Prime à la passe... et au but.

En fin de saison, Ibrahimovic, star du PSG, touchera un million et demi d'euros, s'il termine meilleur buteur et meilleur passeur de la Ligue 1 de football.

C'est ce qu'on appelle une prime d'objectifs liée aux performances décrypte Ronan Folgoas du Parisien-Aujourd’hui en France . Elle a été inscrite dans son contrat quand il l'a renégocié en septembre. Un million et demi d’euros bruts, c'est l'équivalent pour lui, d'un 13ème mois.

Cavani, l'autre star du PSG, a lui aussi négocié sa prime. 750.000 euros brut s'il est sacré meilleur buteur.

Ce système de rémunération est assez commun dans le foot. Mais là, il a été conçu afin d'inciter les deux stars à travailler ensemble.

Idéalement, Zlatan pourrait ainsi adresser une trentaine de passes décisives à Cavani et les deux joueurs empocherait l'un comme l'autre leur bonus.

Soit près de 3 millions d'euros.

Mais les deux joueurs ne seront pas taxés à 75%.

Non. Car seuls les clubs de foot le seront. Du coup, le foot pique sa crise titre La Provence page 2.

Ils appellent à faire grève le 29 novembre prochain. Enfin, ne leur parlez pas de grève écrit Eric Puech. Tout au plus blocage, journée blanche, action de communication. Le mouvement est plutôt impopulaire. Jugez-en les témoignages des supporters marseillais. "Anormal... revenons au sport" : Michel 49 ans.

"Aberration, insulte à ceux qui crèvent de faim" : Bruno 55 ans.

"Mais nous sommes pauvres" répond Michel Seydoux, le président de Lille au Parisien-Aujourd’hui en France . "Nous avons le droit de nous faire entendre."

Propos policés que l'on retrouve un peu partout dans les journaux ce matin.

Seul L’équipe semble avoir entendu autre chose de Michel Seydoux. "Si c'est pour prendre 5 buts comme Anderlecht face au PSG, avec une équipe de merdasse, à quoi bon ?"

"Je n'ai pas fait un stade pour monter une équipe de CFA."

Nul ne sait s'ils iront jusqu'au bout note Michel Henry de Libération .

Journée blanche, stade ouvert, les supporteurs viendront-ils en masse pour un cours de droit fiscal plutôt que pour chanter : "Paris... Paris... on t'encule !"

Cette taxe loin d'être un boulet pour le foot français pourrait constituer une opportunité pour retrouver le sens des réalités poursuit Arnaud Flanquart du think tank Terra nova dans L’Humanité .

Même avis de Pape Diouf ancien patron de l'OM sur le site du Huffington Post . Le football ne doit pas être exonéré de la solidarité nationale.

Et puis, il n'y aura pas de catastrophe poursuit Clément Guillou sur Rue 89 . Comment quelques millions d'euros d'impôt pourraient tuer des clubs qui investissent autant pour acheter un joueur.

Il n'empêche, François Hollande se retrouve une nouvelle fois en première ligne.

Oui. Parce qu'il recevra la semaine prochaine, les patrons des clubs pro. Et de l'avis de Pierre-Alain Furburry des ECHOS, le terrain est miné après l'affaire Leonarda. Tiendra t'il bon ?

Ou cherchera-t-il à calmer les clubs comme certains le craignent dans la majorité. D'ailleurs, pourquoi recevoir lui-même les clubs, si ce n'est pour ne rien céder ?

Et pendant ce temps, on oublie conclut Hervé Favre dans La Voix du Nord . On oublie qu'une autre mesure va toucher 70% des Français qui tentent mois après mois, de se constituer un matelas de sécurité. La nouvelle taxe sur les produits d'épargne.

Ce qui fait dire à Jean-Michel Servant du Midi Libre .

Le football français est décidément bien malade.

Et François Hollande lui, a le blues.

