Un méga contrat à huit milliards d'euros pour la France ...

Le groupe français DCNS va construire la prochaine génération de sous-marins australiens. L'annonce a été faite par le premier ministre Malcolm Turnbull. Déclaration que l'on retrouve sur le site du journal australien HERALD SUN. "L'offre française présentait les meilleures capacités pour répondre aux besoins uniques de l'Australie."

La France était en concurrence avec le Japon et l'Allemagne. Mais cartes l'appui... THE DAILY TELEGRAPH explique par le menu... les avantages et les inconvénients de chaque candidats. Outre l'expérience française en matière de défense, la plus importante sans doute, est le fait que la France acceptait la construction de ces 12 sous-marins à propulsion diésel, sur le territoire australien, avec de l'acier australien.

Le site du MONDE rappelle ce matin, que ce contrat devrait permettre la création de 2 800 emplois là bas. En France, plus de 4 000 personnes seront mobilisées pendant six ans chez DCNS et ses 200 sous- traitants à Cherbourg, Nantes et Lorient. Au final la part revenant aux industriels français est estimée à 8 milliards d’euros.

L'Elysée parle de choix historique. Sur Twitter, Manuel Valls se dit fier de l'excellence des entreprises françaises dans cette compétition de haut niveau.

En tout cas, cette annonce arrive opportunément pour Paris. Ce soir, on aura la livraison des chiffres du chômage pour mars .

Et cette semaine, entre les négociations sur l'assurance chômage, la mobilisation contre la loi El Khomri, le gouvernement doit faire face aussi à la grève à la SNCF aujourd'hui.

Une grève qui ne pourrait être qu'un tour de chauffe selon LE PARISIEN-AUJOURD'HUI en France, avec le lancement d'une grève reconductible mi-mai.

Oui, les cheminots sont sur la défensive confirme LA CROIX à sa Une. Avec l'ouverture à la concurrence, aujourd'hui, la SNCF doit se préparer à une guerre des prix sur ses lignes les plus rentables écrit Dominique Greiner. Et ce, alors qu'elle est endettée, qu'elle doit moderniser son réseau, sans pouvoir compter sur l'aide de l'Etat. C'est aussi ce qui attend EDF.

Et dans ces deux dossiers, la question du rôle de l'Etat actionnaire est posée. Il a joué la montre en repoussant les échéances. Ce temps perdu aujourd'hui, l'est aussi pour les salariés dont on peut comprendre l'inquiétude.

Y'a t'il une inquiétude au gouvernement pour qu'on se mobilise pour François Hollande ?

Oui répond Christian Jacob, au FIGARO. Pour le chef de file des Républicains à l'Assemblée, le meeting d'hier, d'Hé oh la gauche, à Paris, sonne comme un SOS Titanic. Bruno Dive s'en amuse dans SUD-OUEST.

Pour mesurer le caractère inouï et déplacé de la manifestation d'hier soir, il suffit dit-il, de se poser cette question : "Qu'aurait dit la gauche si 15 ou 20 ministres de Nicolas Sarkozy avaient tenu un meeting à un an de l'élection présidentielle ?" Le site du HUFFINGTON POST liste ces derniers ministres acquis à la cause présidentielle. Le Foll donc, la voix de Hollande. Vallaud-Belkacem, la révélation du quinquennat ou encore Le Drian, le général de réserve.

Une chose est sûre conclut Nicolas Chapuis dans LA MATINALE DU MONDE. La prise de risque était minimale. La salle était composée d'élus et des collaborateurs des ministres. Elle traduit aussi le désarroi de tout un camp politique. Témoin cette scène surréaliste décrite par L'OPINION. Un jeune homme filmé sur le marché de Tulle, en Corrèze, demande : "Qu'est-ce qu'on peut faire pour inverser la courbe du chômage?"

Silence dans la salle. Marisol Touraine parle du compte pénibilité, de la prime d'activité pour les jeunes. Tout sauf une réponse à la question posée.

Et pendant ce temps, Manuel Valls qui n'était pas invité, soignait son image au Mont Saint Michel.

