut que celui-ci soit célébré tous les ans, par un spectacle et que chaque établissement essaie d’impressionner les autres. Mais dans trois d’entre eux, la compétition est allée trop loin écrit Ramsès Kéfi sur RUE89. Des banderolles ont été été déployées sur lesquelles on pouvait voir des clins d’œil, via des dessins, au groupe Etat islamique, ou encore un dessin de Hitler en hommage au troisième Reich. Trois cas isolés certes, mais qui ont provoqué une vague d'indignation sur les réseaux sociaux// La majorité des internautes tunisiens pointent du doigt le manque de culture. Le journaliste de RUE 89 interroge un de ses contacts en Tunisie. Voici ce qu'il lui répond. Ce n’est pas parce que tu sais lire et écrire que tu es éduqué. En cours, on n’apprend rien. On s’éduque par YouTube, y compris sur Hitler. La révolution tunisienne a permis de libérer la parole, toutes les paroles, y compris au sujet du racisme. L'hebdomadaire POLITIS va plus loin. Ces jeunes tunisiens sont les enfants perdus de la Révolution. Ils ont été écartés de la reconstruction démocratique de leur pays. Leur frustration grandit parce que les perspectives d'emplois sont toujours aussi bouchées. Savoir regarder son passé, c'est oser l'affronter et l'accepter. Robert Guédiguian le cinéaste, raconte le sien dans L'HUMA ce matin. Quand j'étais enfant, j'allais chez mes grand-parents. Ils parlaient dans une langue que je ne comprenais pas. A l'école, j'étais le seul de ma classe à avoir ce nom en "ian". En fait, j'ai toujours su que j'étais Arménien même si l'histoire familiale ne m'a jamais été racontée. Robert Guédiguian l'a reconstituée par bribes. Sa grand-mère qui a fui l'Arménie. Un de ses oncles qui s'est échappé d'un convoi à 11 ans alors qu'il allait être déporté. Mais la prise de conscience est venue plus tard explique Robert Guédiguian à L'HUMA. Quand son premier film a été présenté à Cannes en 1981// Son oncle l'a appelé en sanglots. "Merci d'avoir gardé ton nom". En fait dit Guédiguian, à chaque fois qu'il le voyait sur une affiche, il savait que les Arméniens existaient toujours. Que l'Arménie n'était pas morte. Et que le génocide avait raté. L'histoire du génocide arménien, dont on commémore le centenaire aujourd'hui. De nombreuses personnalités se sont placés en première ligne pour qu'il soit reconnu. SLATE cite la famille Kardashian, André Manoukian, Amal Clooney, Charles Aznavour. L'EQUIPE évoque de son côté, les Djorkaëv, famille de footballeurs. Mathieu Martinière de SLATE cite la journaliste et militante Jeanine Paloulian. La liste des célébrités d’origine arménienne est impressionnante. Les Arméniens ont été condamnés à réussir. C’était même sur le passeport de nos parents: "Sans retour possible". A lire également dans la presse ce matin, les universités pénalisées. C'est acté selon LE FIGARO. Les universités économes vont être pénalisées cette année. Plus de 40 établissement qui disposent de réserves financières devront faire un effort de solidarité, envers les autres. D'après la Cour des comptes, cet excédent serait d'un milliard et demi d'euros. Et d'après Bercy et l'Education Nationale, 25% ne sont pas utilisés. D'où l'idée de ce geste de solidarité à 400 millions d'euros prévu au titre de la loi de finance 2015. Une décision inepte pour la Conférence des présidents d'Universités rapportée dans LES ECHOS. On ne met pas en péril ces établissements répond Najat Vallaud-Belkacem. Dans l'entourage de la ministre, on n'hésite pas à dire que si on peut cesser d'avoir des reportages sur des toilettes d'universités qui fuient et des chauffages qui ne marchent plus ou des vitres non isolées, tant mieux. Concrètement, les établissements sont clairement invités à investir plusse dans les années