"La vie et rien d'autre"... "Même pas un autographe ?", demande Saint-Pierre... C'est le dessin de Ranson, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, pour saluer la disparition de Philippe Noiret... Le journal, d'ailleurs, affiche une édition spéciale, pour rendre hommage "au plus élégant de nos acteurs"... L'élégance... C'est que retiennent tous vos journaux... "Philippe Noiret, la mort d'un gentleman", pour Le Figaro... "Noiret témoigne d'un demi-siècle de talent et d'élégance"... Le Figaro qui se souvient... "Il cultivait son image d'élégance d'un autre siècle... C'est son père, vendeur dans la confection, qui lui a donné le goût des beaux vêtements, des étoffes luxueuses, et surtout des mots"... Le Figaro qui rapporte les propos de Philippe Noiret sur sa relation au cinéma... "Je ne vais jamais au-devant d'un rôle... J'attends qu'on me le propose... Cela présente deux intérêts : la jubilation de jouer ce que les autres attendent de vous, et une occasion de juger lucidement où l'on en est"... Bruno Théveny, dans Le Journal de la Haute-Marne, résume ainsi la carrière de Noiret... "Juge, spadassin, policier corrompu ou tendre poulet empruntent aujourd'hui un taxi mauve pour un voyage sans retour, laissant derrière eux Alexandre le Bienheureux et l'horloger de Saint-Paul remonter le temps"... "Il n'était pas une star... Il était bien plus : un acteur"... Et Bernard Revel, dans L'Indépendant du Midi, poursuit... "Un acteur populaire, traversant de son pas tranquille plus de 50 ans de cinéma, qu'il fût français ou italien"... "Addio à Noiret"... La Repubblica salue d'ailleurs "la disparition d'un grand du cinéma"... La Stampa veut se souvenir de l'amateur de comédies italiennes... A Bruxelles, c'est "Philippe le Bienheureux" que Le Soir garde à l'esprit... "C'était un habitué des caractères complexes", explique le journal allemand Die Welt... Et en Espagne, El Mundo se souvient du protagoniste de "Cinéma Paradiso"... "Cinéma Paradiso" en vrai... Comme un hommage... C'est "Ciné de campagne", dans le mensuel Village Magazine... Un dossier sur l'avenir de la diffusion du cinéma en France, à l'heure du DVD et du home-cinéma... Le magazine est allé à la rencontre des cinéphiles qui, à la campagne, refusent de baisser les bras... Il y a le camion de cinémobile en Bretagne, qui attire les cinéphiles dans la gare désaffectée de Carhaix... Il y a aussi "Cinévadrouille", en Isère, qui apporte ses bobines dans des villages situés jusqu'à 1.800 mètres d'altitude... Là, les projections ont souvent lieu dans des relais de ski de fond... Et les projectionnistes sont, dans la vraie vie, boulangers ou instituteurs... Alors sûr que Philippe Noiret aurait aimé les rencontrer, ces cinéphiles ruraux... lui qui disait... c'est à lire dans Le Figaro... "Je suis le plus heureux des hommes, le nez au vent, assis sur un banc, au soleil dans mon jardin"... Plus de 100 films, Philippe Noiret... Les titres peuvent donc s'égrenner au fil de l'actualité... "Contre l'oubli"... Pour ce reportage dans L'Express... une rencontre avec les rescapés du goulag tropical... On parle de Cuba... loin des plages de sable fin et des langoustes grillées des tour-opérators... Dans L'Express donc, portrait de plantados... ces anciens détenus politiques aujourd'hui en exil... Ils racontent comment ils ont résisté à la sauvagerie des prisons castristes... Il y a, par exemple, Mario Chanes de Armas, âgé de 80 ans... Axel Gylden l'a rencontré dans la chambre 103 d'un hospice de Miami, en Floride... Cet homme-là fut l'ami intime de Fidel Castro avant de devenir, pendant 30 ans, son prisonnier personnel... C'est la face cachée de la révolution cubaine... Parce qu'en 56, Mario Chanes est avec Fidel et Raul Castro... avec Che Guevarra également... Avec eux, il débarque clandestinement à Cuba... Et deux ans plus tard, c'est avec eux qu'il fait triompher la révolution cubaine... Et ensuite, Mario Chanes déchante... Lui, le démocrate sincère, réalise que les élections libres ne sont pas au programme... Et quand Fidel lui a révélé qu'il était communiste, "Mario lui a mis son poing sur la gueule", raconte sa soeur... Alors ensuite, Mario a été accusé de planifier l'assassinat du Lider Maximo... Il a été condamné à 30 ans de prison... un voyage dans les ténèbres... Tortures, travaux forcés, privations, isolement... Rien ne lui a été épargné... Mario Chanes est loin d'être un cas isolé, rappelle le journaliste de L'Express... Et si on les appelle les "plantados", c'est qu'ils forment une catégorie de détenus à part... Ils endurent les pires humiliations avec un stoïcisme sans limites... Un autre plantado, Huber Matos, 67 ans, explique que si les frères Castro haïssent les plantados, c'est parce que ces derniers ont une conscience politique, une dignité et des principes moraux... Anna Rodriguez, qui a passé 19 ans derrière les barreaux en compagnie de rats et de moustiques, n'a qu'un regret : que les plantados soient passés directement des cachots cubains aux oubliettes de l'Histoire... "Le monde n'a pas voulu nous écouter, dit-elle... Tant de gens veulent croire