La Croix accueille les mamans homosexuelles et la PMA, le Figaro raconte la gloire de la revue Magnificat à New York. Dans le Financial Times, Libération, la photo atroce d'un fils serrant la main du Prince qui sans doute a fait tuer son père. La république du Centre a vu des Ovnis dans le ciel du Loiret!

Peut-on avoir deux mamans biologiques? 

Et c'est la Une de Midi Libre, quand la cour d'appel de Montpellier doit  éclaircir la demande de Marie et Claire, un couple de femme, qui étaient autrefois une femme et un homme, Marie et Bernard. Bernard est devenu légalement Claire en 2011, mais changeant de genre, n'a pas subi d'opération, Claire est une femme mais avec un appareil reproducteur masculin... En 2014, un petit garçon nait au foyer. Marie est sa maman, il est né d'un de ses ovocytes et d'un spermatozoïde de Claire, mais qui est Claire pour cet enfant? Elle ne veut ni ne peut être juridiquement le père; mais elle ne veut pas non plus adopter le bébé, on n'adopte pas son enfant. Alors, Claire veut être reconnue comme une deuxième mère biologique, ce que la justice lui a refusé en 2016: "Par l'acte de procréation masculine qu'elle revendique, Claire a fait le choix de revenir sur le fait qu'elle est désormais comme une personne de sexe féminin, et elle doit en assumer les conséquences." Retrouver son premier genre, ou adopter...

Dans Midi Libre, l'avocat de l'enfant, Me Paliès propose: « Pour l’enfant, la solution, c’est de dire : votre père est une femme », plaide-t-il. Et lui aussi parle à Claire. "Respectez ce que vous avez fait. Vous ne pourrez jamais démontrer qu’une femme met un enfant au monde avec ses propres spermatozoïdes."

On est ce que l'on fait, est-ce si simple, quand le droit secoué par les moeurs, se raccroche à la biologie...

On peut dans nos modernités se barder aussi de bienveillance, comme la Croix, qui, en avant de l'Eglise, rencontre des femmes devenues mamans par la Procréation médicale assistée. "Donner la parole ne signifie pas approuver" se garde le journal. Mais la beauté d'Isabelle et de sa fille Charlotte, conçue sous PMA en Belgique, vaut toutes les reconnaissances. Et la Croix valorise aussi des couples de femmes, telles Delphine et Marie, mamans d'un petit garçon, qui sera élevé dans une double culture italienne et Bretonne, et on le comprend dans la foi. 

La presse catholique a plusieurs visages. La Vie s'arrête sur le désarroi des prêtres au temps du soupçon de pédophilie. Le Figaro, qui est souvent un grand journal catholique, glorifie la foi et raconte une revue française, Magnificat, «mon âme exalte le Seigneur" devenue l'espérance des catholiques américains, Magnificat est un almanach spirituel et mensuel, qui rassemble les prières et les textes sacrés du mois, un million d'américains le lisent, on se rassemble et on prie dans des « Magnificat days »...

La Croix, elle, inclut dans sa banalité les mamans homosexuelles et leurs enfants, loin du petit garçon de Montpellier.

Cela dit, tous les enfants deviendront ces adolescents mystérieux qui ne répondent pas à nos SMS et dont le Parisien décortique le rapport aux portables qui sont une extension de leur vie... TIK TOK est en train de griller Snapshat chez les collégiennes, et attention, n'allez pas fouiller les portables de vos enfants, conseils aux parents de tous les genres... 

On voit d'autres enfants dans l'Echo républicain...

Et ceux-là ont des problèmes existentiels, pourront ils rester en France, ces jeunes migrants forcés de passer des tests osseux, pour que nous puissions faire le tri entre mineurs, que nous protègerons, et adultes, expulsables si leur demande d'asile est déboutée... Cette année en Eure-et-Loire, treize jeunes testés ont été décrétés majeurs par la machine, neufs autres se sont sauvés pour échapper aux tests. Ce sont nos nouvelles des migrants, quand la Voix du Nord et le courrier picard racontent l'expulsion des migrants de Grande-Synthe et la communication de Christophe Castaner… 

Ces petites cruautés républicaines palissent en regard du vaste monde, quand Libération, le Figaro, l'Express, racontent la crise du pouvoir saoudien pris dans l'affaire Khashoggi, pouvoir piqué méthodiquement attaqué dit Libération par le « sultan » turc Erdogan et dont le prince hériter Mohamed Ben Salmane, « ce tyran qui a dupé l'occident » dit l'Express, est sur la sellette... Mais plus que les textes, c'est une photo qui parle, d'un jeune homme qui n'est plus un enfant, mais encore un fils dont on a tué le père, elle est atroce, dans Libération et en une du Financial times, cette image de Jamal Khashoggi serrant la main du prince Mohamed ben Salman dans la mise en scène du régime, Jamal qui dans le Figaro fixe d'un oeil de deuil le prince... La photo d'un fils face à celui qui sans doute a voulu la mort de son père dit tout d'une dictature, qui broie les individus...

On se souvient au cinéma d'un autre totalitarisme...

Le communisme qui enserrait l'Est de l'Europe, et qui est aujourd'hui l'ambiance d'un beau film polonais, « Cold war », histoire d'amour et de jazz à saute rideau de fer dont le noir et blanc capte aussi bien les Echos que le Figaro et Télérama où le réalisateur Pawel Pawlikowski, raconte ses souvenirs de jeune polonais, que le communisme abreuvait de musique folklorique quand lui aimait les Kinks... Je lis aussi dans Télérama, cette confidence d’Eric Rochant, réalisateur de la série le bureau des légendes, qui se souvient qu'à l’école de cinéma, ses copains le moquaient car il lisait Positif quand eux étaient des cahiers du cinéma. Cela comptait. 

Il est dans nos journaux, un besoin d'histoire et de tradition, pour se retrouver et aussi se motiver, allons, quand la Provence consacre deux rappeler dans de chouettes papiers les origines et la culture fasciste qui a beaucoup imprégné la Lazio de Rome, adversaire de l'OM en Ligue Europa..

Il est une autre tradition que je retrouve dans la République du centre, qui fait sa une sur... des ovnis qui sillonneraient le ciel du Loiret, des sphères éclatantes telles des boules de feu qui s'élèvent à l'arrière de l'hôtel Tatin de Lamotte-Beuvron, des boules lumineuses à Ingré , au-dessus d'Orléans, de Pithiviers de Bouzonville de Montargis de Saint Lyé de Mézières, plus de 200 témoignages recueillis par la Rep' et des photos dans le journal... Le ciel, au-dessus de nous, ne serait pas vide.

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