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"Les seins nus, ça ne se fait pas"  

Non monsieur.  Ça ne se fait plus sur nos plages.  Canicule ou pas.  C'est Le Parisien Aujourd'hui en France qui nous l'explique ce matin, avec en guise d'expertes en chef Michelle et Jocelyne.  "Taties caramel".  C'est leur surnom à Port-Saint-Louis, dans les Bouches-du-Rhône.  Parce qu'elles ont la "couleur ambrée du sucre roussi".  Et que ce sont des pros de la plage.  Petit siège. Avec dossier. Visière.  Pour regarder pépères, les autres déambuler.  "Les seins nus, c'était une façon de dire "le regard des autres je m'en fous", disent-elles. Le Parisien s'appuie, aussi, sur une étude.  Aujourd'hui, seulement 19% des Françaises de moins de 50 ans se mettent parfois seins nus. Elles étaient 43% en 84 !  Le monokini dégringole donc.  Les raisons? Les messages sanitaires. Attention à votre peau.  La crainte d'être reluquée.  Et même, selon Le Parisien, la peur d'être agressée. Valérie 55 ans, exception repérée enfin, péniblement, par le quotidien raconte qu'elle aime même se mettre bien en retrait.  Pour lézarder à poil. Jeu du chat et de la souris avec les policiers municipaux.  "Ils m'ont surprise la dernière fois... Le temps que je les voie arriver, j'étais toute emmêlée dans mon string".  Exceptionnelle, je vous disais. 

La canicule dans vos journaux ce matin

Avec une certaine fascination pour les records.  Les pics. Le jamais vu.  Les chiffres, il est vrai, impressionnants. Une de la Charente Libre : "La Charente tutoie ses records". Une du Progrès : "39.8 en 1983. Nouveau record en vue?"   Et que boit-on? Que mange-t-on en pleine canicule?  Point conso, dans Les Echos ce matin.  Sans surprises, les glaces plébiscitées.  Exemple lors du dernier épisode caniculaire, fin juin.  Les glaces en bac.  Chiffre d'affaire en hausse de ... 46% par rapport à l'an dernier, même période.  L'eau aussi est appelée à la rescousse. En bouteille. Plate ou gazeuse.  Préférée aux sodas. Et à la bière "contrairement aux idées reçues" précise les Echos.  Le gaspacho aussi.  Potage de légumes frais.  Vente en hausse de 30%. 

Le Progrès qui choisit de vous parler d'un autre effet des fortes chaleurs.  Les maisons qui flanchent.  Les murs qui se fissurent.  Avec l'histoire de Françoise.  Après la canicule de l'an dernier, elle a dû quitter vite vite son domicile dans le Rhône.  Pourquoi?  Parce que sa maison est bâtie sur un terrain qui contient de l'argile.  Que la canicule a resserré la terre.   Que les murs ont bougé.  Trop bougé.  Bientôt, un expert en assurances rendra visite à Françoise.  Ce n'est, pour elle, pas encore gagné.    

La PMA pour toutes en Une de vos journaux également

Projet de loi sur la bioéthique présenté ce matin en Conseil des Ministres. Au delà des pour et des contre.  Au delà des valeurs des uns et des autres. Au delà des histoires personnelles aussi... La faisabilité : comment accompagner au mieux. Angle choisi par Le Figaro et La Croix ce matin. Dans le Figaro d'abord.  Interview de la présidente de la Fédération française des centres de dons.  Plutôt satisfaite de la loi qui se prépare.  Mais ... des questions, pas mal, quand même.   "Au Royaume Uni, quand l'accès à la PMA a été étendu... les centres ont doublé, puis triplé leur activité annuelle".  Nous avons besoin de plus de praticiens.  De plus de psychologues.  Plus de gamètes aussi, dit-elle en substance.  La chef d'un laboratoire de Fécondation In Vitro, à Clamart, près de Paris ajoute dans la Croix "aujourd'hui, les couples hétéros infertiles doivent attendre entre un an et 18 mois pour voir leur demande satisfaite.  Si la loi change... sans moyens supplémentaires... toute le monde va en pâtir".   