qu'il existe un monde rêvé, idéal, mythique, appelé "Cuba"... Alors, conclut le journaliste de L'Express, que les admirateurs de Fidel sachent que leur aveuglement peut faire aussi mal qu'un passage à tabac... "Le secret"... Le secret, c'est la grammaire... Sans elle, point de salut dans vos journaux, ce matin... "Il faut rétablir la leçon de grammaire", affirme La Croix... "La grammaire, nouveau chantier de Gilles de Robien", titre de son côté Le Monde, qui explique... "Les linguistes Alain Bentolila et Dominique Desmarchelier, ainsi que l'académicien Erik Orsenna, remettront la semaine prochaine au ministre de l'Education nationale leurs propositions sur l'enseignement de la grammaire, du primaire au collège... Parmi les 10 principes retenus : le retour de la leçon de grammaire"... Et dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, Alain Bentolila explique que la grammaire est trop négligée à l'école, alors qu'elle est capitale... "capitale pour la construction des phrases... pour la qualité de l'écriture, qui se perd tant aujourd'hui... A l'oral comme à l'écrit, la grammaire conditionne la capacité des enfants à expliquer, à argumenter, à exposer leur pensée à quelqu'un"... L'importance du langage... Le choix des mots... C'est dans Le Monde... "Ségolène Royal dira "vie chère" plutôt que "pouvoir d'achat"... Le Monde raconte que la candidate a invité les maires socialistes à lui faire remonter les préoccupations des Français... et surtout à l'alerter sur les mots qu'ils emploient pour en parler... "Vie chère" donc, au lieu de "pouvoir d'achat"... Les partisans de la candidate socialiste à la Présidentielle devront aussi s'accoutumer à parler de "petite retraite" plutôt que de "pension modeste"... Des maires qui se sont sentis flattés de se retrouver au centre du dispositif Royal... même si certains sont un peu perplexes, constate Le Monde... "D'accord, elle a une vraie sensibilité populaire, mais de là à dire que les gens ne comprennent pas "pouvoir d'achat"... s'étonne ainsi l'un d'entre eux... Mais la question est : "Royal est-elle vraiment populaire ?"... C'est ce que se demande Libération ce matin... "Avec elle, le PS croit au retour d'affection populaire, explique le journal... Boudé depuis 10 ans par les ouvriers et les employés, le parti pense que Ségolène Royal peut les faire revenir"... Alors Libé constate que, du côté des sondeurs, on est convaincu que la candidate mord de manière forte sur l'électorat populaire, comme l'affirme l'un des patrons de la SOFRES... Pour le directeur général d'IPSOS, c'est un fait : elle enregistre des scores supérieurs à la moyenne dans la France profonde... Et la progression de sa popularité, depuis un an, est très forte chez les ouvriers et les employés... Libé est allé enquêter à Strasbourg, dans un quartier ouvrier... Alors certes, "Royal séduit, constate le journal... mais sans convaincre qu'elle changera la vie"... Francis explique ainsi : "Peut-être qu'il ne faut plus faire de grandes promesses... Peut-être que c'est avec des petits riens, comme elle a fait en Poitou-Charentes, qu'on peut changer les choses"... La reconquête de l'électorat populaire par le PS... le sociologue Emmanuel Todd, lui, n'y croit pas... C'est également dans Libération... "Ségolène Royal séduit une France paisible et semi-rurale, analyse-t-il... mais pas les classes populaires... Et pour une bonne raison : le parti qui l'a désignée est un parti largement décroché de la société"... Alors, entre les sondeurs et les démographes, il y a forcément un camp qui se trompe", analyse Jean-Michel Thénard dans son éditorial... "Mais peu importe... Parce que la seule certitude, c'est que c'est bien l'électorat populaire qui décidera, comme à chaque fois, du nom du prochain Président... Tous les candidats l'ont compris, qui cherchent à le conquérir... Sarkozy, par exemple, ne s'emploie qu'à ça depuis 2002, poursuit l'éditorialiste... Sa politique sécuritaire est moins conçue pour séduire le bourgeois que pour rassurer l'ouvrier... Son "parler peuple" vise le même"... Nicolas Sarkozy... Parlons-en... "Que la fête commence !" à l'UMP... C'est, en gros, le résumé que font vos journaux de l'intervention, hier soir sur TF1, du président de l'UMP... "Sarkozy à MAM, Borloo et Villepin : Soyez candidats !"... Le Figaro reprend, en titre, l'invitation de Nicolas Sarkozy à un débat... "Il a ouvert hier le guichet des candidatures à la candidature UMP à l'Elysée", constate Dominique Valès dans La Montagne... "Mais au-delà des paroles aimables pour ses amis, au-delà de son souci de jouer les grands seigneurs en les invitant à débattre, c'est sa certitude d'être élu qui dicte sa conduite"... "Vive le débat !", s'enthousiasme Marc Chevanche dans Nice Matin... Mais c'est surtout sur les mots de Nicolas Sarkozy que le commentateur se penche... Parce qu'hier, "il a trouvé un mot pour remplacer celui, devenu encombrant, de "rupture"... Il a employé le mot de "renouvellement"... Avec ce mot, explique Marc Chevanche, on baisse d'un ton, et on rassure"...

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