Une photo en solo devant la merveille à découvrir dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Une image chère à ceux qui aspirent à la fonction suprême. Et puis la montée vers l'abbaye. Un genre de chemin de croix ironise une voix derrière le cortège. Et pendant ce temps, François Hollande essaie lui de soigner sa gauche. Après deux ans de discrétion, François Hollande a durci son discours sur le Tafta, le traité de libre-échange entre l'Europe et les Etats-Unis. Jusqu'ici, à part les communistes et les écologistes et le FN, écrit Lilian Alemagna dans LIBERATION, le sujet n'intéressait pas grand monde. Mais l'arrivée de Matthias Fekl au Commerce extérieur, en 2014, va changer la donne. Le Tafta va devenir pour François Hollande, un enjeu politique utile. Dire non à ce traité, c'est protéger l'Europe, donc la France. C'est allier fédéralisme et souverainisme. C'est les réconcilier sur le thème du juste échange.

Ah, la politique et les hommes politiques.

Pas toujours simple de trouver le bon tempo. Un homme politique peut être brutal. Laurent Wauquiez dans LE MONDE. Le président LR de la région Auvergne-Rhône-Alpes est décrit comme autoritaire, méprisant, coupant la parole. Même le FN en vient à regretter le socialiste Queyranne avec qui on pouvait s'exprimer. C'est un type très intelligent, répond le vice-président MoDem. Il va à l'essentiel. Les débats sont plus concis. Oui mais le jeune loup va si vite que parfois, ses vice-présidents ne sont même pas au courant de ses décisions, dans leurs propres domaines de compétences. Un homme politique peut être seul, mais garder la foi. Hervé Mariton dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Ce jour là, le député Les Républicains a rendez-vous à Rouen, pour la campagne des primaires. Il y a dit-il, des endroits où j'ai des fans, mais pas partout. Pour preuve. A l'arrivée dans la librairie où il doit dédicer son livre, la salle est quasi vide. 5 dédicaces seulement à l'arrivée. J'ai bien conscience dit-il, que mon message n'est pas le plus entendu.

A lire également dans la presse ce matin, les trente ans de la catastrophe de Tchernobyl.

Et ses réflexions sur l'avenir dans LE FIGARO. Dans LE MONDE, Pierre-Franck Chevet le président de l'Autorité de sûreté nucléaire reconnaît que des enseignements ont été tirés de la catastrophe. Mais la situation de la France reste préoccupante. Faute de moyen de l'Etat. Un accident nucléaire majeur ne peut être exclu. Le site BASTA MAG abonde. D'autant que le France impose ses centrales nucléaires vieillissantes à ses voisins européens. Une élue allemande proche de Fessenheim... En Allemagne, nous portons les coûts de la sortie du nucléaire, tout en restant exposé au risque de la centrale toute proche. Les plans d'évacuation sont pensés pour le côté français. Les pilules d'iode ne sont distribuées qu'en France. C'est comme si la radioactivité s'arrêtait aux frontières.

A lire aussi dans la presse ce matin, ces lendemains qui déchantent pour les lanceurs d'alerte le jour de l'ouverture du procès d'Antoine Deltour, l'homme de LuxLeaks. Dans 20 MINUTES, Stéphanie Gibaud qui l'a aidé résume. Je n'ai pas retrouvé de travail. Je vis des minimas sociaux. Mais peut-on regretter d'avoir été honnête ?

Eric Sénabre, romancier jeunesse lui est honnêtement en colère ce matin, dans LIBERATION. Il demande à ce qu'on fiche la paix aux bobos. Pourquoi aujourd'hui, pourquoi maintenant ? Nul ne sait. Mais sa tribune est un playdoyer pour ceux qui mangent bio, qui font du vélo, qui lisent Télérama, regardent Arte et emmènent leurs enfants au musée. De quel crime suis-je coupable demande t'il ? Les bobos cristallisent aujourd'hui, le mépris croissant d'une partie de la population depuis qu'un sous-Pierre Perret torché à l'anisette en a fait une chanson. Les politiciens de droite ne nous aiment pas. On ne dit pas bobo avec bienveillance. Mais sale bobo. Et bien vous savez quoi ? Les bobos vous emmerdent. On préfèrera toujours être des bobos que des beaux connards. Pas content ce matin, Eric Sénabre.

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