A la Une du Figaro, à la Une de Libération, dans la presse régionale, un nouvel affrontement européen après la bataille du travail détaché…

Et le Figaro raconte donc le choc politique et juridique, des états et des lobbies…

Mais plus aussi intéressant… le dossier du glyphosate ramené à l’échelle humaine, celle des agriculteurs…

Dans le Figaro, Jean-Nicolas Rousseau, de Seine-Maritime ne veut pas se passer de ce Glyphosate, « il nous a plus que simplifié la vie. On ne va pas revenir à l'agriculture du XIXe siècle… C'est comme si on disait aux Français de revenir à la médecine des années 1950 et de se soigner à base d'orties» 

En face, Libération proclame, « On peut s’en passer » et conte l’histoire de Vivien Grandin, céréalier et éleveur des deux sèvres, dont les amis pensent qu’il coupe les vers de terre en quatre, mais qui a appris à se passer des pesticides et de la chimie… « Ca m’a amené à me casser davantage la tête »… Ce n’est pas de l’idéologie mais des choix concrets, comment labourer comment travailler le sol, comment faire, réellement… 

Après Bruxelles, il y  la vie des paysans… Et on envie de rester avec eux ce matin… 

Et on parle de ces paysans dans nos journaux à propos d’un film…

Sans adieu… Qui sort aujourd’hui et dont vous lirez les critiques  dans Le Monde, dans Libération, dans la Croix…

L’œuvre posthume d’un grand réalisateur et photographe français, il s’appelait Christophe Agou… il avait consacré aux vieux agriculteurs du Forez, sa région… On y voit des âmes,  « les âmes que cache le Forez », dit Libération… 

On y voit des corps… 

« Des corps vieillis, brisés, usés aux prises avec des fermes trop grandes, et dont ils ne peuvent plus assumer les travaux quotidiens ni l'entretien ordinaire. Les lieux de vie deviennent des cavernes envahies d'objets amoncelés et de détritus, les exploitations de grands chaos de boue, de rouille et de calamine, où les animaux s'ébattent en liberté. Au milieu de cela, la pauvre figure humaine, terrée, hirsute, enfouie, semble attendre la mort dans un sursaut de -colère et d'impatience »  

C’est dans le Monde. 

La beauté de la langue des critiques fait écho à la beauté du film… Mais c’est la beauté d’un monde qui disparaît…  C’est dans vos journaux, dans des salles, Sans Adieu, et c’est dans nos vies oubliées…

Et on parle aussi des produits bios… 

Et là nous revenons à nous, à nos tables, c’est dans le Un et comme toujours, ce journal nourrit le doute… Ici sur la magie d’un label qui qui ne garantit pas l’éthique, ni la relation homme animal, ni le rejet de l’agriculture intensive, ni le respect de la nature …

Et cette question de l’éthique et de la nourriture est ramenée à échelle humaine par le chef Alain Passard…

Manger bio, sans doute… Mais le sujet est ailleurs : 

« Il faudrait commencer par respecter le cycle des saisons. La tomate, quel est son rôle, nous désaltérer, c’est de l’eau.  La nature a bien fait les choses, mes tomates poussent l’été quand il fait trente degrés…  mais au mois de janvier, la nature a mis autre chose dans le sol, un racinaire  un panais pour faire un velouté… »

Message reçu, on bannira désormais la tomate mozarella en janvier… 

Le Un donne la liste des fruits et légumes de saison… En ce moment, c’est betterave, céleri, potimarron pommes et raisins… et rutabaga…

Ainsi un journal intello qui publie un beau poème de ronsard sur les salades… fait de l’info pratique ! 

Des paroles d’hommes dans les journaux….

Qui sont suaves depuis la Une du Parisien,  ces hommes qui s’engagent contre le harcèlement sexuel…. « après l’onde de choc » de l’affaire Weinstein… 

Le Parisien fait parler seize hommes connus et familiers, François Hollande, Julien Clerc, David Pujadas, afin d’exprimer leur solidarité… Et nous avons donc le côté humain de la virilité avec un petit quelque chose de curieusement chevaleresque après la bataille, « la peur doit changer de camp, sachez-le vous n’êtes plus seules », dit l’éditorial du journal… Est ce sympathique ou pas vraiment féministe ?

On dira que c’est mignon, parce que les hommes, quand ils parlent des femmes, parlent d’eux-mêmes. Le chef  Yves Camdeborde, n’aurait jamais  imaginé qu’il y avait « autant de porcs » il en en a parlé à sa femmes, « mais pourquoi elles ne mettaient pas des tartes à ces cochons »,… 

Brahim Asloum parle de sa maman, « le premier amour d’un homme est une femme et il dure toute une vie… » 

Philippe geluck fait un poème.

« Si tu utilises la force pour posséder, si tu menaces pour abuser, tu ne seras pas un homme mon fils mais un sale con »…

Un sale con donc ? 

On peut lire d’autres paroles d’hommes dans la Voix du Nord, dans son édition d’Arras… Des paroles d’hommes enregistrées par une association, elle s’appelle Clotaire, elle lutte contre la récidive en violences conjugales… 

Et ses animateurs entendent ça :

« Ça a frôlé la joue de madame parce que  la hache m’a glissé  des mains  à cause qu’elles  sont moites. » 

Une petite baffe, « Oui, mais elle encaisse ».  « Elle marque vite » « Je ne lui ai pas demandé de tomber et de se casser le coccyx ! » 

Des sales cons ?

On apprend aussi dans les media la chute du photographe de mode Terry Richardson,  « star du porno chic » selon Slate « lunettes aviator sur le nez et éternelle chemise de bûcheron, le photographe new-yorkais le plus prisé malgré la réputation de prédateur sexuel qui lui colle à la peau. »

Il avait résisté aux accusations et à une pétition, mais est tombé sur l’affaire Weinstein… Lundi… le groupe Condé Nast  (Vogue, Vanity Fair, GQ et Glamour)  a pris la décision de blacklister le photographe.

Et ainsi tombe un homme qui parlait comme un homme… «Enfant, j'étais timide. Aujourd'hui, je suis un mec puissant avec une trique qui domine toutes les filles».

Vraiment ? 

Vous lirez aussi… dans l’humanité, qu’un site internet… Richmeetbeautiful se lance en France, 

Il invite les étudiants pauvres à rencontrer des « Sugar Daddies » et « Sugar mammas », pour des relations « mutuellement avantageuses »…  A devenir des prostitués somme. L’inventeur a lancé le site il y a dix ans en Scandinavie, il s’appelle Sigurd Vedal. Un homme. Il est en d’autres, différents, heureusement. 

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