Conjugaison politique.

Deux hommes font la Une de la presse ce matin. François Fillon, candidat des Républicains à la présidentielle qui a reconnu des erreurs, hier soir, à l'Emission politique de France 2, sur cette fois, ses costumes. Et qui s'en prend à François Hollande. Et Jean-Yves Le Drian, qui apporte son soutien à Emmanuel Macron. Alors, difficile de faire une choix. Conjugons d'abord au présent. Dans OUEST-FRANCE, ce matin, Jean-Yves Le Drian, ministre de la Défense de François Hollande, s'explique. Montée du Front National, menace terroriste, Europe. Emmanuel Macron est le seul qui porte les valeurs qui sont les miennes. J'ai souhaité une majorité diverse en Bretagne. Le compromis n'affaiblit jamais. Il y a des similitudes sur ce point avec Emmanuel Macron. Mais je reste socialiste. Je ne suis pas membre d'En Marche !

Voilà pour les mots. LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE décrit les coulisses de cette décision.

Un élu Breton assure que Jean-Yves Le Drian a fait ce choix, parce qu'il n'aime pas Benoît Hamon. Il ne peut pas le blairer depuis 1997. A l'époque, le candidat PS avait perdu au second tour des législatives dans le Morbihan. Au lieu de labourer le terrain pour s'implanter, il a déserté. Et ça, Jean-Yves Le Drian n'a pas digéré. Pas plus que la fronde contre François Hollande. Jean-Yves Le Drian a affronté des tempêtes durant ce quinquennat, écrit LE FIGARO. Il a survécu à tout. Pas un pli sur son treillis. Pour Emmanuel Macron c'est un soutien de poids. Car ce pilier du gouvernement est autant respecté à gauche, qu'à droite. Et Emmanuel Macron qu'en dit-il ? Pas un mot dans l'interview accordée à LIBERATION à la veille du 60ème anniversaire du traité de Rome. Emmanuel Macron parle Europe. Il veut un couple franco-allemand solide. On ne peut pas être timidement européen. Sinon on est déjà perdu. Emmanuel Macron tout en contrôle.

Contrôle de la parole et des images.

On savait qu'il travaillait sa voix avec un chanteur d'opéra. Moins que la reine des peoples était à son chevet. Michèle Marchand, Mimi pour les intimes, se découvre en 10 pages dans VANITY FAIR. Depuis 20 ans, Mimi tire les ficelles de la presse people. François Hollande en scooter ? Elle n'était pas loin du papparazzi. Nicolas Sarkozy et Carla Bruno à Eurodisney ? C'est elle. Brigitte Macron en maillot de bain cet été ? C'était son idée. Elle est partout, sait tout. On peut la voir désormais au premier rang des meetings d'Emmanuel Macron. Car elle est devenu l'amie de Madame, grâce à Xavier Niel, le patron de Free qui les a fait se rencontrer. Ce matin là à son bureau de Levallois, cigarette en main, elle bouillonne sur ses trois téléphones. "Ohé, faut vous remuer bande de veaux ! Sinon je vous envoie faire la manche !" Titi 17 ans, jeune paparazzi entre. Mimi l'attrappe par l'oreille... le tire vers son bureau. "Tu te fous de moi, tu balances des photos sans légende ? Tu nous prends pour une poubelle ?" Mimi a un côté gavroche dit Carla Bruni. Son CV est un roman. Garagiste à Los Angeles, mariée à des gangsters et aujourd'hui, à un policier. Elle a connu la prison. Faut que ça chauffe dit toujours Mimi. Qu'est-ce qui vous fait courir lui demande Vanity Fair ? J'sais pas. L'adrénaline. Bien faire mon métier de journaliste.

Quoi d'autre dans la presse ?

