Les excuses d'un condamné à mort.

Je voudrais présenter mes excuses aux victimes et aux survivants. Je suis désolée pour les vies que j'ai prises, pour les souffrances que j'ai créées, pour les dégâts que j'ai commis. C'est la première fois que Djokhar Tsarnaev parle publiquement depuis les attentats de Boston en 2013.

C'était hier, lors de l'ultime audience de son procès. Un moment inattendu pour THE NEW YORK TIMES, après deux ans de silence. 4 minutes de monologue retranscrites intégralement par le BOSTON GLOBE. 4 minutes parsemées de références à Allah dont Djokhar Tsarnaev espère aujourd'hui, le pardon. 3 personnes sont mortes dans les attentats et plus de 200 ont été blessées. Quelques unes lui ont pardonné selon le NEW YORK TIMES.

En France, Sid Ahmed Ghlam, le suspect de l'attentat déjoué d'une église à Villejuif n'éprouve lui, aucun remords. Les enquêteurs ont même découverts dans ses ordinateurs de nouvelles informations. D'après LE FIGARO ce matin, le jeune apprenti terroriste et ses mystérieux commanditaires visaient le Sacré Coeur à Paris. Ils avaient même imaginé lui faire prendre la fuite par le train et y réaliser une ultime opération : faire exploser une bombe et y mourir en kamikaze. Mais sa course folle a été comme on le sait, stoppée par les autorités.

Déjouer un attentat, c'est le rôle des services de renseignements. Et l'on revient aux écoutes de la NSA.

LE FIGARO toujours, décrit aujourd'hui, l'embarras du renseignement français. Le savoir-faire américain n'est plus à démontrer. Un préfet le reconnaît. Bien des renseignements ayant permis de démarrer ici, des enquêtes anti-terroristes ont été captées par les grandes oreilles américaines, avant d'être habillées en procédure à Paris. La publication des documents de WikiLeaks par MéDIAPART et LIBéRATION hier, n'est qu'une regrettable péripétie. C'est en milieu d'après-midi, mardi, que François Hollande a été informé de la petite bombe. Ensuite, il a joué la carte de l'unité nationale. Roulements de tambour, mots qui claquent, photo du président à son bureau au téléphone avec Barack Obama publiée sur le site de l'Elysée. Il fallait mettre en scène le président.

Un témoin de la dite scène confirme à LIBéRATION.

Pourtant, il existe selon Laurent Joffrin, un moyen de marquer le coup. Et l'éditorialiste de LIBé est rejoint en ce point par Jean-Marcel Bouguereau de la RéPUBLIQUE DES PYRéNéES et par L'HUMANITé. Donnons l'asile à Julian Assange et Edouard Snowden.

Car comment ne pas avoir une pensée pour ces deux lanceurs d'alerte poursuit Yann Marec du MIDI LIBRE. Nos démocraties ont appelé leurs dirigeants à plus de transparence. Eux au moins, ont fait beaucoup dans le domaine de l'information, la vraie.

Il n'en demeure pas moins, qu'il subsiste un vrai problème autour des portables de nos dirigeants. François Hollande et Nicolas Sarkozy sont des accros. LIBé décrit un rapport compulsif. C'est un outil de travail et un sas de décompression.

LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE les trouve même peu prudents. A propos de François Hollande, un ministre soupire : "au début de son mandat, il faisait n'importe quoi.

Quand il partageait encore l'appartement de Valérie Trierweiller dans le 15ème arrondissement de Paris, les voisin l'entendaient téléphoner de son balcon."

Long nez grandes oreilles. Nicolas Beytout de L'OPINION s'amuse ce matin, de la comédie. Si l'on osait, on serait tenté de paraphraser la magnifique tirade du nez de Cyrano. Scandalisé : C'est très vilain, en plus nous sommes alliés. Gêné : Euh... oui bien sûr, nous aussi, nous écoutons nos alliés. Vantard : Mais au moins, on ne se fait pas démasquer et c'est là l'essentiel ! Bon, n'est pas Edmond Rostand qui veut reconnaît Beytout. Mais de cette comédie, on pouvait dire, Oh ! Dieu ! Bien des choses en somme.