François de Rugy, "L'homme qui démissionne plus vite que son ombre"

Les mots sont du Canard Enchaîné ce matin.  Cet homme donc, qui était photographié tête baissé il y a quelques jours, la tient bien haute, sa tête, dans Libération ce matin.  Main projetée en avant comme pour dire stop, il s'estime blanchi.  Mediapart insiste. Et répond pas vraiment, non. Le rapport de l'Assemblée qui vous dédouane est une farce.  Puisque c'est un ancien de vos subordonnés qui l'a supervisé.   

Et Libération questionne, plus largement ce matin les "Palais de la République".  Ces "Ors qui font désordre".  "Faut-il bazarder les prestigieux hotels qui abritent les ministères".   Ils sont classés "Monuments historiques".  Travaux compliqués et hors de prix. Et ces dorures ne monteraient-elles pas à la tête?  Oui mais... un déménagement coûterait cher, très cher aussi.  Il faudra donc faire avec les vieux palais aristocratiques.  Mais comportement modeste, sobre et respectueux exigé.   

La galère des petites mains des trottinettes électriques

C'est dans Basta Mag ce matin.  "Aux côtés d'un juicer, travailleur ubérisé" dont le job est de récupérer les trottinettes laissées un peu n'importe où, recharger ces trottinettes  et les redéployer la nuit ou au petit matin de préférence.  L'article mis en avant est tiré du Ravi, journal d'enquête et de Satire en région PACA.  La plateforme pour qui travaille Yanis, à Marseille, s'appelle Lime.  Start-up californienne.  Elle lui a fourni 6 chargeurs.  Yanis a dû en acheter 24 en plus pour pouvoir hisser à bord de son utilitaire, payé de sa poche aussi, jusqu'à 30 trottinettes par jour.  Yanis les géolocalise d'abord.  Téléphone en main au volant.  Il se gare à la va vite. Sur un trottoir. Au bord d'un rond point.  Il doit aller plus vite que le concurrent.  Il est payé ... 5 euros par trottinette récupérée.  Et bien sûr, l'électricité, la recharge est à ses frais.  Mais lui dit quand même, qu'avant, il bossait pour Uber. Uber, c'est "l'arnaque". 

Une action collective contre Uber Eats dans le Midi Libre

Un avocat toulousain lance une action collective de livreurs contre Uber Eats.  Plateforme de livraisons de repas à domicile.  Subir Uber?  Non : Agir !  Le contrat de mon client, doit être requalifié en CDI, explique-t-il.  Parce qu'Uber Eats fait croire que ses livreurs sont indépendants... alors que pas du tout.  Ils sont dans un lien de subordination.  Ils dépendent d'un algorithme qui leur dit quoi faire. Tout de suite. Et les déconnecte en cas de réponse trop tardive.  Cet avocat, à lire dans le Parisien également, demande à tous les livreurs du géant américain de s'inscrire sur un site internet avant le 30 octobre.  Action collective en justice à venir. 

La misère à Hong Kong en Une du New York Times 

Passionnant papier sur la vie dans cette ancienne colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 97.  7 millions d'habitants.  Manifestation et répression en ce moment.  Là-bas, les loyers sont bien plus chers qu'à New York. Londres. Ou San Francisco.  Journées de travail les plus longues au monde aussi.  1 habitant sur 5 est pauvre.  Vivre dans des appartements divisés en plusieurs morceaux n'est pas exceptionnel.   On les surnomme, ces appartements, "les cages".  Car ils sont constituées de vraies cages, grillagées.  Avec à l'intérieur matelas et quelques vêtements.  Pour une tentative d'un minimum, minimum d'intimité.    

Le commissaire Maigret raconté dans Telérama ce matin 

"Lent, lourd, mais doué pour sonder les âmes", le commissaire à la pipe de Georges Simenon a 90 ans.  Et ses enquêtes racontent la dure condition humaine.   Pierre Assouline, biographe de Simenon raconte qu'il ressemble quand même beaucoup à son créateur, Maigret.  Comme Simenon, "il fume donc la pipe, tout le temps". "Origines modestes et provinciales".  "Devenu flic après une vocation de médecin ratée".   Maigret, ce qui l'intéresse surtout, c'est de savoir qui a tué et pourquoi.  "Comment diable en est il arrivé là"...  "Qu'est ce qui transforme un homme ou une femme ordinaire en  criminel".  Plus d'empathie pour le coupable...  Que pour la victime. 

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