Bientôt un concert, avec IAM et 1000 spectateurs, pour prouver que le spectacle est sans danger, la Provence. Le producteur Gérard Louvin était celui qui avait réussi, son neveu, adulte brisé, accuse son compagnon de l'avoir violé quand il était enfant, c'est aussi une histoire de classes sociales, dans Le Monde

On parle de concerts... 

Deux concerts qui se préparent, qui se tiendront au Dôme à Marseille, nous annonce en grand la Provence, des concerts pour de vrai, avec 1000 personnes dans la salle et IAM sur la scène entre autres, mais des concerts pour la bonne cause, SCIENTIFIQUE, pour démontrer qu'on ne se contamine pas plus au spectacle qu'ailleurs si l'on respecte des normes. Cette expérience que soutient l'INSERM, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, a déjà été tentée à Barcelone et à Leipzig,  les résultats ont été concluante, voilà une lueur d'espoir dans la grisaille du doute que nous essayons  d'éclairer...  Les concerts marseillais auront lieu en février, ou en mars, en fonction de la situation épidémique dit la Provence...   

C'est bien long. 

Partout nos journaux accompagnent et comprennent l'impatience... Le Populaire du Centre, après d'autres, raconte sans reproche des restaurateurs qui ont "bravé l'interdit", et cela partait d'une bonne intention quand Guillaume qui tient à Limoges un bar PMU et faisait des repas à emporter a fait entrer chez lui "deux gars du bâtiment" qui étaient frigorifiés, c'était en décembre, ils allaient manger dans leur fourgon... "Là, j’ai dit stop. J’ai mis à sécher leur blouson sur le radiateur, je les ai installés à table, leur ai dit de se laver les mains à l’eau chaude. On n’est quand même pas des sauvages. »  Et à partir de là le pli a été pris, un PMU, un café, le déjeuner, puis un voisin l'a balancé.   

Chacun fait ce qu'il peut dans la pandémie, même les rats, oui les rats sont changés par la maladie. Ils s'approchent au plus près des immeubles dit le Parisien, parce que les poubelles sont vides dans le couvre-feu et les confinements... Le Parisien nous dit aussi que nous n'avons pas tellement grossi dans la maladie, non, nous faisons le yoyo.    

Dans l'Equipe qui est bien revenue, sous le joli titre "Room service", vous verrez des sportifs débrouillards, des joueurs de tennis qui tapent la balle raquette en main dans leurs chambres d'hôtel, le salvadorien  Arevalo tente une amortie sur un matelas debout, ils sont 72 tennismen qui ont voyagés (pas de chance) dans des avions où voyageait aussi la covid, et qui, cas contacts, sont en quarantaine, et doivent se préparer en chambre à l'Open d'Australie :  le japonais Nishikori a coupé, la clim de sa chambre pour ne pas être dépaysé quand il retrouvera au dehors les 35 degrés de l'été australien...  

Un autre débrouillard illumine l'Equipe, ça ne date pas d'aujourd'hui et joie, ça ne parle pas de Covid, il s'appelle Sepp Maier, le plus grand gardien de but quand j'étais petit, il raconte cet homme comment il bricolait lui même ses gants pour qu'ils tiennent bien la balle... avec des bouts de revêtements de raquettes de ping-pong, dont les picots assuraient les bonnes prises et autres matériaux maison, il avait failli aussi se fabriquer des gants en peau de requin mais les ballons d'entrainement n'y résistaient pas. Maier incarne ce matin l'ingéniosité allemande!   

Et on parle donc de l'Allemagne...  

Dont nos journaux nous vantent  la plasticité... Le Monde nous dit que dans le covid justement l'Allemagne est sortie de son libéralisme pour rejoindre le camp du dirigisme économique...  La Croix nous raconte comment, face aux crises d'identité, l'Allemagne, a installé dans ses facultés un enseignement de théologie islamique pour interroger le coran et irriguer l'enseignement religieux dans les écoles... 

Mais l'Allemagne disent les Echos, est interloquée par  la deuxième vague de la covid,  et elle a du mal à  féminiser les directoires de ses grandes entreprises nous faisons mieux, par volontarisme, les Echos encore, et Volkswagen- les Echos toujours- n'a pas atteint contrairement à Renault et PSA les objectifs européens de baisse des émissions de CO2 sur les véhicules neufs.   

Allons. En France, c'est plutôt de l'Ouest que nous viennent la lumière et l'envie... Près d'un quart des habitants de l'ile de France, 23%, voudraient migrer vers la Bretagne ou les pays de Loire, c'est dans les Echos  (décidément!) une étude du site seloger.com... Et les chiffres de l'immobilier breton, qui grimpe, que compilent les notaires et que livre le Télégramme, confirment la migration qui a déjà changé Rennes, où s'installent des concept stores, du commerce de vrac...  

Mais faut-il changer les pays que l'on aborde. Le Télégramme raconte aussi l'absolue beauté d'une maison de Vannes, dont on a découvert la façade peinte sous louis XIII au hasard d'une rénovation... Ouest-France lui nous dit la joie d'une piscine en plein air qui vient de rouvrir, toute chaude, à la Roche-sur-Yon en Vendée, n'est ce pas une bonne raison pour bouger?

La Une de Ouest France est consacrée à la faim qui ravage le Sahel, un habitant sur dix soufre de malnutrition au Burkina Faso lit-on dans un reportage qui nous éloigne de nos seuls malheurs, Ouest France est une bonne raison d'aimer sa région... 

Et on parle enfin d'un enfant... 

Un garçon de dix ans qu'un adulte aurait forcé à des caresses et des fellations pendant quatre ans de viols et d'emprises, c'est une nouvelle histoire dans le Monde et sans doute un nouveau scandale, car c'est à nouveau au pays des gens célèbres que l'atrocité se serait déroulée. Le petit garçon, prénommé Olivier, aujourd'hui un adulte à la vie brisée, est le neveu d'un producteur célèbre de la télévision, Gérard Louvin, c'est le compagnon de celui-ci, Daniel Moyne, qui serait le violeur mais Louvin aurait laissé faire... Ce n'est aujourd'hui qu'un récit de victime supposée et une tristesse commune, Louvin était celui qui avait réussi dans une famille modeste, il avait de l'argent, il en donnait, et des emplois, des faveurs,  il emmenait son  neveu en vacances, il lui apprenait à nager, et puis l'invitait à dormir chez lui à Boulogne et c'est ainsi que tout aurait commencé... C'est une histoire de tristesse sociale et de barrière de classe aussi bien qu'une accusation de pédocriminalité... Louvin et Moyne disent qu'Olivier veut leur extorquer de l'argent.   

Dans le journal la Tribune-le Progrès qui est bien triste parce que Saint-Etienne a perdu 5-0 contre Lyon, je lis qu'à Andrézieux Bouthéon, un tatoueur nommé Jean-Charles Gourlier recouvre les cicatrices d'une rose,  et maquille comme à la vie les chairs abimées. Il faudrait tatouer nos actualités.

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