L'Opinion et la Croix s'inquiètent de nos libertés durablement confinées. Des couturières s'organisent pour tisser des masques, la Voix du Nord, Sud-Ouest. Le philosophe Lucien Sève est mort, qui avait voué sa vie à Marx et à in communisme encore à naître, seuls l'Humanité, Regards et la Marseillaise le pleurent.

On parle de couturières...

Et d'une armée qui se lève à la Une de la Voix du Nord, « dix mille couturières prêtes à en découdre » titre le journal qui ont répondu a une association, le souffle du Nord! pour prêter main-forte de chez eux à l’entreprise Lemahieu, connue pour une marque culte, le slip français, mais qui fabrique des masques de tissus lavables à 60 degrés pour les personnels soignants… Lemahieu livre aujourd’hui, et les volontaires vont recevoir un kit de couture pour prendre le relais, Adeline est prête elle n'a pas de balcon pour applaudir les soignants, mais confinée elle se débrouille en couture... En avant...

Je lis une même volonté dans Sud-Ouest car dans la plaine de Nay, Pyrénées-Atlantiques, des médecins sans masques ont appelé des couturières a la rescousse, cela s'est fait simple comme un texto envoyé la semaine dernière par Delphine Ducos médecin à Bénéjacq à  Mélanie Le Mercier, couturière à Bénéjacq, laquelle Mélanie a mobilisé vingt couturières et a déjà produit 250 masques, que l’on fait passer comme dans la clandestinité. Chaque soir chacune dépose le fruit de son travail à son portail et le kyné de Bénéjacq collecte les masques et les apporte au centre pour malades du coronavirus, qu’ont créé les médecins du coin... Car les toubibs eux aussi sont autogestion! Je lis la modestie de la couturière Le Mercier. Pour se protéger du virus dit-elle: « en premier, il y a le confinement, ensuite les règles barrières, puis les masques FFP2 et chirurgicaux, et après ça, il n’y a rien. Nous, on s’est mis juste avant le rien. »

Je me suis demandé ce qu’en aurait théorisé un philosophe qui croyait que des individus libres tous ensemble aboliraient le capitalisme. Lucien Sève, il écrivait des livres lourds d'une science politique qu’il semblait être le dernier à défendre,  l’Humanité, la Marseillaise et Regards, la presse du communisme rémanente et fragile parlent de cet homme dans des mots bouleversés, et le silence des autres dit autant que les nécrologies. Sève avait voué sa vie à Marx, il affirmait que le communisme était encore à naître, que l’URSS  et la Chine, n’avaient été que l’usurpation d’un mot, mais désormais tout était possible et nécessaire contre un capitalisme entré en folie  suicidaire… « L’heure est venue, disait-il  d’engager pour de bon le passage au communisme », dont il voyait les prémisses dans les combats du siècle et les luttes des femmes.

Aurait il aimé nos couturières, Lucien Sève mort nonagénaire du coronavirus contre lequel s’unit une part du peuple de France…

On s’inquiète de nos libertés ce matin…

Dont la fragilité est plus immédiate que l'espérance communiste. l’opinion prend au sérieux ce que l’état d'urgence sanitaire  fait subir au droit; Bien sur, le Parlement a voté rassure Ouest France mais l’opinion souligne que Les questions prioritaires de constitutionnalités ont été  suspendues, et constate que les élus n‘osent pas saisir le conseil constitutionnel sur un texte « potentiellement liberticide », dit la juriste Anne Levade. « Il échappe à tout contrôle de constitutionnalité alors qu’il concerne 100 % des libertés : aller et venir, se réunir, entreprendre, faire des contrats... »

Les questions juridiques passionnent moins la presse et sans doute les lecteurs que l’urgence d’une guérison, quand l’affaire de la chloridrine du professeur Raoult fait les Une du Parisien , de Libération de Ouest-France, quand le Monde raconte un Ehpad des Vosges où vingt personnes sont mortes depuis dix jours..

Mais l’Opinion insiste. Un ordre d’exception s’installe dont on ignore comment on sortira. L’état d’urgence antiterroriste avait duré deux ans, avant de se fondre dans le Droit commun...

Le Figaro raconte une application de surveillance qiui pourrait accompagner la fin du confinement. Le site de Libération montre Jean confiné a Taïwan qui doit envoyer a la police des selfies où il prend sa température. Les démocraties occidentales ressembleront à la Chine a prophétisé dans le Point le philosophe allemand Peter Sloterdijk. 

La Croix se demande si nous vivrons durablement dans une « liberté confinée », et le juriste Nicolas Hervieu s’inquiète de l’avis rendu dimanche par le Conseil d’Etat, la  plus haute juridiction administrative, qui a demandé au gouvernement de durcir le confinement.  « C’est au pouvoir politique qu’il revient d’imposer des mesures coercitives, dit Nicolas Hervieu. Mais l’office du juge est au contraire de protéger les libertés. C’est la première fois que le juge somme un gouvernement de restreindre les libertés. Il y a là un renversement inquiétant. »

Il faut être tatillon sur les principes comme sur les mots. Dans le Monde, la philosophe Claire Marin réfute le mot de guerre qu’utilisent nos gouvernants, ils se méprennent alors sur l’essence du vivant… Elle admet cependant que les hôpitaux sont en situation de guerre, et que le confinement peut y ramener. Claire Marin a écoutée les textes poétiques que livre sur le site du Théâtre de la Colline le dramaturge Wajdi Mouawad, qui fut confiné sous les bombes pendant la guerre du Liban. Ils sont de fait, magnifiques.

Et on termine avec un guerrier…

Qui  fut assassiné par des citoyens romains redoutant une dictature, Jules César, qui m’apprend le Populaire du centre et avec lui tous les journaux du groupe Centre france, prit des bains au coeur de l’épaisse forêts de Peyrat-Le-Château en Haute-Vienne,: on y trouve une baignoire de granite de 2 m10 de diamètre avec un banc pour s’asseoir, que les esclaves de César auraient taillé et transporté pour lui pendant la guerre des Gaules, elle n’est jamais vide, on ne peut la bouger,  et est entourée d’un halo de magie, on voit la nuit parfois lis-je César se lave

Contact
Thèmes associés
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.