qui viennent sinon... On connait la suite. La suite de Rémy Pfimlin à France Télévision, on l'a connait. C'est une femme. Delphine Ernotte-Cunci a été nommé hier, par le CSA. Le Conseil supérieur de l'audiovisuel a choisi une femme de réseaux au profil de manager pour LIBéRATION. Après Mathieu Gallet à Radio France, le CSA a pris un nouveau risque. Celui de la nouveauté. Mais jusqu'au bout, cette nomination aura donné l'image d'une procédure chaotique, secrète et mal maîtrisée. Une pantalonnade selon Christophe Alix de LIBé. Rares sont ceux dans la presse ce matin, qui loue cette nomination. A l'exception de L'OPINION peut-être. Le journal raconte le parcours de ce bébé d'Orange. Car c'est là qu'elle a fait toute sa carrière. Elle a beaucoup contribué à humaniser les relations dans le groupe. Sur le dossier des suicides, elle a été prévenante, attentive, efficace. Les mauvaises langues diront qu'il n'était pas difficile d'apparaître chaleureuse après le management à froid et désincarné de Didier Lombard. Il n'empêche, elle y a mis du coeur se souvient un membre du comité de direction. Et puis Delphine Ernotte-Cunci s'est aussi fait le chantre de la mixité à Orange. LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE rappelle qu'elle a instauré une amende de 10 euros à chaque remarques sexistes de ses collègues au comité exécutif d'Orange. La nomination de Delphine Ernotte-Cunci par le CSA, on en reparlera tout à l'heure dans l'Instant M. Olivier Schrameck, le président du CSA sera l'invité de Sonia Dewiller. A lire également ce matin, la crise du requins au menu du voyage de la ministre des Outre-Mer à La Réunion. Le site CLICANOO annonce une rencontre avec les acteurs de la crise ce matin. L'émotion est toujours aussi vive sur l'île après la mort d'un jeune surfeur attaqué par un requin bouledogue. SUD-OUEST a interrogé Jean-Luc Arassus, le président de la fédération de surf. L'Etat est clairement défaillant face à une situation qui perdure. Imaginez que la même chose arrive à Nice ou à Marseille. Vous pensez qu'on en serait encore là, trois ans après. Les Réunionais ont le sentiment d'être sacrifiés. D'après LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE, l'autorisation de chasser le squale va être annoncée. Une pêche ciblée que redoute les opposants. La réserve sous-marine est fragile à la Réunion. On va perturber une biomasse qui a déjà du mal à se développer. Loin de toutes ces considérations, les objets connectés eux, se portent très bien. Lancement aujourd'hui, de l'Apple Watch en France. Enfin, surtout sur internet comme le rappelle LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. La montre intelligente n'est pas encore disponible en magasin. Il n'empêche, Apple va encore engranger des milliards. L'OBS s'est intéressé au côté obscur de la firme à la pomme. Elle est agressive, brutale, pratique l'optimisation fiscale. On ne se demande pas si le produit va vous plaire. La Watch, c'est juste un truc cool à avoir. Le géant de l'informatique a pris le contrôle de nos vies au point donc de nous faire désirer un nouvel objet dont nul ne perçoit l'utilité. Apple a changé notre rapport à la technologie. Il paraît qu'on consulte en moyenne 221 fois par jour notre smartphone. Faut-il avoir peur de ces objets connectés ? Question posée par le mensuel BOOKS ? Frigos reliés au web, montre qui mesure votre rythme cardiaque, jamais nos sociétés n'ont été aussi vulnérables selon BOOKS. Donc ne soyez pas surpris dans les jours qui viennent écrit Jean-Philippe Guillot dans LE BIEN PUBLIC de voir, des gens parler en sourdine à leur poignet. Comme mémère parle à son chien-chien avant de lui donner un su-sucre.

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.