Recyclez ou réutilisez l'emballage des cadeaux de Noel pour protéger la planète, demande la Voix du Nord. Dans le Gard, deux parents et leur fils atteint de myopathie en mode combat et amour, Midi Libre encore. Dans la Charente libre, un sexagénaire mangeur de kiwis et buveur de thé vert sauve les livres à Angoulême.

On parle d'un bon conseil ce matin...

Un conseil de saison un matin de Noel dans l'excellente Voix du Nord, quand vous déballez les cadeaux, testez le papier d'emballage, s'il se déchire facilement, si vous voyez des fibres, alors il est composé uniquement de papier et zou, au recyclage, sinon, il contient du plastique et des fibres métallique et son incinération va polluer un peu plus la planète, et il vaudrait mieux alors le réutiliser, épargnez le donc en ouvrant le cadeau et rappelez-vous mes enfants, les  cadeaux en France, c'est  près de 20 000 tonnes de papiers, soit 380 000 arbres abattus et 11 000 tonnes de CO 2 générées. Promis, on y croit  on va faire un effort.

Et nous voilà donc ce matin de Noel invités à la bonne volonté, quand le pape à Rome, me dit le Monde a célébré l'amour gratuit qui est gage de paix et de joie, et nous a dit aussi qu'il faut savoir dire merci, alors merci de recycler, merci d'être avec nous, merci de tenir.

Est-ce l'esprit de Noel ? Les quelques journaux parus ce matin m'inspirent la gratitude. C'est, par exemple, dans la charente libre, cette joie de découvrir qu'existe à Zagreb en Croatie un musée consacré à la gueule de bois,  encore de circonstance, et puis sérieusement de découvrir un sexagénaire qui ne connait pas de trêve et qui marche dit-il au au kiwi et au thé vert, à la course à pied et au tennis, Pascal Dulondel qui fait vivre le livre à Angoulême, patron de la Libraire Cosmopolite, autrefois Privat, et ce sont des des festivals, des signatures... Dulondel, charentais né breton était stagiaire dans une librairie de Saint-Brieuc, quand on lui a demandé d'organiser une rencontre avec Jakez Helias. « L’odeur du papier, le stylo, le livre, c’est là que je suis tombé dans la marmite». Jakez Helias fut un écrivain de Bretagne dont le chef d’oeuvre sur son pays Bigouden s'appelait « le Cheval d’orgueil", quel nom...

Tien, en Bretagne justement, dans le Finistère, dans le Pays des Abers, Plougastel Daoulas, Lannilis, Plouenour Trez, une chorale d'adultes et d'enfants chante chaque année en français en breton au profit de la crèche de la Sainte famille Bethléem...

Dans le Journal du Centre, voici Lola 13 ans  qui toute seule est partie distribuer des colis aux SDF à Luthenay Uxeloup. Dans le courrier Picard, on me parle du Noel dans tous les coeurs, organisé à Salouel pour les aînés, qui ont échappé à la solitude.

Dans le Régional de Cosne et dans la Voix du Sancerrois, on me raconte deux villages, Mesves-sur-Loire et Santranges qui l'an dernier ont hérité respectivement de mesdames Simone Daignas et Mireille Lafeuille, 4,5 millions pour Mesves et 110.000 euros pour Santranges, ceci au nom de la douceur de souvenirs de jeunesses...  On refait les toitures d'une église, d'une mairie, on installe des jeux pour enfants...

Et on parle aussi d'un cuisinier.

Dans le Réveil du Vivarais, encore un sexagénaire, épanoui ,Alain Crivelli à l'histoire jolie, celle d'un lyonnais qui rêvait de cuisine qui avait fait un stage chez Bocuse, mais que son père avait envoyé dans la marine marchande... et qui ensuite fit carrière dans la pub, mais que les fourneaux taraudaient et qui hantait les émissions de cuisines à la télévision. a 56 ans, tombé au chômage, il renoua avec la cuisine pour en faire un métier, il forme à son art les prisonniers de la maison d'arrêt de Brest, gratitude, et pour rattraper ce qu'il n'a pas connu assez,  a décidé d'aller cuisiner en 20 jours chez 20 chefs étoilés différents... Le 22 décembre, dimanche dernier le jour de ses 60 ans, c'était chez Régis et Jacques Marcon à Saint-Bonnet-le-Froid.

Sud Ouest ressortir les plus belles histoires l'année écoulée...  Un pêcheur et sa fille à saint-Jean de Luz qui ont échappé à la noyade sauvés par un bateau espagnol, et un parapentiste amateur, Nicolas Lapierre, qui en aout dernier dans les Pyrénées-atlantiques, a vu sa toile se prendre dans une ligne à très haute tension, lui ne l'a pas touché, il aurait grillé autrement, il est resté des heures suspendu en short au-dessus de la vallée d'Aspe...  il a promis à sa famille qu'il ne revolerait pas mais pourtant est tenté.

Dans Midi libre, je vois des parents qui n'ont pas eu d'autre choix que d'être magnifiques. Benjamin et Pauline d'Aimargues dans le Gard, dont le fils Antoine 7 ans porte la myopathie de Duchenne, depuis deux ans disent-ils, ils se sont mis en position de combat pour toute la papaerassse et la technique, pour  ce qui vient qui sera difficile, mais ils ont surtout décidé d'être heureux, et ils sourient tous les trois dans le journal faisant le plus beau des « V » de la victoire, et pour Antoine, Benjamin son papa est le héros...

Et des destins qui basculent pour finir...

Et la laideur du monde ne se laisse pas oublier.

Dans Slate. Aux Etats-Unis, via le réseau social twitter des gens envoient des images stroboscopiques, des vidéos aux couleurs vives, des images clignotantes,  à des personnes atteintes d'épilepsie, ceci afin de déstabiliser les neurones de leur cortex visuel, et de leur provoquer une crise, c'est la marque des esprits pervers du temps.

Je lis dans le Parisien qu'un homme nommé Moustapha que chacun aimait dans son quartier aux Mureaux n'a pas pu voir Noel, il a été poignardé à mort par un jeune homme qu'il voulait empêcher de harceler sa fille.

Je lis dans l'Indépendant ceci. Un homme un matin va tranquillement à Perpignan gonfler les pneus de sa voiture. Un véhicule arrive derrière lui, dont le passager descend et lui dit: « Je suis pressé, je veux gonfler un pneu, je dois partir ».  Il lui répond un « chacun son tour », l'autre lui donne alors un coup de pied en plein visage, gonfle son pneu et s'en va. Multiples fractures au visage, traumatisme crânien, plancher orbital brisé, mâchoire déboîtée, perte de vision, cercle métallique pour tenir un oeil. Il n'aura plus jamais le même visage, et a failli mourir, juste en gonflant ses pneus,.

Je regarde dans le Populaire du centre la beauté des objets gaulois qui sont revenus en Corrèze au musée du Président Chirac à Sarran, avant qu'on leur construise leur musée à Tintignac. Je lis dans la Montagne et le Berry républicain, la splendeur de pierre des abbayes de Cluny. Je lis dans la Croix le témoignage d'une femme sublime, Lucie Branco, tailleuse de pierre et première femme compagnon du devoir, qui parle du poids de la massette et dit que les pierre vivent. Je fais la part exacte de la beauté et des illusions du monde.

Dans Midi libre je vois Sophie Beau, fondatrice de SOS Méditerranée qui tient toujours et depuis sa création a sauvé 30 896 personnes qui sinon se noyaient. Qui dans son existence, peut en dire autant que cette femme qui rachète l'humanité. 

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