C'est le tollé... Polémique sur la Sécu... Hier matin, le directeur de la CNAM expliquait aux Echos les grandes lignes de son rapport destiné à faire des économies pour éponger le trou de la Sécu... Et ce matin, France-Soir résume ainsi le propos : "La Sécu veut économiser sur les grands malades"... Et tous vos journaux expliquent que l'assurance-maladie prévoit donc de réduire son déficit en déremboursant des médicaments destinés aux patients atteints de certaines affections de longue durée... Ainsi donc, "les longues maladies dans le collimateur de la Sécu", comme le note Le Parisien-Aujourd'hui en France... Et L'Humanité s'insurge : "Pour soigner la Sécu, ils saignent les malades"... La question que tout le monde se pose, c'est de savoir si ces révélations, hier matin, sont un ballon d'essai ou un faux pas... Ce qui est sûr, en tout cas, c'est que beaucoup critiquent cette annonce... jusqu'aux députés de la majorité, constate Le Parisien-Aujourd'hui en France... qui rappelle qu'hier, le Nouveau Centre a jugé cette hypothèse d'une baisse de la prise en charge "totalement inacceptable"... et que le député UMP Bernard Debré, également chirurgien, a souligné : "Si on fait des économies de ce type-là, cela devient relativement angoissant, et j'y serai opposé"... Le Figaro rapporte, de son côté, que "Roselyne Bachelot, la ministre de la Santé, a voulu rassurer au sujet des remboursements, et qu'elle a expliqué que ces propositions seraient analysées avec l'ensemble des partenaires sociaux, et les décisions prises autour du 15 juillet"... Alors, vous vous en doutez, cette polémique fait couler beaucoup d'encre chez les commentateurs, ce matin... "La fin justifie-t-elle tous les moyens ?", interroge Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne... Non, lui répond Bernard Revel, dans L'Indépendant du Midi : "Nous ne sommes pas prêts à vivre dans un pays où il sera de plus en plus difficile d'être pauvre et malade"... Et Didier Pobel, dans Le Dauphiné Libéré, analyse : "Il y a des contextes où l'implacable logique des chiffres semble se heurter au fondement même de la solidarité... Rien ne serait pire que d'ajouter au marasme du pouvoir d'achat un choc sanitaire"... Dans L'Union, Hervé Chabaud dénonce lui aussi, en termes très virulents, cette "sale ordonnance"... "Dégueulasse et d'un rare degré d'imbécillité... S'en prendre aux malades atteints d'une affection de longue durée est une ignominie"... Mais après cette colère, l'éditorialiste tente de trouver d'autres solutions pour combler le déficit de la Sécu... "Il n'est pas interdit d'aller chercher des recettes ailleurs... Mais encore faut-il oser, politiquement, prélever sur les rentes"... Dans L'Humanité, Maurice Ulrich le dit encore plus clairement : "D'accord, le déficit existe... Mais l'intégration, dans l'assiette des cotisations sociales, des revenus financiers des entreprises et des institutions financières au même taux que les salaires, rapporterait 9 milliards d'euros... sans compter la CSG, qui finance le système mais qui épargne l'intéressement, les stock-options et autres parachutes dorés"... Et si un jour, on interdisait le téléphone portable pour raison sanitaire ?... On peut se faire la réflexion en lisant Le Figaro ce matin... Le journal rapporte de "nouvelles interrogations sur la nocivité des portables"... une étude qui a porté sur trois groupes de 31 rats, exposés deux heures par jour pendant 18 mois à des ondes électromagnétiques de différentes fréquences... 18 mois chez le rat, cela correspond à 63 ans chez l'homme... Résultat : une augmentation de la mortalité chez les animaux les plus exposés... des troubles du comportement et une augmentation du nombre de globules blancs chez les autres... Des téléphones sur lesquels on peut regarder la télé... Oui, ce matin, on reparle télévision dans les journaux... télévision publique... "Quel scénario pour la télé publique de demain ?", interroge, en Une, Ouest-France... qui rappelle que la commission sur l'avenir de la télé publique, présidée par Jean-François Copé, remet aujourd'hui son rapport à Nicolas Sarkozy... "Copé rend sa copie", note Libération... qui propose une sorte de bande-annonce de ce que l'on trouve dans ce rapport... une bande-annonce résumée ainsi : "Un ordinateur mais pas de télé : couic, à la caisse... Et ceux