Quel patron pour la France ?

Question à la Une de MANAGEMENT.

Le mensuel imagine comment les stars du business pourraient diriger le pays si on transposait leurs méthodes. Si ce patron était Vincent Bolloré, il soutiendrait un ministère de la Recherche et du saut technologique. En trois décennies, le groupe Bolloré a autant investi dans le film plastique que dans l'agriculture, l'énergie, les voitures électriques ou les médias. Médias qui au vue de ce qu'il se passe à Canal et I-Télé, pourraient être contrôlés via le rétablissement d'un ministère de l'Information. A l'étranger, Vincent Bolloré miserait sur l'Afrique où il a de nombreux intérêts. Le futur président Bolloré piloterait ainsi un vaste plan pour aider les entreprises du CAC40 à s'y développer et les PME à conquérir des marchés. Si Xavier Niel, patron de Free, était président, il réformerait tout azimut pour obtenir un impact maximal. Pour l'éducation, il pourrait fermer l'ENA et généraliser le co-apprentissage à l'école. Il lancerait des expériences. De quoi mobiliser les enseignants ou se les mettre à dos. Il encouragerait les start-up, supprimerait le CDD. Pour lui quand on embauche, c'est pour de bon. Enfin, il ouvrirait tout à la concurrence. Si Patrick Drahi patron d'Altice, était président, il pousserait les stars du CAC 40 à des coalitions mondiales. Ca pourrait donner par exemple, une alliance de type Air France - Club Med. Il financerait tout par la dette car il faut croître à tout prix. Il réduirait le budget de l'Etat. Si on transposait par exemple, le plan de départ volontaires de SFR à la France, ça donnerait un million et demi de fonctionnaires en moins. Soit 30% des effectifs.

Tout ça bien sûr... n'est que la fiction imaginée par le mensuel MANAGEMENT.

Car, côté politique, on est plutôt dans une atmosphère de fin de règne.

La preuve par le budget qui doit être adopté aujourd'hui, à l'Assemblée Nationale.

LE MONDE décrit un climat de déliquescence dans la majorité. Le gouvernement a été mis en minorité à plusieurs reprises. La député socialiste Karine Berger qui a défendu plusieurs amendement évoque une semaine étrange. On savait que des choses passeraient. Mais là, tout ou presque est passé. Et ce, malgré l'avis défavorable du gouvernement. Des députés écologistes, communistes aidés par des voix des droites, tout le monde s'y est mis. Résultat, le déficit selon Patrick Roger du MONDE pourrait s'aggraver de 6 à 700 millions d'euros. Bruno Le Roux le président du groupe PS à l'Assemblée, y voit un effet bouquin. Le fameux, Un président n'aurait jamais dû dire ça. Difficile de faire venir, la majorité. La forme la plus sympathique du mécontentement, c'est : Débrouillez-vous.

L'OPINION dit à peu près la même chose.

Ces députés là on déserté l'Hémicycle.

Ils préfèrent labourer leur circonscription plutôt que de défendre une un budget qui sera caduc dans 6 mois.

Mais François Hollande y croit toujours.

Même en situation critique, il ne change rien dit LE FIGARO. Ni sa stratégie de précampagne, ni son calendrier d'entrée en campagne. Ca se fera par un discours assure l'un de ses fidèles.

La télévision c'est moins son truc. Paradoxalement, la situation situation actuelle lui donne plusse de tranquillité pour se préparer. Car plus personne ne semble s'intéresser à l'Elysée.

Quant à un plan B. Après Ségolène Royal, Manuel Valls, LIBERATION pense à Christiane Taubira. Un proche affirme qu'avec l'ancienne ministre de la Justice, on peut raconter une belle histoire sincère. Dans le climat actuel, une femme noire et de gauche, face à la droite et au Front National, ça aurait de la gueule.

La droite, on y vient, par une voie détournée, avec un portrait d'Isabelle Juppé.

