Depuis le temps qu'on l'attendait... Ca y est... La baisse des loyers a commencé... Les magazines Challenges, Capital et le journal Le Parisien, entre autres, le confirment... Le marché se moralise... parce qu'il s'agit bien de cela... Le droit de se loger sans être étranglé par la facture du loyer pointe le bout de son nez. Un peu partout en France, nous explique le mensuel Capital, les locataires reprennent la main face aux propriétaires... C'est une tendance qui devrait perdurer jusqu'en 2008. Bien sûr, les files d'attente dans les cages d'escaliers, le propriétaire qui convoque plusieurs candidats en même temps... Expérience toujours douloureuse... Le parcours du combattant du locataire... Tout cela n'est pas terminé... Mais ça va mieux... Les propriétaires ne peuvent plus dicter leurs conditions, comme ils le faisaient jusques là. Et ce n'est pas tout... Les bailleurs ne peuvent plus appliquer dans sa totalité la hausse autorisée du loyer chaque année en fonction de l'indice de la construction... Sinon ils perdent leurs locataires... C'est aussi simple que cela. Et il se trouve que Jean-Louis Borloo a décidé de faire voter un nouvel indice, dont je vous passe les méandres techniques, mais qui empêchera les loyers d'augmenter de manière aussi forte qu'auparavant... Le ministre du Logement s'en explique dans Le Parisien, où il répond aux lecteurs. Et avec ce ministre là, il y a le fond et la forme... Les femmes et les hommes qui ont été conviés à rencontrer le ministre l'ont trouvé "plutôt sympa, détendu, abordable, pas frimeur"... La preuve : il a mangé sur le pouce une aile de poulet froid. Edouard, par exemple, est persuadé que Jean-Louis Borloo était content d'être avec eux... Et Alain s'étonne : "Je suis de Gauche" dit-il... 'Eh bien voyez, je me demande ce qu'il fait dans un gouvernement de Droite"... D'ailleurs la question lui est posée par Malika... Alors Jean-Louis Borloo répond : "C'est quelque chose que me disent souvent mes copains de Gauche." Dans le même ordre d'idée, et ça peut vous aider si vous cherchez un logement à Paris : le dossier du Nouvel Obs "où vit-on le mieux dans la capitale"... Pour autant, il ne s'agit pas d'un hit-parade, ni d'un classement... Donc il n'y a pas de réponse tranchée à cette question trop simple... Non, mais c'est un tour d'horizon intéressant, arrondissement par arrondissement... en terme de commerces, cinémas, quartiers verts, sécurité, lieux branchés ou gardes d'enfants... d'où il ressort que Paris est une ville de moins en moins populaire, où les actifs travaillent de plus en plus en banlieue. Les autres, on les retrouve toujours dans les 15ème, 16ème, 17ème et 8ème arrondissements : ici c'est bureaux de prestige et grosses fortunes, résume Le Nouvel Obs... Avec ce détail qui tue : la maternité de la rue de Marignan, dans le 8ème, a été transformée en clinique de chirurgie esthétique. Et puis quelques nuances, subtiles, dans ces quartiers riches: dans le 15ème c'est plutôt "revenus du travail" et dans le 16ème "richesses patrimoniales". Tiens, à propos de richesse... Dans Capital et dans Le Nouvel Obs, le salaire des grands patrons... Un classique dans la presse magazine... Et voilà encore une année faste : un peu moins de stock-options, mais des rémunérations qui crèvent le plafond, commente Capital, qui nous apprend que les plus gros revenus, ils sont détenus par le PD-G de l'Oréal : Lindsay Owen-Jones... 