Dans la presse ce matin, père Noël et Père Fouettard…

Et Catégorie « Père Fouettard », numéro 1 sans hésitation, Le Figaro, qui fustige les « mauvais comptes de Noël ». Editorial de Jacques-Olivier Martin : « le chômage grimpe depuis 30 mois, les prélèvements obligatoires sont à un niveau historiquement élevé, la croissance est anémique, et la dette publique progresse inexorablement : 2032 milliards d’euros… » Conclusion : « il y a bien longtemps que les français ne croient plus au Père Noël… »

Numéro 2 : Les Dernières nouvelles d’Alsace qui casse l’ambiance, en rappelant en une que non, il n’y a toujours pas de neige ! « Les stations alsaciennes ne peuvent pas accueillir les skieurs, le temps reste trop doux »

Père fouettard aussi, La voix du Nord qui nous fait la liste de « ceux qui ne passeront pas Noël ensemble » :

Entre autres, Martine Aubry et Patrick Kanner : « la maire de Lille a peu gouté que son adjoint entre au gouvernement.

Et surtout Dominique Strauss-Kahn et Dodo la Saumure, à cause du Dodo Sex Club que le second a tenté d’ouvrir.

Père fouettard enfin, Monseigneur Barbarin… Dans Le Progrès, le cardinal s’en prend aux élus qui font de la récup’ avec la nativité… de quelques bords qu’ils soient…

« La crèche est à nous et à tous, dit-il, ce n’est pas glorieux d’en faire un étendard politique… »

Et dans la catégorie Père Noël ? les optimistes ?

Libération d’abord, renommé « Libé anticrise ». « Les français ayant une fâcheuse propension à l’autocritique et au pessimisme morose, ce numéro entend prendre le problème de front… »

En finir avec « la France maso » donc, et donner 24 bonnes raisons de ne pas jeter 2014 à la poubelle…

Pèle mêle :

  • Philae, le petit robot solitaire posé sur la comète Tchouri…

  • Thomas Pikety, l’économiste dont le livre, « le capital au 21ème siècle » a assuré la notoriété mondiale.

  • Mais aussi, l’hépatite C, qui se soigne mieux, l’Espagne qui a finalement renoncé à abolir l’IVG, ou encore, les 6 mètre 16 sauté par le perchiste Renaud Lavillenie en février.

Pourquoi tant d’optimisme ? Réponse de Laurent Joffrin : « Parce que quand on voit tout en noir, on ne voit plus rien. »

Alors beaucoup de vos journaux plaide pour que triomphe de l’esprit de Noël. L’apaisement, la fraternité, la solidarité…

Solidarité souvent avec les chrétiens d’Irak pour la Croix, Ouest France et le Parisien.

Solidarité aussi avec ceux qui ne peuvent pas se payer Noël…

Reportage dans l’Humanité au Secours Populaire, dans les Yvelines… Distribution de cadeaux et de repas pour les fêtes… Et interview de Josianne Balasko, ambassadrice des Père Noël Verts du Secours Populaire : « nous avions pas mal d’espoir avec le retour de la gauche au pouvoir, il n’y a pas grand-chose qui bouge, dit-elle, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut baisser les bras et renier ses idées… »

Paradoxe, le père noël est passé aussi sur les marchés financiers… C’est à lire sur le site des Echos : « Wall Street inscrit son 50ème record de l’année, faisant de 2014 l’un des meilleurs millésime de l’histoire boursière américaine »….

Enfin, il y a ceux qui nous vendent du rêve…

En une de Paris Match… Ils sont nés les divins in-fants…

Albert et Charlène vous présentent les petits princes de Monaco, Gabriella et Jacques… Une photo qui honore à merveille l’esprit de Noël. Chemise à carreaux rouge flamboyante pour le prince, sapin chargé de déco en arrière-plan, et les deux enfants, dans les bras d’une Charlène habillée couleur neige… La princesse qui confie : « dans la chapelle de l’hôpital, j’ai prié pour tous, mais j’ai surtout remercié le seigneur… »

Et Dieu dans tout ça ? ce matin, la presse rend longuement hommage à Jacques Chancel…

Tous égrènent sa longue carrière, saluant l’intervieweur, l’homme de radio, de télé, de culture, et de sport aussi…

« Le Tour de France était une des passions de Jacques Chancel, raconte l’Equipe, de 85 à 89, il y présente une longue émission à la fin de chaque étape. « Au début les gens se demandait un peu ce qu’il faisait là, commente Patrick Chène, Chancel…. C’était monsieur Rostropovitch, ou monsieur Ménouhine, (…) mais il a fait l’unanimité tout de suite.. »…

Un mordu de sport écrit l’Equipe, passionné par les coureurs, que les scoops catégorie « dopage » ont mis bien mal à l’aise. D’après le journal, « la légende veut que Jacques Chancel ait reçu une confidence du patron du Tour en 88 : le contrôle positif du maillot jaune, Pedro Delgado… et Patrick Chène de décrire la prise d’antenne ce jour-là : « quand je suis arrivé sur le plateau, j’ai senti dans son regard qu’il savait aussi, on n’a pas échangé un mot. Il aimait tellement les coureurs, je crois que ça l’embêtait de donner l’information »

Laisser parler les gens. Les amener à dire leur vérité eux-mêmes plutôt que le faire à leur place.

D’ailleurs ses confidences à lui sont bien rares. Alors vos journaux retiennent deux choses : la liste panthéonesque de ses invités…

Et cette phrase, omniprésente : « et Dieu dans tout ça ? » Question posée à Georges Marchais. « Ce que l’on a oublié, commente Le Parisien, c’est la réponse du dirigeant communiste, (…) Marchais répond très franchement, et raconte sa communion et son enfance catholique… Le gentil chancel avait les moyens de le faire parler. »

Georges Marchais dont la mémoire est en jeu à Villejuif…

C’est L’Humanité qui raconte : « le nouveau maire de droite veut débaptiser le parvis Georges Marchais. » « Pour justifier sa décision, explique le journal, la municipalité a prétexté la proximité d’une résidence « Georges Mathé », un éminent médecin, dont le nom ressemblant trop à Georges Marchais entrainerait des confusions. »

« Arrogance et mépris », répond son fils Olivier Marchais, qui prie le nouveau maire de ne pas toucher à l’icône locale.

« Et Dieu, dans tout ça ? » Donc… il n’y a pas que Chancel pour poser la question…

Son SANSON

Oui, vous avez bien reconnu… c’est elle… mais pourquoi Véronique Sanson me direz-vous ? Parce que Jean-François Copé.

L’affaire est à élucider dans l’Obs. Le magazine a demandé à des personnalités de faire le portrait de celui ou celle qui « fera 2015 ».

C’est que Jean-François Copé joue régulièrement du piano assis, et révère Véronique Sanson. Il n’est plus président de l’UMP et déborde de temps libre pour prendre la plume alors il écrit : « enfin, elle revient ! Elle revient sur scène, et son public l’attend, (…) chaque fan a ses chansons préférées, dit-il, en voici trois pour rêver : « chanson pour une drôle de vie », que je joue chaque fois avec le même plaisir, « je me suis tellement manquée », si bouleversante, et « Bahia », tellement romantique. »

Difficile de ne pas sentir en filigrane le Copé de 2014, meurtri par l’affaire Bygmalion, et qui conclue, limite mélo, avec ce qui semble être sa bonne résolution pour 2015 : « puiser au cœur de sa vie pour toucher les cœurs, ne jamais tricher, voilà l’exigence à laquelle Véronique Sanson n’a jamais renoncé ».

Esprit de Noël, quand tu nous tiens….

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