Il est à lire dans VANITY FAIR. Isabelle la discrète quand Julie et Carla font la couverture des magazines. Elle est à ce point discrète qu'on la confond parfois avec Christine, votre première épouse d'Alain Juppé. Et ça l'amuse Isabelle Juppé. C'est dit-elle, une femme formidable, bien plus intéressante que moi. Isabelle Juppé dit de vous Alain Juppé, que vous avez les qualités d'un homme d'Etat. Vous êtes anormalement rapide. Mais avec une approche rationnelle des choses, une grande exigeance. C'est parfois dur à vivre au quotidien. Mais c'est essentiel pour le job auquel il aspire. Isabelle Juppé est cash. Elle sait vous dire quand vous n'êtes pas assez concret, trop agressif, mal habillé. Elle vous a intéressé au sort des femmes, au sexisme, vous a initié à l'écologie, vous incite à vous rapprocher de Nicolas Hulot. Elle vous a fait prendre conscience de l'enjeu de la révolution numérique. Première dame ? Pas un mot dans Vanity Fair. Mais on sait qu'elle n'a pas trop aimé être femme de ministre. J'étais habillé comme un sac poubelle, grasse comme une vache laitière, passant mes journées à servir le thé. Alors est-elle prête Isabelle Juppé ? Demain est un autre jour. Je préfère ne pas y penser.

Quoi d'autre dans la presse ?

Le non du parlement wallon au traité de libre-échange entre le Canada et l'Union Européenne. Il s'exprime dans la presse belge. Il se lit aussi dans la presse française.

Vive la Wallonie, titre LIBERATION à sa Une. LIBé qui a interrogé Paul Magnette, le président de la région wallonne. Soyons clair, je ne suis pas un héraut de l'altermondialisme. Je veux un accord. L'enjeu aujourd'hui, est de déterminer comment on va façonner la mondialisation au cours des prochaines décennies.

A lire également dans la presse ce matin, le démantèlement de la Jungle. Avec des Unes qui en disent long. LE COURRIER DE L'OUEST : Les premiers migrants sont arrivés en Anjou. OUEST-FRANCE : Les migrants arrivent dans l'Ouest. LA REPUBLIQUE DES PYRENEES : Les réfugiés attendus à Gélos. Jusqu'ici tout va bien écrit LA VOIX DU NORD. Et tout ira bien dit une bénévole. Dès qu'on donne de l'amour on en reçoit énormément en retour. Il ne faut pas avoir peur de donner.

Au journal LA CROIX, Ahmed un réfugié Afghan de 23 ans dit juste ceci. Ca fait un an qu'il essaie de passer en Angleterre. Je n'en peux plus. Il ne comprend pas forcément ce que veut dire le sigle CAO. Mais il a compris l'essentiel. Bientôt je vais pouvoir dormir au chaud.

La Jungle n'aurait jamais dû exister dit pour conclure THE INDEPENDANT.

C'était une réponse barbare à la crise des réfugiés.

Allez pour terminer une note de culture... grincante à lire dans LE FIGARO.

Mais pourquoi tombent-ils tousse dans "Le Lac". Le Lac des cygnes j'entends. L'oeuvre de Tchïkovski inspire les chorégraphes à tour de bras. Mais pas souvent pour le meilleur. Si le mythe vous fait encore rêver écrit Ariane Bavelier, préférez le ballet de l'Opéra de Paris en décembre. Et évitez Le Lac des cygnes sur glace au grand Rex avec Philippe Candeloro. J'ai souvent dénigré la musique classique reconnaît Candéloro, avec son côté paillettes et moule-quéquette. J'ai accepté d'y entrer à une condition. Qu'on adapte mon personnage, le Baron Von Rothbart pour lui donner un côté plus ghotique. J'ai obtenu qu'on balance de la guitare électrique sur Tchaïkovski. Qu'on m'ajoute un prologue et que je prenne la parole pour que mes fans ne soient pas déçus. Avec un pareil traitement écrit la journaliste du FIGARO, la magie du Lac se fracasse sur la glace.

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