Depuis le fiasco Leonarda, on y revient, il broie du noir croit savoir Nathalie Schuck du Parisien-Aujourd’hui en France . Il en veut à la terre entière. A Harlem Désir, aux députés PS qui n'ont pas voté la réforme des retraites. Devant les élus Bretons qui critiquaient son action, Hollande aurait répliqué lassé : " C'est sûr, tout ce qu'on fait est nul et on sera battu en 2017." Plus cru, un autre jour, il aurait même lancé : "Ils me cassent tousse les c... !"

François Hollande pourra toujours se consoler. Toujours d'après Le Parisien , son portable n'a pas été écouté par la NSA.

Il ne fait pas partie donc des 35 dirigeants écouté par les services secrets américains.

L'information a été donnée entre autre, par The Guardian hier.

Parmi les 35, on sait qu'il y a eu la présidente Brésilienne, Dilma Roussef et Angela Merkel, la chancelière allemande//

Remarque de Rena Tangens directrice d'une ONG allemande, dans Libé : "Le viol de la sphère privée des citoyens, des journalistes, des avocats ou des politiques est un danger pour la démocratie. Si l'on accepte ces méthodes, alors on accepte aussi la torture à Guantanamo. C'est la fin de l'Etat de droit."

Mais l'espionnage est partout.

Christophe Cornevin du Figaro décrit une scène surréaliste hier, à Bruxelles. Un haut fonctionnaire français reçoit un parlementaire dans son bureau. Puis, il l'invite à fumer à l'extérieur dès que la conversation dérive sur l'intelligence économique. Le technocrate affirme avoir été alerté par le contre-espionnage. Son bureau était truffé de micros.

Quoi d'autre dans la presse ce matin ?

Les millions offerts à Tapie.

On en parlait dans le journal de 8 heures. D'après Libé ce matin, l'homme d'affaire aurait bénéficié d'une ristourne fiscale après le règlement du contentieux Crédit Lyonnais - Adidas. Entre 54 et 83 millions d'euros. C'est Eric Woerth, ministre du budget de l'époque, qui aurait donné son aval contre l'avis de l'administration fiscale.

La dernière C3 sortie de l'usine PSA d'Aulnay aujourd'hui. L'Humanité dénonce ce matin, l'envers du reclassement des ouvriers de l'usine. Plusieurs centaines sont sur la touche. Les Echos s'intéressent à l'avenir du site. PSA veut le valoriser. La ville, le réindustrialiser.

Une photo pour terminer qui fait le tour des réseaux sociaux

Celle de Ségolène Royal dans Le Parisien Magazine , pour illustrer le courage en politique.

Chemise blousante et robe bohème, le drapeau français dans les mains. La présidente de Poitou-Charentes a choisi de s'inspirer de La Liberté guidant le peuple, tableau de Delacroix. "J'entends déjà dire que je me prends pour Jeanne d'Arc" s'est amusé Ségolène Royale.

Et elle ne croit pas si bien dire.

Peu importe leur discours, les femmes politiques ne sont jamais traitées comme les hommes.

Médipart cite l'exemple ce matin, du sexisme des médias dans le traitement de la campagne municipale de Paris. La bataille des dames. Un portrait commence souvent par les vêtements.

L'Express à propos d'Anne Hidalgo : "Elle est arrivée en avance, vêtue d'une robe tricolore, presque assortie au décor de son local de campagne."

Le Monde sur NKM : "Souriante, en tailleur-pantalon noir, ballerines et queue de cheval."

Imagine-t-on seulement un journaliste commencer son article en décrivant les mocassins de Jean-François Copé ? Il paraît cela dit, que ça s'améliore. Que les médias s'intéressent plusse maintenant aux idées. Témoin le zoom de la rédaction ce matin.

Mais d'après Médiapart , les candidates ne peuvent pas trop se plaindre du sexisme des médias. Car c'est rien par rapport au sexisme des hommes politiques.

Super.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.