La vie n'est qu'une pièce de théâtre. Acte 2 Scène 1.

Cette fois on parle de migrants. De ceux qui ont joué par exemple, au théâtre dans la commune d'Aubervilliers. 8 sans-papiers racontés par le magazine THéÂTRE(S). Ils vivaient dans un squatt, ils ont découvert la scène. Ils sont Maliens, Ivoiriens, Bangladais. La metteure en scène Marie-José Malis avait eu l'idée en prenant la direction du théâtre de la ville, d'inviter des artistes à créer un spectacle avec les habitants d'Aubervilliers à partir de leur vie. C'est comme cela que les sans-papiers vont raconter leur histoire. L'exil, les traversées clandestines, la mort qui rode, le quotidien précaire et l'attente kafkaïenne des miraculeux papiers. La pièce a été jouée. Spectacle profondément beau dit le journaliste de THéÂTRE(S). Le préfet de Seine Saint Denis a aimé lui aussi. A la fin du mois de juin, Moustapha, Bamba, Koné et les autres devraient avoir obtenu leurs papiers. Mais le préfet prévient : "Je n'ai pas de baguette magique. Il ne faut pas croire que cette expérience aura ouvert une forme de passe-droit."

Migrants Acte 2 scène 2. C'est l'autre versant de l'histoire des migrants à l'heure où le Conseil Européen discute des modalités d'applications de son agenda en matière d'immigration. L'HUMANITé voit le naufrage du plan européen.

Pas pour les mêmes raisons que VALEURS ACTUELLES qui dit Stop ! ce matin à sa Une. Ca suffit. Enquête sur ces faux réfugiés que l'on veut nous imposer. VALEURS ACTUELLES trouve l'Europe timide. Le gouvernement impuissant. Rien de ce qu'entreprend François Hollande ne peut décourager les clandestins de passer. Pas de solution sans fermeté, ni clarté.

Entre L'HUMA et VALEURS ACTUELLES, L'ACTU, le quotidien des 10-14 ans, pose une question. Pour ou contre la répartition en Europe des demandeurs d'asile ?

Némo, 14 ans, rédacteur en chef junior du jour de L'ACTU pense lui tout simplement que l'Europe doit se montrer plus solidaire. "Moi aussi, j'essaierais de quitter mon pays si la vie y était trop dangereuse pour moi ou pour mes proches." CQFD.

CQFD aussi, les déclarations du jour dans la presse.

Extraits d'interviews ou de monologues dans la presse.

Ca dépend comment on les lit. Jean-Luc Mélenchon dans LE MONDE : "Même très entouré, je ressens comme la solitude des premiers de cordée. Je dois travailler comme si j'allais devoir être candidat en 2017."

Martin Bouygues dans les pages saumon du FIGARO après son refus de vendre à Patrick Drahi sa filiale télécoms. "J'ai dû croiser Patrick Drahi une fois dans ma vie, Xavier Niel, deux fois. A croire que je n'abuse pas des bonnes choses."

Jeannie Longo dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE pour sa participation à 56 ans aux championnats de France de cyclisme. "Je sais que les gens de la Fédération aimeraient ne plus me voir. Il y a aussi les filles qui vont penser que je me fais encore remarquer. Elles sont jalouses c'est tout."

Heureusement, dans ce concert de jolis mots, il nous reste PIF, la BD. Super PIF le magazine, qui renaît de ses cendres après 6 ans d'absence. Pif, Rahan, Corto Maltese, Placid et Muzo et les autres. Mais surtout Pif qui revient dans Krapuville, rongée par la pollution. Pif observé par les hommes de l'infâme Krapulax via un visio-bulle qui relaient les images des caméras de vidéo-surveillance installé dans Krapuville. Serait-ce là, une nouvelle affaire d'espionnage ?

Allez savoir. Pif ne dit-il pas dans une bulle : "Soyons combattifs les amis et surtout, soyons vigilants !"

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