qui n'ont ni télé ni ordi mais juste une radio devront verser 25 euros à l'audiovisuel public"... "Notre montage financier est d'une simplicité biblique"... C'est Jean-François Copé lui-même qui le dit à La Croix ce matin... Mais Dominique Quinio, l'éditorialiste du journal, trouve que l'histoire est plus complexe... "Le montage financier proposé fait intervenir différents partenaires, dont les chaînes privées, les opérateurs téléphoniques et les fournisseurs d'accès à Internet... un rapport qui est parti pour ne faire que des mécontents"... Et du coup, conclut-elle, "il n'est pas sûr que la réforme aille à son terme"... Et les premières à donner de la voix... ça, vous le lirez dans Les Echos... ce sont les chaînes privées... "Les chaînes privées contestent les calculs de la commission Copé", explique le quotidien économique... "Le coût de la suppression de la publicité après 20 heures est en débat... Est-il de 450 millions d'euros, comme l'affirme la commission, ou deux fois moins élevé, comme le prétendent TF1, Canal+ et M6 ?"... Mais bon, la question c'est de savoir ce que le Président de la République fera de ce rapport, qui lui sera remis cet après-midi... Le Parisien-Aujourd'hui en France rapporte que Nicolas Sarkozy sera en direct sur La Chaîne Parlementaire-Assemblée Nationale à cette occasion, et prononcera un discours... Et c'est dans La Tribune que vous trouverez le plus de détails sur ce que devrait annoncer l'Elysée... La taxe sur les fournisseurs d'accès à Internet et les opérateurs mobiles sera de 0,8 à 0,9% (c'est plus que ce que préconise la commission Copé), pour un rendement espéré autour de 350 millions d'euros... La taxe sur les chaînes privées devrait rapporter, elle, 80 millions d'euros... La Tribune qui dévoile également que le calendrier de suppression de la publicité sur les chaînes publiques pourrait être accéléré... L'Elysée voudrait démarrer la première étape, c'est-à-dire l'arrêt de la pub avant 20 heures, dès le 1er janvier prochain, et non le 1er septembre 2009 comme le préconise le rapport... Un rapport qui manque d'audace, selon Pascal Aubert... pour qui "l'audace, en l'espèce, aurait consisté à reconnaître que l'abandon de la publicité était une fausse bonne idée, qui crée plus de problèmes qu'elle n'en résoud"... Et sinon, dans la presse ce matin... Retour sur "la folie Mugabe"... C'est la Une de Libération... qui explique comment "condamné par l'ONU et lâché par son voisin sud-africain, le vieux dictateur du Zimbabwe s'entête, et maintient le second tour de l'élection présidentielle vendredi dans un pays en plein chaos"... "Parents-profs : la tension monte"... Le Parisien-Aujourd'hui en France publie une étude sur les relations entre les enseignants et les parents d'élèves... Depuis cinq ans, la situation se dégrade, constate le journal... Et il y a quatre vrais points de discorde : les rencontres individuelles entre parents et profs... la question de la violence... celle du redoublement... et le point d'incompréhension majeur, c'est l'orientation, ressentie comme subie par 40% des familles... Dans Le Figaro... le débat sur l'ISF... "Ducasse à Monaco : l'impôt sur la fortune mis en cause", titre le journal... A côté de ça, vous apprendrez par exemple, dans La Tribune ou Les Echos, qu'il y a 10 millions de millionnaires dans le monde... Et si les riches vous intéressent, je vous conseille le bimestriel Manière de Voir... intitulé "L'internationale des riches"... Là, gros plan sur les plus riches que riches, puisque le magazine s'est penché sur les 1.125 milliardaires qui modèlent la planète... Et puis, pour finir... vous lirez, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, qu'il faut toujours faire attention aux cadeaux qu'on offre... L'article s'intitule "la mallette de la discorde"... Et le journal explique que tout partait d'une délicate attention... une mallette-cadeau, adressée par Nicolas Sarkozy aux députés, pour les mettre dans l'ambiance de la présidence française de l'Union Européenne... Alors certains grognons ont fustigé la dépense... Mais ce sont surtout les femmes qui, tous bords confondus, ont fait la grimace... A côté du crayon, du bloc-note, elles ont trouvé une jolie cravate gris clair... La parité en politique, c'est pas gagné...

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