Lettre d'un professeur des écoles à Benoît Hamon, ministre de l'Education. J'enseigne dans une commune dite défavorisée. J'ai les enfants devant moi, 6 heures par jour. Introduction d'Eric Zéder dans les pages Rebonds de LIBéRATION. Un pas dangereux est en train d'être franchi par les opposants à la réforme des rythmes scolaires : celui de l'instrumentalisation des enfants et de leurs parents. Certes, la réforme n'est pas parfaite. Mais elle a le mérite d'exister. Lorsque je lis que des élus souhaitent boycotter la réforme. Trop cher à appliquer disent-ils, je ne peux que m'insurger. Le lobby du tourisme évoque des pertes économiques si l'on réduit les vacances. L'avenir de nos enfants est en jeu. Et c'est l'Education nationale qu'on traite de mammouth ? Quel comble ! Il faut replacer l'humain dans notre société et non l'économie. De grâce monsieur le ministre, ne reculez pas !LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE répond à cet enseignant en livrant ce matin... les pistes de Benoît Hamon pour assouplir les rythmes scolaires. Le nouveau décret devrait confirmer le principe de la semaine de 4 jours et demi.Mais petite subtilité, le texte n'imposera plus 9 demi de classe mais 5 jours d'école hebdomadaire.Ce qui devrait permettre aux communes de choisir de libérer un après-midi entier de classe en compensation du mercredi matin travaillé. Les enseignants verraient leur mercredi matin compensé par une après-midi déchargée. Et les communes pourraient regrouper les activités sur 3 heures d'affilée au lieu de 4 plages de 45 minutes chaque jour. Plus simple pour recruter une animateur. Reste les moyens rappelle LE FIGARO. Beaucoup de commune ont toujours la tentation de la garderie.

A lire également dans la presse ce matin, les bruits de bottes russes en Ukraine. Allons nous vers une nouvelle guerre froide ? La question a déjà été posée par la presse. Jean-Claude Kieffer des DERNIèRES NOUVELLES D'ALSACE lui donne ce matin, une nouvelle résonnance. Les Etats-Unis semblent jouer cette carte de la guerre froide. Peut-être parce que depuis la disparition de l'ennemi institutionnel URSS, les Américains ont tout raté en politique étrangère. Afghanistan, Irak, Syrie, Proche-Orient, révolutions arabes. Un adversaire idéologique russe assimilé à l'empire du mal, est le bienvenue.Qui plus est, l'Europe désarçonnée, craint l'heure de vérité écrit Jean-Jacques Mével du FIGARO. Mais l'Europe n'est pas unie.Une évidence pour Anne Applebaum de DIE WELT, qui dans le même temps, s'adresse à son pays. L'Allemagne doit comprendre que la diplomatie n'est pas tout.Parler juste avec la Russie ne suffit pas. A t'on arrêté Hitler avec la diplomatie? Non. La vérité est la suivante écrit la journaliste, même si l'Allemagne a renoncé à la violence, ce n'est pas le cas de la Russie. Elle veut détruire le droit international. Et Poutine veut déstabiliser l'Union Européenne.

La question, c'est quelle Union Européenne ? A un mois des élections, Olivier Biffaud de SLATE parie lui, sur un taux d'abstention de 60%. Globalement, les Français n'en ont rien à cirer de cette consultation. Et ils ne sont pas les seuls. Au fil des années, l’enthousiasme des nouveaux venus espagnols, portugais, autrichiens ou encore finlandais s’est éteint. La Grèce avec la crise, a subi un traitement de choc de la part de l'Union. Il n’y a guère qu’en Belgique et au Luxembourg que la participation devrait atteindre 90%. Et pour cause le vote y est obligatoire.Il faut changer l'Europe. Avis de VALEURS ACTUELLES.Car le risque aujourd'hui, poursuit LES ECHOS, c'est l'inexorable poussée du vote protestataire.Changer donc cette Europe qui est plutôt mal placée pour nous donner des leçons. Dans CAPITAL de mai, Sandrine Trouvelot dénonce Bruxelles toujours prompt à critiquer la gestion des finances publiques des Etats membres et qui en même temps n'est pas un modèle de rigueur. Des millions d'euros d'aides à la reconstruction ont été détournés à L'Aquila en Italie après le tremblement de terre.Idem pour les millions donnés à l'Espagne et au Portugal pour construire des lignes de métro. Un tiers seulement des passagers prévus, les empreintent. Les diplomates européens ont 53 jours de congés. Les hauts fonctionnaires jouissent de privilèges inouïs. En cas de départ anticipé, ils perçoivent une indemnité pendant 3 ans.Et au Parlement européen, on ne compte plus les jours d'absence.Français champions toute catégorie. Un tiers du temps pour Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Plus de la moitié du temps pour Harlem Désir et Philippe de Villiers.