22 millions et 630 mille euros annuels... On est presque dans l'abstraction... Et ce dernier chiffre : rémunération moyenne, stock-options comprises, des patrons des 40 premières entreprises Françaises: 15.000 euros par jour. Il y a aussi les pratiques de ces capitaines d'industrie, que Le Nouvel Observateur appelle "les nouveaux aristocrates du capitalisme"... Les aristo-CAC... Les banlieues flambent, le CAC-40 grimpe... Tout est dit... Ces patrons jugent leurs résultats financiers à l'aune de Wall Street, calquent leurs rémunérations sur celles des patrons américains, et comparent le salaire de leurs employés à ceux des chinois, nous explique Le Nouvel Obs, qui fait également un tour d'horizon du mode de vie des grands patrons... Sur le schéma un verbe, une pratique... Ca donne ça : bouger... jamais sans mon jet... Se loger : hôtel particulier à Paris, appart à Venise... S'évader : un yacht avec skipper et femme de chambre... Ou encore se distraire : les sports populaires en loge V.I.P... Et enfin s'habiller : le sur-mesure... chez Dior, par exemple... Comme pour Bernard Arnaud : le costume à partir de 5.000 euros. HEURE... Dire tout haut ce que les autres pensent tout bas et aimeraient bien dire mais n'osent pas dire... Ca porte un nom : iconoclaste. Cette semaine Le Point s'intéresse à cette vague d'écrivains, philosophes, femmes et hommes politiques, dirigeants d'associations, artistes... qui brisent les tabous... Alors on y trouve pêle-mêle : Alain Finkelkraut; Michel Houelbeck; Bernard Kouchner; Diziz La Peste; Ségolène Royal; Dominique Sopo, le président de SOS-Racisme qui affirme qu'il existe en France un "anti-racisme bien pensant"... Et vous, Fadéla Amara, qui nous dites que le communautarisme est le cache-sexe de l'islamisation des esprits... Est-ce-que cela vous gêne ou vous satisfait au contraire, de figurer dans cette liste des iconoclastes établie par Le Point? REPONSE AMARA Coup d'oeil sur les "jeunes"... Qu'on appelera bien "les jeunes" et pas "les djeun's", parce qu'ils ne sont pas vraiment rock-and-roll... Et on les comprend un peu... parce qu'ils débarquent dans un contexte pas facile... Un paysage économique plutôt dur, un modèle social en mutation... Ils en ont conscience, les jeunes de 20 ans... C'est le quotidien La Tribune qui s'intéresse à eux aujourd'hui, à l'aide d'un sondage IPSOS et avec le concours des étudiants de l'école de journalisme de Sciences-Po... On y découvre une jeune génération individualiste, inquiète mais lucide et combattive. Thierry Arnaud, bonjour... Vous êtes rédacteur en chef à La Tribune... Il y a beaucoup de données dans ce sondage et dans votre enquête... Et notamment ce chiffre : 71% des jeunes de 20 ans pensent aujourd'hui et dès maintenant à leur retraite... Ca c'est une rupture avec les générations précédentes, Thierry Arnaud... ** Oui, pour vous, Pierre... A 6 heures 20, dans la revue des titres, je vous ai demandé si vous étiez plutôt "über-sexuel" ou "métro-sexuel"... Vous n'avez pas répondu... Alors je vais vous aider... L"über-sexuel est super viril mais pas macho... Le métro-sexuel, lui, est l'homme qui assure sa part de féminité. Vous pouvez vous en tirer en ne disant ni l'un ni l'autre... Et alors vous ferez plaisir à notre ami David Abicker, chroniqueur sur France-Inter, auteur du livre "le déclin de l'empire masculin", dont Le Parisien se fait l'écho aujourd'hui. La thèse d'Abicker c'est qu'à force de promouvoir des valeurs essentiellement féminines, comme la sensibilité, l'émotion ou la douceur, la société veut nous faire croire que les femmes sont meilleures que les hommes... Ainsi les hommes ne sont-ils valorisés qu'à travers leurs féminisations. Bref, à en croire les publicitaires et le marketing, l'homme parfait c'est une femme. Enfin il faudra y penser à Noël, de façon à ne pas faire de gaffe... Mesdames, votre homme n'est pas forcément un produit marketing... Alors attention aux cadeaux qui ne font pas plaisir... Et dans tous les domaines, d'ailleurs. Un sujet auquel s'intéresse le magazine Mood... On déchire le papier, et aussitôt on sent monter la déception, la tristesse, la colère, la culpabilité... Mais qu'est-ce-que ce cadeau veut dire? Quelques exemples cités dans Mood... Ingrid, 18 ans : elle rêvait d'un I-Pod... Elle a eu un éventail avec des dauphins... L'atterrissage est rude. Ou encore Fanny, 17 ans... "Pour Noël, ma soeur m'a offert "maigrissons ensemble" de Sonia Dubois... J'ai tout de suite compris le message, je n'ai jamais ouvert ce livre." Bon week-end à lundi... L'heure de vérité...

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