Le cauchemar du personnel de l'hôpital de la Timone à Marseille. Un journaliste de LA PROVENCE a assisté à une réunion syndicat direction. Les mots sont forts. Une infirmière raconte une jeune femme de 29 ans, atteinte d'un cancer, obligée de repartir chez elle, parce que sa chambre était infestée de cafards. Une autre infirmière déplacée dans la nuit dans un autre service. Seule, sans les bonnes seringues. Elle appelle en pleurs un cadre. Le délégué CGT lance à la direction : "On vous donne une semaine, sinon on bloque les entrées de la Timone." La salon du livre à Paris. Le secteur de l'édition est en panne peut-on lire dans les pages saumon du FIGARO. Il paraît que c'est le cas à chaque présidentielle. Les gens achètent moins de livre. Celui qui s'en tire le mieux, c'est le poche. Le poche représente une vente de livre sur trois. Lui aussi avait écrit un livre. Un beau livre sur la cuisine, la gastronomie. Mes chemins de tables. JP Géné est mort. Le journaliste qui officia à LIBERATION et au MONDE était un adversaire acharné de la malbouffe, un défenseur aussi de la dépénalisation du cannabis. Il défendait mordicus la quiche Lorraine. Il avait le goût des mots. Sur le site du MONDE, Bruno Philippe en relève quelques uns. Deux et vins font Troyes (la ville), Saint Marcelin, coulez pour nous. En février, on dégoupille la grenade. Nous n'aurons maheureusement pas la version de mars.

Errare humanum est, perseverare diabolicum.

L'erreur est humaine. S'entêter dans l'erreur est diabolique. Locution latine que l'on peut lire en partie en préambule de l'article du service Désintox du site de LIBERATION ce matin. Les journalistes qui ont regardé hier, François Fillon ont fait les comptes. Depuis les premières révélations du CANARD ENCHAÎNE, il n'arrête pas de reconnaître des erreurs. Conférence de presse du 6 février sur les soupçons d'emplois fictifs de sa famille. C'est une erreur. 14 février à la Réunion, au FIGARO : "J'ai demandé aux Parlementaires de me donner 15 jours. C'est une erreur." 1er mars, deuxième conférence de presse. La France est plus grande que mes erreurs. Et ainsi de suite, manifestation du Trocadéro, journal de France 2, débat sur TF1 lundi et hier soir encore. François Fillon, loin de battre sa coulpe, ne se remet pas en cause écrit le service Désintox de LIBERATION. Il verse même dans le complotisme en visant hier directement François Hollande et son supposé «cabinet noir». Démenti du chef de l'Etat. Et démenti aussi des journalistes auteur du livre Bienvenue place Beauvau, les secrets inavouables d'un quinquennat dont VALEURS ACTUELLES publie ce matin, des extraits. Et auquel François Fillon fait référence. C'est l'accusé accusateur pour LE HUFFINGTON POST. Les faiblesses de l'homme sont en train de saborder le projet du candidat conclut Françoise Fressoz du MONDE.

Quoi d'autre dans la presse ?

Le cauchemar du personnel de l'hôpital de la Timone à Marseille. Un journaliste de LA PROVENCE a assisté à une réunion syndicat direction. Les mots sont forts. Une infirmière raconte une jeune femme de 29 ans, atteinte d'un cancer, obligée de repartir chez elle, parce que sa chambre était infestée de cafards. Une autre infirmière déplacée dans la nuit dans un autre service. Seule, sans les bonnes seringues. Elle appelle en pleurs un cadre. Le délégué CGT lance à la direction : "On vous donne une semaine, sinon on bloque les entrées de la Timone." La salon du livre à Paris. Le secteur de l'édition est en panne peut-on lire dans les pages saumon du FIGARO. Il paraît que c'est le cas à chaque présidentielle. Les gens achètent moins de livre. Celui qui s'en tire le mieux, c'est le poche. Le poche représente une vente de livre sur trois. Lui aussi avait écrit un livre. Un beau livre sur la cuisine, la gastronomie. Mes chemins de tables. JP Géné est mort. Le journaliste qui officia à LIBERATION et au MONDE était un adversaire acharné de la malbouffe, un défenseur aussi de la dépénalisation du cannabis. Il défendait mordicus la quiche Lorraine. Il avait le goût des mots. Sur le site du MONDE, Bruno Philippe en relève quelques uns. Deux et vins font Troyes (la ville), Saint Marcelin, coulez pour nous. En février, on dégoupille la grenade. Nous n'aurons maheureusement pas la version de mars.

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