Le Monde diplomatique se souvient que les Etats-Unis firent réélire Eltisne, entre FMI et communicants. Splendides photos de survivants du Mediator dans Midi Libre. La musique électro inscrit la Palestine dans la scène contemporaine, Libération. Monsieur Ridgway, LE sommelier de la Tour d'Argent, superbe dans le Monde.

On parle d'histoire dans le Midi de la France

Et on parle avec honneur dans cet éditorial de la Dépêche, que signe Jean-Claude Soulery et qui commence ainsi: "Le vainqueur n'a pas toujours raison, c'est ce que nous crient depuis 80 ans l'Espagne et ces républicains espagnols qui vivent encore dans la nostalgie de l'Ebre"...  

Et on parle donc de l'Espagne républicaine vaincue il y a 80 ans par le général Franco, quand 475000 espagnols se réfugièrent en france, c'est  à la Une de la Dépêche, à la Une de l'Indépendant et dans les pages de Midi libre, parce que justice a été rendue hier quand Pedro Sanchez, chef du gouvernement espagnol, est allé à Montauban se recueillir sur la tombe de Manuel Azaña qui fut le Président de cette république défaite et qui mourut en exil, comme Antonio Machado, le poète de la république que Sanchez est allé aussi honorer. Et ce geste est donc la première actualité de nos journaux du Midi,  mais hélas, l'Indépendant le souligne, les autorités françaises n'ont pas accompagnées Sanchez dans sa visite... La Dépêche voit en Sanchez  « un des seuls dirigeants européens debout », pas seulement pour son hommage au passé mais pour son accueil des migrants et parce qu'il a en Espagne augmenté de 20% le salaire minimum: des gestes d’honneur d'un homme seul.

La presse nous propose des repères, et parfois dans son combat nourrit des confusions. le Monde diplomatique raconte une histoire savoureuse venu des années 90. « Quand Washington  manipulait la présidentielle russe »,  quand Bill Clinton et l'occident portèrent à la réélection un Boris Eltsine en piteux état, pour éviter l'élection d'un rival communiste... Il y eut des conseillers en communication américains, et des fonds du FMI pour relancer la Russie... et le Diplo se délecte de cette histoire, qui historiquement a toujours raconté une histoire autre que celle des occidentaux... Mais est-ce comparable aux fake news, des offensives du président Poutine... 

Pendant ce temps dans Midi Libre, la presse occitane est rose décidément ce matin, François Hollande veut parler de l’Europe à la jeunesse. Est ce amusant quand le Figaro à sa une et le Monde aussi, nous disent que les européennes s'annoncent bien pour le parti d’Emmanuel Macron.. Mais le Président français, lis-je dans l'Obs, est plus inquiété par le chaos qui guetterait l'Algérie où l'on manifeste, c’est la une de l’Humanité, contre un cinquième mandat du Président Bouteflika... L’opinion redoute un « Vénézuela » de l’autre côté de la Méditerranée. Un homme d'affaire franco-algérien, qui a renoncé à la citoyenneté française, Rachid Nekkaz, serait attendu par le peuple algérien dit le parisien. 

Dans le Figaro, un autre passé nous vient, de ce qu'on appelait l'Afrique du Nord, et on lit l'hommage rendu aux derniers goumiers, ces combattants marocains qui furent notre liberté, et qui se souviennent du gout des agrumes en Corse qu'ils avaient délivrée. 

Du grand débat dans Libération…

Mené dans une balade en France qui est tendre ma foi, quand un homme trop cultivé épuise l’assistance en l'assommant de références au Grand Colbert, émouvante quand la détresse sociale cherche un exutoire, faudrait-il forcer les politiques, avant d'avoir le droit de se présenter, à vivre 5 ans avec 1500 euros par mois? 

Et ce sont des paroles de vaincus, ont-ils tort pour autant. 

Dans Midi Libre qui n'est pas seulement rose mais aussi en Noir et Blanc, parce qu'en noir et blanc les traits sont plus durs, je vois des vaincus splendides qui ont survécu, pourtant cassées par un poison qu'on leur injectait ,qui devait être un médicament, Claudie de Rivesaltes a qui tout fait peine et d’autres qui ont cru qu’ils mourraient étouffés… Des victimes du Mediator qu'un photographe, Marc Dantan, est allé chercher après avoir été bouleversé par un film, « la Fille de Brest », ses photographies témoignent de l'enthousiasme de la vie chez cet ancien punk.

Et des miraculés nous saisissent...

Ceux dont la mort ne veut pas. Ainsi dans le Dauphiné, l'aventure de Stephan Post. Le 19 janvier dernier, allant chercher ses skis qu'il avait planté en faisant une pause dans une randonnée au sommet du Tardevent, la corniche a cédé sous son poids et il a fait une chute de 400 mètres, il a grogné de douleur et d'une vie improbable quand un secouriste est venu vers lui.. On le voir en rééducation enfin, réparé de partout, sa tête était sortie de l'os.... 

Dans le journal du centre, je vois la bonne bouille frisée de Felix Sommerdijk qui est hollandais et tient un chouette café, le Merlette à Vitry-sur-Loire, et qui s'est pris une balle perdue à Rio de Janeiro où il visitait sa fille, quand des policiers se sont mis à tirer sur des bandits dans une favela voisine; il ne portera pas plainte; la police, après l'accident, a nettoyé la scène... 

Il est tant de miracles et tant de survies, et parfois ce sont les survies d'un peuple... Dans une matinée où l'on me parle beaucoup de musique, parce que Stanley Donen , parce que dans le Figaro des anciens fans rendent hommage aux Beatles, parce que dans la voix du Nord, on va enseigner la philosophie aux lycéens de Fénelon à Cambrai grace à des tubes de rock,  et e rapport à autrui selon Sartre se marie avec « « La nuit je mens » de Bashung…! Bref…

Bref.

Dans cette matinée en musique Libération nous raconte une consolation palestinienne faite de rythmes électriques: « Levant en poupel », jeu de mot, on parle de musique Electro, et cela se passe à Haifa, en Israel, cité mixte juive et arabe où dans le club Karareet, le mot en arabe signifie allumette, on vient danser aussi bien d'israel que de Cisjordanie puisque des jeunes gens franchissent le mur de séparation pour gouter au son…C’’est la réappropriation d'une culture contemporaine par des jeune gens d'un peuple empêché, et qui aime la musique appréciera Sama Abdulhadi, dite SAMA’, 28 ans, bourgeoise de Ramallah grandie en Jordanie, pianiste classique rompue à Chopin, la «première DJ de Palestine», qui compose un rock electro sans le moindre folklore: «cinq notes de oud sur un track, c’est pas de la musique arabe, c’est de la paresse», dit-elle et la colère suffit au son.

Il n'est pas que la colère... Je serais criminel de ne pas vous dire que dans le Monde, un anglais qui est le sommelier de la Tour d'argent à paris nous parle si bien des vins… Il s’appelle David Ridgway et sa manière de nous tendre verre et bouteille laisse augurer du bonheur de n’entendre.

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