A la Poste, des algorithmes emprisonnent de chiffre des agents au bord de la rupture, Libération. Au Japon, on enlève ses enfants avant que son conjoint ne les enlève et le divorce est une sale guerre, les Echos. Philippe Besson, ex futur Consul à Los Angeles, dit ses malheurs dans l'affection des Macron, Vanity Fair.

On parle d'impatience ce matin...

Cette impatience qui nous tenaille et chaque jour davantage quand nos ne supportons plus la file d'attente aux caisses du grand magasin, et  pestons quand notre téléphone smart n'ouvre pas instantanément une application, car nous quittons -3 sur 10 d'entre nous-  le site internet lemonde.fr si l'article désiré ne se charge pas après 5 secondes... et le Monde ce matin, nous dit à quel point nous changeons, nos technologies et nos gouts et nos idéologies de la performance et de la vitesse, l'empire du web et des  marchés financiers, font de nous des êtres différents, qui aspirons à l'immédiateté, comme si le temps s'était raréfié, et tout change alors.
La durée moyenne d'un plan au cinéma est tombée de 12 secondes à  2 secondes et demie, le rythme moyen des tubes musicaux aux états unis est passé de 94 à 101 battements par minutes entre 1986 et 2015, et la voix n'attend plus que 5 secondes avant d'entrer en piste, finie les splendides intro, et même les parfums doivent plus vite accrocher nos sens en moins d'une demi-minute, désormais, et les créateurs excitent alors nos nez de senteurs sucrées, fruitées, qui donnent envie plus vite.
Garderons-nous le temps de lire et de rêver, au moins un journal? Le Monde nous donne ce vertige dans un article qui se lit, précise-il en neuf minutes, foi de l'algorithme du site qui sait à l'avance le temps que nous y passerons...  
A la poste aussi, des algorithmes gèrent la vie des hommes et des femmes et calculent ainsi le temps d'une tournée, cadencé agencé, un recommandé c'est une minute trente, une tournée avec trois adresses sur cent mètres s'effectue à 13.78 km/hde moyenne... C'est une interview d'un sociologue, Nicolas Jounin, qui éclaire le dossier de Libération sur ces postiers qui souffrent, enfermés d'équation pour rétablir la boite,  bravement dans les hauts de seine sont en grève?
Je lis dans les Echos que la société générale, met en place le virement instantané pour ses entreprises clientes, qui pourront régler nos salaires INSTANTANEMENT  et non plus en deux jours mais aussi régler de manière plus fluide leurs fournisseurs... Finies les manœuvres dilatoires... L'économie pourtant nécessite parfois du temps et les mêmes échos nous expliquent comment Airbus, à ses nouveaux besoins, doit embaucher intelligemment 50.000 personnes, renouveler d'un tiers ses effectifs en 8 ans... Huit ans, l'éternité.

L'impatience se comprend aussi, "Plus que quatre jours" dans la canicule dit le Populaire du centre, "Nous ne sommes que mardi" gémit le Parisien, allons-nous tenir sans faire de bêtises, sans abuser ainsi de l'air conditionné  qui réchauffe la planète m'explique le Figaro sur son site, dans un article brillant qui cite Bossuet, «Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes»... Il vaudrait mieux dit le Figaro peindre en blanc les maisons comme en Algérie et même les chaussées comme à Los Angeles,  et chez nous faire sécher du linge mouillé, ou sur nos murs faire pousser du lierre, cela pousse vite le lierre? 

On parle d'enfants enlevés...

Enlevés par un de leur parents, qui les arrache à son ex-compagne ou compagnon, qui ne les reverra plus, et la justice bénit cette violence, cela se passe au Japon, un pays qu'un grand film de Sofia Coppola décrivait "Lost in translation",  et dont la différence crée le malaise, dans cet article des échos... On nous raconte Vincent, un français marié à une japonaise, qui en aout dernier est rentré dans sa maison vidée, à l'exception d'un lit et d'une machine à laver, sa femme était partie, emmenant leur fils Tsubasa 3 ans et leur fille Kaede 1 an, et dix mois après il ne les a pas revus, et ses beau parents, qu'il croyait des amis, lui ont dit "Shoganai", il faut accepter son destin... Car le destin de Vincent est celui chaque années de dizaines de milliers de parents japonais qui ne reverront plus leurs petits: le Japon ne connait pas la garde partagée et considère les enfants comme une propriété du foyer, celui qui obtient sa part garde le tout... Et cette législation encourage de fait à frapper le premier, enlever ses enfants avant que l'autre ne frappe... Depuis 2010, deux jeunes papas français se sont suicidés après avoir compris qu'ils ne reverraient plus leur bébé et en mars dernier, un américain de trente-deux ans a égorgé sa femme devant le tribunal de Tokyo; elle ne le laissait plus voir, depuis août 2018, Micah, leur garçon de deux ans...
Du Japon ne viennent pas que des drames? Le Parisien me raconte à Limoges un petit gars de chez nous biberonné à Dragon Ball Z et autres mangas, qui devenu chômeur en 2002 trouva une chance dessiner à son tour. Patrikc Sobral a fait de l'or de ses japonaiseries, une série, "les Légendaires", BD culte des enfants, demandez leur...

Lira-t-elle des BD plus tard, pour oublier sa peur, cette fillette dont le Parisien parlait samedi et que l'Indépendant raconte, qui à Perpignan de son balcon, parlait aux voisines, rue de Grande-Bretagne, elle leur disait que son petit chien Cali avait soif et que sa maman faisait dodo dans les toilettes... La maman était morte et  la petite fille avait survécu dans l'appartement, la petite héroïne, l'orpheline, désormais, n'a que trois ans... 

Un ex futur consul se confesse...

L'écrivain Philippe Besson, dont s'entichèrent Emmanuel er Brigitte Macron, qui aurait du devenir consul général à Los Angeles mais dut y renoncer devant l'indignation des diplomates, et ce romancier qui écrivit un livre jugé enamouré sur la campagne présidentielle raconte son passage en politique dans Vanity fair, comme un moment hors de lui, séduit et sous emprise, quand Brigitte lui envoyait tant de textos par jour, qu'il était le Philou rassurant dont Emmanuel sollicitait l'avis rassurant, il dit qu'il a souffert se confie pour reprendre pied dans le monde des lettres, et c'est un peu gênant, forcément, qu'il nous montre aussi les SMS de ceux qu'il aima, et qu'il veuille en faire un livre...
Est-on laid quand on s'acoquine aux sommets, ou bien est ce le choc culturel, perdu dans la traduction?
Il est d'autres chocs culturels, aussi en France profonde. Aux Villages Vovéens, la fête de la musique a mal tourné, en bagarre générale, après qu'un groupe de rap ait choqué l'assistance par des propos vulgaires, le maire a été blessé dans la bagarre par les rappeurs, je lis au coin de l'article de l'Echo républicain, qu'on a entendu, contre les rappeurs, des propos racistes.

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