Dans Paris-Match, Philippe de Villiers fête les quarante ans de son Puy-du-Fou, et trouve "Emmanuel" (Macron) "un peu perdu". Un génie de 24 ans, qui conquiert le monde par les blockchains, est dans le Point. Libération retrouve le grand western dans un jeu vidéo. Le Télégramme se penche sur des lapins assassinés.

Avec des monuments dans le Figaro...   

Ces monuments que l'on visite parce qu'ils portent la grâce du divin ou de la foi, telle Notre-Dame de la Salette en Isère, quelle belle photo dans le cahier "et vous" du Figaro, de ces pèlerins en procession quand des montagnes se découpent sur l'horizon brumeux, nous aimerions cela, nous autres français adeptes du TOURISME SPIRITUEL,  qui nous frottons l'âme dans des lieux de prière ou d'inspiration, et pas seulement nous, sur 90 millions de touristes en France chaque année, 20 millions viennent en quête spirituelle, et à nous le Mont Saint -Michel, Notr-Dame de France au Puy en Velay, le Sanctuaire de Notre-Dame des traces à Cotignac dans le Var, où la nuit du 27 octobre, on gravira le mont Verdaille à la lueur des flambeaux, car se sera en France la nuit des sanctuaires...  

Y sera-t-il sensible, Philippe de Villiers, qui célèbre dans Paris-match les quarante ans de son monument à lui, le Puy du Fou, car en 1978, un aristo énarque maigre et aux cheveux alors dans le cou inventait son premier spectacle près d'un étang de ronces et de vipères et d'un château incendié pendant la terreur, le vendéen a créé une marque mondiale, Poutine voulait un Puy du Fou en Russie, mais les Villiers ont cédé devant "la forteresse totalitaire de Bercy" qui les aurait menacé de prison! Il parle aussi d'Emmanuel Macron dans Match, de Villiers et il dit, "J'ai l'impression qu'Emmanuel est un peu perdu", et on entend la le grincement du ton Villiers, qui, est à l'oreille, un monument.   

Des monuments, vous-dis-je et un autre dans le Figaro littéraire cette fois et visité avec moins de respect que nos beaux sanctuaires... On dissèque "Belle du seigneur" d'Albert Cohen, le roman même de l'amour commencé en 1937, quitté abandonné amputé repris sorti en juin 1968 et devenu un mythe,  MAIS l'amour de Solal et d'Ariane, aurait été un "grand malentendu", peut-être une "fausse valeur"... car Albert Cohen se méfiait de l'absolu qui est une prison, et aurait écrit une satire des petits bourgeois et des grands sentiments, "le portrait de l'amour est répugnant" dit Amélie Nothomb, ainsi visite-t-on des monuments en laissant sur les murs quelques méchant graffitis...  

Un jeune génie est dans le point. 

Un gamin de 24 ans plus intelligent que nous autres et déjà multi millionnaire et qui construit un nouveau monde largement incompréhensible au commun des mortels et le Point vaillamment s'attache à ramener à notre compréhension Vitaly Buterin, canadien d'origine russe aux chaussettes Hello Kitty et à l'ordinateur Huawei,  et révolutionnaire dans la technologie des blockchains, ces mines d'or d'internet où des milliers d'ordinateurs de particuliers mis en réseau moulinent une puissance... Ethereum, la plateforme par Buterin,  produit une monnaie virtuelle, l'ether, mais aussi des applications, des services, elle est utilisée par l’université américaine Cornell, Toyota, Deloitte, MasterCard, Microsoft, Intel  Barclays, l’Estonie et le Honduras, l’Autriche ! Vladimir Poutine s'y intéresse! Et la biographie bien troussée du Point nous donnent l'illusion de croire que nous l'avons compris, Buterin pose dans le journal en tirant la langue, comme Einstein sur une célèbre photo. J'ai compris, c'est Einstein!

C'est exactement la même narration, traduire la modernité dans nos vieux code, qu'utilise Libération dans son grand dossier consacré à un jeu video qui n'est autre que le bon vieux western, RED DEAD REDEMPTION DEUX  dernier produit du studio Rock Star Games dont le patron dan Houser est interrogé sur trois pages, TROIS PAGES!  Mais passé le préjugé de la futilité du sujet, on a la clé d'un monde virtuel où  nul personnage, nul détail, dans un jeu, n'est gratuit... Et on lit alors Dan houser, qui a voulu nous rendre l'Amérique de la fin du XIXe siècle et qui a mis en scène un bal en costume inspiré du Guépard de Visconti, et qui est validé  par Didier Péron, plume cinéma de Libé, qui retrouve dans le jeu,  "la sensualité pastorale du western original"...  

Beauté des mondes virtuels. Qu'en pensent ceux qui vivent dans l'âpreté réelle des choses? Les ouvriers de l'aciérie d'Ascoval dans la Voix du Nord. Ceux de Sandvik à Fondettes, en Indre-et-Loire dans la Nouvelle république, qui fabrique des plaquettes en carbure de tungstène utilisées dans l’automobile: 161 personnes vont perdre leur emploi, Fondette n'est pas au niveau technologiquement...   

Dans l'Humanité, loin des forets de pixels, des syndicalistes de l'Office national des forets, marchent vers Tronçay dans l'allier, monument de chênes datant du XVIIe siècle, et alertent, nos forets sont mal gérées, elles deviennent des usines à bois, on coupe et débite pour vendre à l'industrie, car c'est ainsi que se finance l'ONF... 

Je lis dans les Echos qu'aux Etats-Unis, on teste des robots capables de débiter 400 hamburgers à l'heure... La moitié des emplois du secteur des fast-food est menacée...   

Et des lapins assassinés enfin..

Dans le télégramme... Une centaine de lapins tués en quelques mois chez une dizaine de propriétaires, dans les Côtes-d’Armor, autour de Minihy-Tréguier, un maniaque ouvre les clapiers et pique ou piétine les animaux, nul ne sait le pourquoi de cette violence... et l'on compatit avec  Eugène et Marie-Françoise L’Hévéder, 80 et 77 ans, que le tueur a visité quatre fois. Le Parisien titre sur ces jeunes qui meurent dans des affrontements de bandes... Et là encore, nul ne sait vraiment pourquoi des enfants meurent, le crane fracassé en bas de chez eux à Sarcelles ou ailleurs. Le journalisme est impuissant à éclairer le mal, il regarde des mystères, la foi, un roman, un meurtre, il ne les résout pas.

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