Quoi d'autre dans la presse ? Le scandale des handicapés à la Une de LIBé. Faute de structure, la France envoie ces handicapés en Belgique. Business lucratif et conditions de vie parfois indécentes avec des personnes nues dans les couloirs, des matelas au sol dans des chambres aux papiers peint déchirés. Effrayant.Bernard Laporte qui veut nettoyer le rugby en Une de L'EQUIPE. Le manager de Toulon brigue la présidence de la Fédération pour virer les égoïstes. Ces gens là sont pires que la Stasi.Et Marisol Touraine dans LES ECHOS qui dévoile les grandes lignes du plan d'économie pour l'assurance-maladie.On en parlait à 8 heures. Pas de système de santé low cost mais la baisse du prix des médicament et le développement des interventions ambulatoires.

Pour cette interview dans LES ECHOS, la ministre de la Santé portait une veste bleue... Classique qui laisse deviner un tailleur. Ce n'est pas un défilé de mode. Mais depuis la parution hier matin sur le POINT.FR, d'un article sur les conditions imposées par Ségolène Royal dans son ministère. Pas de décolleté. Aussitôt démenti par l'intéressée. On glause beaucoup sur le sujet.Judith Duportail du FIGARO évoque les subtilités selon les ministères. Costumes gris à Bercy, costume noir à Beauvau. Aucune règle d'écrite, mais un dress code à respecter.Cécile Duflot et le jean en conseil des ministres ? Une seule fois, jamais refait. En 81, Jack Lang avait fait scandale à l'Assemblée en délaissant la cravatte pour le col Mao. Au Sénat, les femmes n'avaient pas le droit de venir en pantalon jusqu'à ce qu'en 1972, une certaine Michèle Alliot-Marie, jeune attachée parlementaire lance à celui qui refusait de la faire entrer : "Si mon pantalon vous gêne, je l'enlève."De l'art de s'habiller en politique à l'art de se faire rhabiller pour une journaliste. A propos d'un article de SCIENCE & VIE JUNIOR cité hier, dans cette même revue de presse, sur un gaz hilarant à Jaligny dans l'Allier. C'était un canulard relevé sur Twitter et RUE89. Rhabillé Gayet, tombée dans le piège et bien vu SCIENCE & VIE JUNIOR.

Et puis trois anniversaires dans la presse ce matin. A la Une de L'HUMA, les 40 ans de la révolution des oeillets au Portugal. Le 25 avril 1974, des militaires et le peuple renversait la dictature.Il y a 50 ans, la naissance d'une légende. Eric Tabarly en Une du magazine BRETON de mai. En 1964, le navigateur remportait la transat anglaise, début d'une légende.Et puis, il y a 60 ans,écoutez. EXTRAIT PUBLICITE"Quand un soutien-gorge me donne une telle allure, mio je dis bravo coeur-croisé" La création de l'iconique coeur-croisé de Playtex rappelé par LIBéRATION. Ce soutien-gorge peut se vanter d'avoir porté haut et bien avant les seins de Jane Russell au moins bonnet E. On ne sait pas vraiment qui l'a dessiné. Mais c'est l'un des produits de lingeries les mieux vendus. 700.000 l'an dernier. Il a évolué. On a émoussé par exemple, la pointe des bonnets. Mais avec lui, rien a changé, la sihouette de madame est toujours impeccable.

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