Apple et les Gafa occidentales lâchés par les dragons chinois, dit l'Opinion. Les fabricants de fenêtres trahis par le budget. Un curé aimant Louis XVI inquiète ses paroissiens à Cognac. Paul Simon, pour son ultime concert, atteint la "Tiferet," la splendeur, dit Le Monde, amoureux et kabbaliste.

On parle de la puissance chinoise...

Que l'Opinion  explique de manière implacable en actant la défaite d'un géant de l'occident, apple, face à ses rivaux chinois. Car le 12 septembre dernier, tandis que que Apple présentait sa nouvelle gamme de téléphones à deux cartes SIM, Huawei, numéro deux mondial, twittait ceci: « Merci de faire toujours la même chose » et « Bienvenue en 2014 »...

2014, c'est l'année où la deuxième carte SIM a été introduite en Chine... 

Pendant ce temps, Xiaomi, autre géant chinois. mettait en vente des « packs » comprenant un téléphone, une montre et un ordinateur pour le prix d’un seul téléphone apple... 

C'est raconté dans la chronique de Eric Le Boucher qui partant d'un tweet embrasse une réalité au-delà de Apple. L'Amérique, a perdu la main. Quand les Gafa mobilisent leurs ingénieurs "pour nous faire avaler deux minutes de pub supplémentaires sur les réseaux sociaux",  les chinois innovent, adossés à un marché intérieur de 1.4 milliards d'habitants. Et le protectionnisme de Donald Trump vient trop tard. A propos... On en parlait dans la matinale, c'est bien raconté sur le site de l'opinion, partenaire du Wall street journal... Le président américain voudrait que Apple rapatrie la fabrication des iphones aux Etats-unis. Ce qui est impossible (et oui, les iphones qui datent sont aussi fabriqués en chine). 

Que nous reste-t-il  occidentaux? Le régime chinois est fragile nous console, politique, Le Boucher. 

On lit alors avec perplexité dans le Figaro et la Croix que le Vatican cède à la puissance chinoise, et reconnait les évêques de l'église officielle organisée par le pouvoir et trahit donc les catholiques clandestins restés fidèles à Rome. Les 12 millions de catholiques chinois, nous dit la Croix seraient vus de Pékin un facteur de stabilité... Mais qui alors, peut contester le dragon?

L'excellent journal suisse le Temps, raconte comment le Pakistan et la Malaisie, deux pays clés pour l'expansion économique chinoise, se rebiffent contre néo-colonialisme des nouvelles routes de la soie... 

Mais il y a mieux.

A la Une du Financial Times ceci: Le cercle étudiant marxiste de l'université de Pékin va fermer sous la pression des autorités, qui ont arrêté, cet été, des dizaines d'étudiants. Car dans ce pays où le marxisme est célébré par l'Etat, ces jeunes gens ont pris Karl au sérieux, et soutiennent les ouvriers en grève au coeur du système... Ainsi, auprès des travailleurs de Jasic, une entreprise de robotique, qui, traités en esclaves, veulent créer un syndicat. Vous trouverez en ligne un article du South China Morning Post où l'on voit ensemble des étudiants marxistes et de vieux maoïstes brandissant des portraits du défunt grand timonier. Un spectre hante la chine, celui du communisme... 

On parle du budget dans nos journaux...

Selon les échos un pari pour Emmanuel Macron qui baisse les impôts mais qui est trop lent à réformer l'Etat... Emmanuel Macron, Monsieur Bricolages pour Libération  qui pique à plaisir...

Mais au-delà de la politique, ce que signifie un budget, concrètement, est bien montré dans les Echos: les fabricants de fenêtres retiennent leurs souffle, car le budget leur supprime le CITE, le crédit d'impôt transition écologique, une aide aux ménages qui portait leur développement... Va-t-on on aussi retirer la Tva à 5;5%? Et nos fenêtres en métal, qui s'ouvrent à la française, vers l'intérieur, sont concurrencées par les fenêtres polonaises... 

Autre loi concrète, dans Sud Ouest, la loi Pacte examinée cette semaine à l'assemblée, qui prévoit la privatisation de la Française des jeux, et cette privatisation inquiète les buralistes à Saint-Astier. «Il faut que l'État reste l’actionnaire majoritaire et le réseau de buralistes le distributeur officiel. On est formés par la Française des jeux pour lutter contre la distribution aux mineurs, l’addiction et le blanchiment...» Et le bureau de tabac prend une dimension inconnue, une garantie de stabilité dans un pays qui hésite, que l'on décrit, c'est le Figaro, comme le triomphant fabriquant des fusées Ariane, ou, c'est l'Yonne républicaine, comme cette terre où le 12 du mois, Lydia n'a plus un sou et se nourrit des yaourts du Secours populaire...

Et les doutes qu'inspire un curé charentais...

Les paroissiens de l'Eglise Saint-Léger à Cognac, qui dans la Charente libre, se demandent s'ils vont devoir rentrer en résistance face à leur nouveau curé,  réputé adepte de la messe en latin, et organisateur, les 21 janvier, de messes en l'honneur du "roi martyr" Louis XVI. Le père Certin de noir vêtu a l'air affable en photo dans le journal.... 

On peut à l'âge d'internet divaguer dans le passé. Il y a quatre ans,  la même Charente libre, avait raconté l'étrange messe de requiem célébrée à Roullet Saint Estèphe par le père Certin, où on avait lu le testament du pauvre Louis, et entendu un autre curé, le père Versaveau, cocélébrant de la messe, affirmer que Louis XVI était "auprès du père, l'âme en paix",  et pourfendre des ennemis contemporains, ceux qui veulent "écarter la religion catholique qui gêne" et "détruire la famille"..

La semaine dernière, Sud Ouest m'apprenait que ce même père Versaveau, défenseur de Louis XVI et de la famille, a été à  condamné à trois de prison avec sursis pour avoir harcelé sexuellement un jeune homme rencontré à la salle de sport et qu'il hébergeait. Louis XVI n'y est pour rien. Ni l'Eglise dans son ensemble, ce jour où la Provence célèbre l'abbé Fouque, bienfaiteur des miséreux à Marseille et nouvellement béatifié... 

Pour vous réconcilier avec la transcendance lisez ce matin le plus nostalgique des articles sur le site du Monde. Paul Simon a fait ses adieux à la scène avant-hier au Corona Parks de flushing Meadows. Il y avait des anciens et des jeunes, comme chez les maoïstes de Chine, et Simon, 76 ans, chantant "je suis parti chercher l'Amérique" et Sounds of silence, et il y avait aussi la part de Dieu puisque journaliste du Monde va chercher dans la Kabbale de quoi encensée Simon, qui allie, la grâce (« hesed »), et la loi (« din »), pour atteindre la splendeur (« tiferet »). Dans le Parisien Me Dupont-Moretti, qui va faire du théâtre, n’en a pas autant.

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