La revue de presse du dimanche 24 décembre, par Rosalie Lafarge

Demain, vivrons nous tous comme des taupes ? On est en droit de se poser la question, quand on lit le hors-série du magazine The Good Life ! Il nous emmène directement en 2038 et s'interroge sur la ville de demain.   La planète n'est pas extensible, la population va continuer d'augmenter, alors où habiterons nous dans 20 ans ? 

Pourquoi pas sous terre ? Au Mexique, une agence d'architecte y pense. Elle a renversé la typologie du gratte-ciel pour en faire un gratte-terre.   Une tour de 65 niveaux, creusée dans le sol. La construction permet l'éclairage naturel et offre des conditions thermiques favorables nous dit-on. Après, forcément, ouvrir la fenêtre pour aérer devient une idée assez saugrenue.    

Saugrenue aussi, au moins pour certains, cette idée d'embaucher un robot comme hôte d'accueil d'un hôpital belge

Depuis plus d'un an maintenant, Pepper est chargé d'accueil à l'hôpital d'Ostende. Une première mondiale, mais un fiasco à en croire Usbek et Rica. Le magazine relève une accumulation de bugs et de problèmes techniques. Le robot n'est pas franchement autonome.  Pour fonctionner, il a besoin de calme. Un bruit parasite lui fait perdre ses moyens, ce qui est un peu fâcheux à l'hôpital.   

Et puis l'un des atouts mis en avant de Pepper, c'était sa capacité à accompagner un patient perdu jusqu'à la bonne porte. Sauf que la machine s'arrête au moindre obstacle, et les ombres ou les rayons de soleil projetés sur le lino, le robot les interprète comme des obstacles.   

Pourtant, sur le site de l'entreprise qui programme la machine, on nous vante un robot qui va de chambre en chambre pour prendre des nouvelles des patients, un robot également capable d'avertir le personnel si quelqu'un a besoin d'aide.  

Usbek et Rica a interrogé le patron de cette société sur cette "coquette distorsion". Il a joué l'étonné : « Nous avons écrit ça ? Non non, les robots humanoïdes de service ne sont aujourd'hui capables que de tâches répétitives et de bases. Je vais taper sur les doigts de mon service com'... ». Conclusion malgré tout : la généralisation des robots à l'hosto n'est a priori pas pour demain.    

Perspective plus proche cette fois, celle de la sortie de prison à venir de plusieurs détenus condamnés pour terrorisme 

C'est l'objet d'une enquête du Journal du Dimanche. Dans les deux ans qui viennent, la justice va se trouver face à un casse tête, prévient le JDD : celui de gérer la sortie de prison de plusieurs dizaines de jihadistes. Leurs peines vont arriver à terme. Et après ? Que fait-on après ? Est-ce qu'on surveille, comment on surveille, qui on surveille ? 

Parce que la grande inconnue, c'est le degré de dangerosité de ces détenus libérables. La chancellerie se dit prête à faire face et promet une note de signalement pour chaque détenu radicalisé qui sort. Le ministère de l'Intérieur confirme : pour chaque individu, un service aura la charge de lever le doute ou de confirmer la dangerosité.   

Plutôt que d'aborder les perspectives, certains titres préfèrent dresser le bilan de l'année écoulée

Les héros de 2017 dans Paris Match, les plus beaux exploits sportifs de l'année en photo dans l'Equipe magazine et le prix de l'entreprise qui vous a le plus pourri la vie cette année. Décerné par le magazine 60 Millions de consommateurs, il revient à SFR. Pannes interminables, résiliations compliquées, hausse des tarifs en plein été : l'opérateur est champion.  

C'est le moment d'aller lire cette enquête sur Les jours.fr : "Chez SFR, le travail abîmé". D'anciens salariés expliquent ce qui les a poussés à partir et notamment "la honte". Vis à vis des prestataires éliminés, des fournisseurs non payés mais aussi des clients maltraités et de l'image dégradée.   

Et si les solutions d'avenir étaient, parfois, celles du passé ?  

Dans le Jura, on relance la bonne vieille consigne des bouteilles en verre. A l'heure où l'on pense "revalorisation", "recyclage", la pratique la plus écologique reste la consigne. Et c'est à lire sur le site de Bastamag. Dans les années 1970, on a globalement arrêté de rapporter les bouteilles en verre, ce n'était plus assez rentable. 

Aujourd'hui, certains pensent toujours que ça coûte plus cher et que c'est plus polluant de s'y remettre. Faux répondent les porteurs du projet dans le Jura. Préférer la consigne à la refonte des bouteilles, c'est rejeter beaucoup moins de dioxyde de carbone. Et oui... visiblement, c'était mieux avant !   

Mais l'adage ne s'applique pas à tout : la preuve dans Le Parisien Aujourd'hui en France, avec un article sur l'application Sauv Life, qu'on pourrait surnommer le Tinder de la crise cardiaque. Dans les deux cas, ce sont des affaires de cœur, mais pas tout à fait les mêmes. Si Tinder permet de faire des rencontres, Sauv Life, pensé par un médecin urgentiste, a l'ambition de sauver des vies.  

L'idée de base : géolocaliser, sur la base du volontariat évidemment, les personnes capables de pratiquer un massage cardiaque. Quand le Samu reçoit un appel, il déclenche les secours et l'application. Il peut ainsi guider un volontaire vers un défibrillateur, puis vers la victime. Un précieux gain de temps potentiel quand on sait qu'en France, il faut en moyenne 10 à 13 minutes aux secours pour intervenir.   

Les progrès de la technologie accouchent parfois d'initiatives plus étonnantes !  

Dans son numéro du week-end, Libération nous offre un tour d'horizon des accessoires d'aujourd'hui les plus absurdes. Des solutions aux problèmes qu'on n'avait pas !  Comme ce grille pain connecté qui toaste la météo du jour sur la tartine. Ou cet oreiller connecté qui nous dit qu'on a mal dormi (au cas où on ne l'aurait pas remarqué tout seul).   

Mais le summum du malaise pour Libé, c'est un matelas. Équipé d'un système de détection d'amant, il envoie une alerte quand il identifie une séance de galipettes. Tout compte fait, c'était donc peut-être vraiment mieux avant alors ? 

Pour les cadeaux de Noël, ce n'est pas sûr. Allez faire un tour sur le Huffingtonpost ! Un épluchage en règle de vieux journaux a permis de dresser la liste des tendances d'avant-guerre. On apprend, par exemple, qu'entre 1931 et 1939, il n'était pas rare d'offrir une visite médicale, un examen de la vue, ou même une assurance vie à un proche. Priorité à l'utile !

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