Résistance

Résister parce qu'on n'a pas le choix.

Tchernobyl, trente ans après titre SUD-OUEST à sa Une.

Etienne Bouche raconte ceux qui sont restés vivre en zone contaminée. Alexeï militant à Greenpeace, parcourt l'aire de jeu de l'école de Stary Vychkov avec son compteur Geiger.

Autour de l'école ça va dit-il. Sauf qu'à chaque récération, les enfants traînent partout, autour des massifs de fleurs, là où il y a des champignons. Tout est contaminé. Trente ans après, les effets se font toujours sentir. A l'hôpital du district, un médecin affirme qu'un tiers de ses patients ont des pathologies liées aux radiations.

5 millions de personnes vivent ici au péril de leur vie poursuit L'OPINION. Anna a 28 ans. On lui a diagnostiqué une cataracte, déjà. Il y a 10 ans dit-elle, j'ai ramassé des mûres. Les médecins m'avaient conseillée d'en manger, pour améliorer ma vue. J'ai eu la tête qui tourne et envie de vomir. Peu sont partis finalement à l'époque de la zone d'évacuation. Manque de moyen, les racines familiale écrit Jeanne Cavelier. Aujourd'hui, cette zone semble avoir été abandonnée par les autorités.

A SUD-OUEST, une ancienne député locale déplore aussi l'absence de prévention. Une radiation, ça n'a ni d'odeur, ni goût, ni couleur. On en a peur un jour, deux, trois. Mais au bout de 30 ans, ne pas sentir la menace détend l'individu.

Hier, rappelle LES DERNIèRES NOUVELLES D'ALSACE, les anti-nucléaires étaient sur les ponts du Rhin pour commémorer la catastrophe de Tchernobyl et demander la fermeture de la centrale de Fessenheim. Pour résister.

Résister debout

A l'instar du mouvement Nuit Debout, dans les cités de Marseille comme le raconte LIBERATION. Porté par la convergence des luttes, le mouvement s'est délocalisé du centre-ville, vers les quartiers nord ce week-end.

Portés par la convergence des luttes, des membres de Nuit Debout ont rejoint des intermittents du spectacle au théâtre de l'Odéon à Paris hier soir, rapporte le site du PARISIEN. Rejoint pour dénoncer les négociations sur l'assurance-chômage dont c'est la dernière ligne droite.

L'histoire ne se répète pas écrit Jean-Emmanuel Ducoin dans L'HUMANITE. Si nous voulons retrouver le socle historique de la gauche, notre défi est d'aider tout ce qui peut agréger les lycéens, les étudiants, les chômeurs et les travailleurs de tous horizons. Bref, être à la hauteur de ses intérêts. C'est l'enseignement du Front Populaire de 1936.

Sans le mouvement social, pas de révolution citoyenne.

Résister au Hollande bashing

C'est la réponse du dernier carré hollandais selon LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Les deux-tiers des ministres s'affichent aujourd'hui, en meeting pour soutenir François Hollande et son bilan. Ils s'affichent, mais en sous-main, ils critiquent. Un meeting à la faculté de médecine de Saint-Germain-des-Prés, dans un amphi de 400 places, un lundi, à 17h30, en pleine vacances des Parisiens, ce n'est pas ce qu'on a fait de mieux soupire l'un d'eux. A qui va t'on parler ? Par rapport à la démarche ouverte de Macron, ça fait un peu ringard.

J'y vais pour regarder dit un autre à L'OPINION, pas franchement emballé.

LE FIGARO enfonce le clou et parle de ces militants qui désertent le PS. L'échec moral des socialistes est total poursuit Yves Thréard dans son édito. 80 ans après le Front populaire, le PS n'a pas su se réinventer.

Le dénigrement ça suffit répond ce matin, dans les colonnes de LIBE, Marisol Touraine, la ministre de la Santé.

Résistance, encore, mais cette fois quand on a été victime d'un prêtre pédophile __

Monseigneur Barbarin réunit aujourd'hui, 400 prêtres de son diocèse de Lyon, à huis clos. Pas sûr qu'il y ait du monde. Peut-être la moitié dit l'archevêché au PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Le Père Etienne par exemple, n'ira pas. Globalement dit-il, au sein du clergé, on est assez choqué de sa façon de faire. Il aurait dû prévenir la justice. Il n'a pas respecté la loi. A décharge, explique ce prêtre, les évêques sont surmenés. Un diocèse, c'est une monarchie. Il n'y a pas d'assemblée législatives, juste des conseils qui donnent leur avis. Et le cardinal Barbarin est aussi, l'héritier d'une situation antérieure. Comment peut-il désavouer ses prédécesseurs ? Son problème également, est qu'il a une grande difficulté à entendre les gens.

Et pourtant il doit le faire écrit Isabelle de Gaulmyn dans LA CROIX. Même si cette écoute est éprouvante.

Eprouvant aussi de résister à la pression

La pression pour les lanceurs d'alertes.

LIBERATION rapporte ce matin, le procès qui s'ouvre demain, pour Antoine Delatour au Luxembourg. C'est l'homme qui a révélé l'affaire LuxLeaks, sur les méthodes d'évitement fiscal. J'ai agi en conscience dit-il, à LIBE. Ces lanceurs d'alerte, rappellent la nécessité de les protéger.

William Bourdon, l'avocat défenseur des lanceurs d'alerte réclame ce matin, une forme d'immunité. On ne peut pas leur demander d'être des héros.

Résistance, ce mot se décline à l'infini décidément ce matin.

En Grande-Bretagne, les pro-Brexit lancent la résistance à Marine Le Pen. A lire sur le site de L'EXPRESS et de LA MATINALE DU MONDE. Ils demandent à la ministre de l'Intérieur britannique de ne pas autoriser la venue chez eux le mois prochain, à la présidente du Front National. Trop extrêmiste, elle nuit à l'intérêt général du Royaume-Uni.

Résistance au Tafta, l'accord de libre-échange entre les Etats-Unis et l'Europe. Nouveau round de négociation aujourd'hui, à New York. La CROIX en décrit les enjeux.

LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE, les secrets.

Un black-out total voulu par les Américains. En France, les parlementaires peuvent consulter les documents de la négociation, mais il faut montrer patte blanche. Le journal a suivi Danielle Auroi, député écolo, dans un hôtel particulier du 7ème arrondissement de Paris. Des gendarmes, des portiques de sécurité à passer. Les sacs à laisser. Jusqu'à cette salle de 20 mètres carré. Les fichiers sont consultables ici, sur une table, avec un fonctionnaire attablé derrière, qui ne la quitte pas des yeux. A la sortie, Danielle Auroi ne peut rien dire du contenu. Mais commenter si. Des choses m'inquiétaient. Je ressors d'ici en me disant que j'avais raison. Point.

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