Des disparus dans la presse, Jean-Pierre Marielle et Dick rivers dont Nice-Matin raconte les regrets. Des réfugiés syriens traquent en Allemagne un bourreau de Daesh, Libération; l’Obs raconte les espions français. L’Equipe sublime le vélo éternel et Julian Alaphilippe, et entreprend le nouveau monde du MMA!

On parle de disparus dans la presse.

Et on en parle d'une phrase, que je viens de lire dans le Point et qui porte un vertige: "Le seul endroit où j'ai lu son nom écrit, ce sont de vieux bottins." Phrase extraite d'un livre dont parle l'hebdomadaire, "Il venait d'avoir 17 ans", qui retrace la jeunesse de Brigitte Macron, jusqu'à sa rencontre avec un lycéen brillant, mais c'est cette phrase qui me reste, "le seul endroit où j'ai vu son nom écrit, ce sont de vieux bottins", phrase qui évoque jean-Louis Auzière, premier mari de l'actuelle première dame, dont la journaliste Sylvie Bommel a cherché le souvenir à Amiens, Jean-Louis qui ne se fit remarquer qu'en se coinçant les doigts un jour dans une tondeuse à gazon, et qui supplanté est parti, et dont il ne reste dans notre monde d'archives et de transparence obsédantes que cela, son nom sur de vieux bottins... 

Et on pourra hausser les épaules car qui s'intéresse à un banquier de province de jadis, quand celui qui lui a succédé dans la vie d'une femme, aujourd'hui nous parle en conférence de presse, et aux unes du Parisien et de l'Opinion, nous attendons le président Macron, qui va devoir embaucher 10000 enseignants, jurent les Echos qui n'en font pas la Une... Emmanuel Macron qui, nous disent l'Echo en Haute-Vienne et Sud-Ouest, veut nous faire travailler plus, il rêverait dit l'Humanité de nous faire travailler gratuitement, et quelle injustice alors quand les ouvriers vivent 6 ans de moins que les cadres, me dit la Marseillaise.

Il est dans la presse des refus, il est une société aux aguets, et l'Obs a rencontré un jeune homme en province qui de simple gilet jaune est devenu black block et son récit est saisissant de violences voulues: « Je n'ai pas peur de mourir », dit-il dans une exaltation, que devient ce pays? 

Et quel intérêt alors de parler de Mme Macron, de savoir, dans le Point encore, qu'elle va enseigner le français, une fois par mois, dans des écoles pour adultes en souffrance, qu'elle crée et que lui finance LVMH du milliardaire Bernard Arnault, engagement ou communication... ? 

Mais il y a pourtant, on le comprend dans la presse, un malaise autour du pouvoir et un mystère qui nourrit les fantasmes et l'édition. Le site France TV Info fait ce matin le compte rendu d'un livre pamphlétaire écrit par un avocat, Juan Branco, « Crépuscule », qui dénonce Emmanuel Macron comme la créature des grandes fortunes et l'intérêt de ce livre est qu'il se vend, bien... Libération et l'Obs ce matin rendent compte d'une enquête d'un journaliste, fouillée celle-là et dure,  le grand manipulateur, de Marc Endeweld, déjà auteur d'une biographie d'emmanuel Macron, et qui parle d'ambitions et d'ingratitudes aussi d'un homme plus dur qu'il ne laissait supposer supposer, et Endeweld se place sous le patronage de Oscar Wilde et de son « portrait de Dorian Gray », un homme dont seul un tableau montrait les stigmates... "Agissant en hypocrite, il avait revêtu le masque de la vertu"...

La littérature vient d'un mot résumer le malaise? Cela nous aide peut-être de savoir  qu'il y eut, avant la politique, avant tout cela, des vies dispersées, possibles, des amours enfouies, une disparition, un nom dans un bottin...

On parle de disparus ce matin, et des éclipses de la renommée, déjà dans la Provence, le Monde, l'Obs, Jean Pierre Marielle éclipse Dick Rivers, quels jolis mots sur ce soliste intuitif… Mais il mérite pourtant que l'on s'attarde avec lui, Dick Rivers, Hervé Forneri, et qu'on lise, quelle jolie une, « Avec les anges », dans Nice-matin son rapport si doux et triste avec Nice sa ville, qui ne reconnaissait pas assez le grand rocker français, il en souffrait, comme il rageait d'être souvent réduit à un tube sans intérêt, « Twist a Saint-Tropez », et qu'il parte à l'ombre de Marielle est son destin...

On parle d'espions également...

Et ce sont encore des disparitions et des discrétions utiles... Libération raconte, des démocrates syriens qui ont pourchassé en Allemagne un ancien de Daesh, surnommé le chimiste, qui avait été à l'origine de l'enlèvement de journalistes français, et qui s'était fondu dans le peuple des réfugiés, étudiant, père de famille, confondu pourtant. Espions aussi dans l'Obs, dans un dossier de Une sur un autre livre, qui semble passionnant, où NOS espions racontent leurs traques et leurs échecs aussi... On voit aussi dans l'Obs l'histoire d'un ex-espion français assassiné en mars près du Lac Léman, il avait pris sa retraite mais semble-t-il barbouzait encore autour de l'Afrique, en est-il mort, mais dans son village haut savoyard, il s'intéressait d'abord au comité des fêtes.  

Il est aussi, dans notre monde, des invisibles dont nul n'écrira de romans, et que la méchanceté écorche de temps en temps. Vous lirez dans Paris Normandie cette famille venue d’Argenteuil profiter de la mer à Etretat, qui voulait au restaurant fêter les trois ans de son petit garçon: un serveur leur a refusé la terrasse, « pour vous, c'est la salle du fond » a-t-il dit, la maman est voilée, le père, sans religion, veut croire en la justice, ils portent plainte...

Et on reparle de sport pour finir...

Pour compléter  Mme Maracineanu, vous prendrez ce matin le temps de lire l'Equipe qui tient l'exacte mesure entre les traditions que l'on revivifie et les nouveaux temps auxquels on s'abandonne? car l'Equipe met le vélo à la une, pour Julian Alaphilippe qui hier s'est brûlé pour remporter une nouvelle Flèche wallonne, Alaphilippe dont le cousin Franck est l'entraineur, qui lui dessinait les parcours de cyclo-cross avant les courses, et inscrivait deux arbres là où il devait accélérer... Eternité...

Et en même temps dans le même journal, l'Equipe nous raconte une invasion désormais acceptées que l'on croyait barbare, puisque les MMA, les arts martiaux mixtes vont arriver en France, et c'est une bataille politique et d'influence et le temps long de la décision que dit l’Equipe, quand la société n'a pas attendu. Car on s'entraine déjà au MMA en France mais seule la compétition était interdite, et Zarah Fairn, 1m76 de muscles, combat à l'étranger mais éduque chez nous, chez elle, à Ambérieux-sur-Bugey dans l'ain, des élèves de tous âges à accepter les coups car ils ne sont rien et elle ressemble à tous ces sportifs qui encadrent les fractures sociales... Et je lis l'equipe s'habituer à de nouveaux héros? 

Mais nos agitations peut-être sont illusoires, fugace à nos vrais vainqueurs: les méduses, qui croissent et se multiplient dans nos océans, puisque les poissons disparaissent et leur cèdent la place. C'est la vérité ultime du jour dans le figaro, les mers se gélifient. 

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