Des jeunes femmes, âgées de 14 ans à 25 ans, mises en coupe par des proxénètes à peines plus âgés qu’elles, proposées sur des sites et vendues aux hommes dans des appartements air bnb loués grâce à des cartes bleues piratées sur internet...

La modernité soyeuse au service du sordide et de la décomposition sociale.

Les cités sont le nouvel eldorado des proxénètes, affirme le Parisien car ces jeunes femmes viennent des cités populaires... Comme leurs maquereaux, qui ont compris que les filles rapportent plus que la drogue, mais qui amènent dans la prostitution l’ingénierie du trafic de stupéfiants, guetteurs, rabatteurs et violence... Et les filles, battues, brulées, brutalisées, semblent parfois absentes à cette horreur, insouciante au coeur du sordide. 

Ainsi Aïssatou, 16 ans, à qui une copine de 14 ans avait expliqué qu'elle pouvait se faire de l'argent de poche en se prostituant...

"Elle rencontre son premier client dans le parking d'un centre commercial. il lui donne 300 euros? Il m'a juste demandé de le masturber dans sa voiture. Avec cet argent Aïssatou achète un nouveau téléphone..."

Elle finira par se retrouver avec sa petite soeur, vendues à 5 hommes dans une chambre d'hôtel du Val d'Oise... 

Il y a dans cette histoire un contexte. Les cités, internet...  Mais aussi une éternité, ce que raconte le Parisien, c'est l'histoire d'Amélie Elie, la mythique Casque d'Or, ou de ses congénères il y a plus d'un siècle, filles du Paris populaire maquées par des julots, on ne disait pas les cités mais la zone ou les fortifs et  les apaches... 

Eternité d'autant plus déprimante que l'on croit que la civilisation avance. On lit, dans le Parisien, cette intuition du commissaire Jean-Paul Mégret, patron de la brigade de répression du proxénétisme... Ce serait la pénalisation des clients de prostituées, loi émancipatrice, qui aurait chassé la prostitution de la rue pour la conduire dans ces appartements airbnb, pour l'esclavage des gamines et le bonheur des julots d'internet...

On reparle des Rohingyas dans Libération... 

Avec une photo d'une jeune femme tombée d'épuisement au Bengladesh, après avoir fui son pays, la Birmanie, où les Rohingyas musulmans sont chassés et persécutés... il y a cette photo et les mots de tous les massacres, ces témoignages de réfugiés... "Ils ont tiré dans tous le village, les balles traversaient les murs, mon fils était à terre"... "J'ai vu mon voisin monsieur Zahit, allongé par terre avec le ventre ouvert et l'estomac qui sortait..."

Pardon Nicolas et pardon aux auditeurs... Mais si Libération y revient... C'est parce que les militaires et l'Etat birman s'obstinent à nier les massacres... 

et un homme de paix va affronter le mensonge, le Pape François qui sera en Birmane la semaine prochaine, l

La Croix  raconte la minorité catholique dans un pays bouddhiste à 88%, où s'impose un nationalisme religieux... "Notre peuple est simple ignorant et animé par une grande islamophobie" dit le cardinal Charles Bo, archevêque de Rangoon, chef d'une communauté épargnée par la violence, qui plaide pour la paix, mais... 

Sur le site de la Vie, le même cardinal Bo dit ceci, à propos du pape.

-Certains craignent qu’il emploie le mot « Rohingya ». Est-ce votre cas ?

-Oui. Je vais lui rappeler quelques règles. Il ne devra pas utiliser ce mot, cela choquerait les Birmans, le gouvernement et les militaires. Cela voudrait dire qu’ils sont une ethnie birmane, qu’ils appartiennent à ce pays, ce qui n’est pas le cas. 

Les Rohingyas ne sont pas birmans, le cardinal parle comme les militaires persécuteurs... C'est la dialectique de l'oppresseur et du toléré... ici l'oppresseur est bouddhiste... Dans Marianne, une longue enquête fait litière de la bonne réputation à priori de la foi bouddhiste et raconte - en France- quelques moines déviants, manipulateurs ou priapiques... La nature humaine. 

Il y a quand même de bons garçons dans les journaux…

Et il faut cela... des bons garçons de tennismen, Djamel Debbouze dans le Parisien magazine...

Mais surtout... Dans society... Pour revenir dans nos vies possibles une longue interview du rappeur Orelsan, en petit gars tout simple qui était fils de prof en Normandie, et désormais adulte et vedette de proximité... 

"Les gars ne sont pas franchement en stress de me parler". 

Orelsan raconte une jeunesse de province qu'il traduit en rappant...

« Moi, avec mes parents, on allait au Flunch. J’y vais toujours et je trouve que ça défonce! Dans la chanson Dans ma ville, on traîne, je raconte qu’on est dans une zone industrielle et que le Caddie des parents ralentit devant la pizzeria. C’est une scène, je sais qu’elle touche les gens, qu’ils comprennent ce que je veux dire. ‘Quoi, on va vraiment manger une pizza? On va pas juste manger les restes d’hier?' »

C'est la vie des gens Nicolas... On aurait envie de jouer au trivial pursuit avec ce rappeur en lisant  les Echos week-end, qui ne se prennent pas au sérieux... et s'amusent à poser les 100 questions essentielles des week ends en famille...

« Que sont devenus les bijoux de la Castafiore? » 

« Combien Patrick Hernandez touche-t-il encore pour Born to be alive ? » 

On pourrait aussi avec Orelsan revoir les dessins animés de nos mercredis d'enfance... Dans le Monde.fr une interview à vous soulever la nostalgie d'un monsieur grisonnant qui s'appelle Go Nagai. Il est l'inventeur de Goldorak, par qui tout a commencé... 

"C’est la première fois qu’on voyait un robot piloté par un humain. Les enfants se sont mis immédiatement dans la peau d’Actarus, comme s’ils allaient eux aussi pouvoir déployer une force incroyable. "

On ne parlait pas encore des robots tueurs, et notre joie demeure... 

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