A un mois des élections municipales, les catholiques et le Front National. Comment redonner confiance à ceux qui sont tentés par le vote FN? Enquête dans le Nord Pas de Calais de LA CROIX ce matin.Pierre Leleu est conseiller municipal centre droit à Méricourt, et catholique. Il le reconnaît. Parmi les électeurs du FN, il y a des catholiques. Ca ne sert plus à rien de leur dire que se refermer sur soi n'est pas une solution. Je préfère essayer de les comprendre et témoigner de mon engagement auprès des Roms et des migrants.Mais écouter... est-ce suffisant ?Pas toujours. Que faire quand un candidat FN se revendiquant catholique n'hésite pas à offrir son missel ou son crucifix à des personnes qui font leur apprentissage de la religion s'interroge cette femme. Pour l'évêque d'Arras, l'Eglise a perdu de son influence. Celui du Havre avoue lui, que le rôle de l'Eglise n'est pas d'entrer dans un débat politicien. Mais d'aider les chrétiens à promouvoir le bien commun dans l'exercice de leur citoyenneté. En ce sens, il faut entendre écrit Dominique Grenier dans son édito, l'appel lancé par ces citoyens inquiets, fragilisés, ces invisibles.Pas facile en temps de crise. Entre Bruxelles qui doute des promesses de la France sur la réduction des déficits publics, dixit LE FIGARO et les chiffres du chômage de janvier attendus pour ce soir. Pas simple c'est sûr. Les chiffres de ce soir, influenceront le climat des affaires selon Stéphane Dupont des ECHOS. Ils donneront le "la" pour les négociations entre partenaires sociaux sur la réforme de l'assurance-chômage et le pacte de responsabilité. Soit ils sont bons, et le gouvernement pourra faire valoir que l'économie repart. Soit c'est une hausse, et le Medef aura tous les arguments pour promouvoir une réforme radicale de l'indemnisation des chômeurs et réduire les contreparties au pacte de responsabilité.A ce propos, L'HUMANITé et LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE rappellent de concert ce matin, qu'il y aura peu d'emplois à espérer. 300.000 au mieux.Quelles solutions pour lutter contre le chômage en France ? Elles sont légion ce matin.ALTERNATIVES ECONOMIQUES de mars en met plusieurs au banc d'essai. Baisser le coût du travail ?Classique, mais peu efficace.Relancer les emplois aidés ?Utile, mais limité. Mettre la pression sur les chômeurs ?Inefficace quand il n'y a pas d'emplois. Il faut desserer l'étau de l'austérité. Et là on revient à Bruxelles. Accélerer aussi la conversion écologique où le potentiel est réel. Et, et, réduire à nouveau le temps de travail. A condition de le remettre au goût du jour. Exemple, en diminuant le salaire brut pour ne pas augmenter les coûts de production.L'usine Ferrari de Maranello en Italie ne se pose pas la question de l'emploi. Elle en a crée 250 l'an dernier selon le magazine GQ. Et là bas, l'ascension sociale est possible. Une centaine d'ouvriers accèderont en 2016, à des postes de cols blancs. Le succès de cette réussite ? Un savant mélange d'usine designé par des architectes de renom, où l'électricité est fournie par des panneaux solaires, où le silence et la propreté règnent en maître, où les employés ont un suivi médical gratuit. Moins de fatigue, moins de risque d'accident. Et seulement, 7.500 Ferrari à 200.000 euros vendues par an. On est dans le luxe.On parlait à l'instant d'ascenseur social. Les jeunes Français n'y croient pas ou n'y croient plus. C'est le résultat de l'enquête menée auprès des 18-34 ans publiée dans LE MONDE. Ils sont frustrés. Ils pensent que la vie de leurs enfants sera pire que la leur.Ils sont très informés, mais ne croient plus à la politique. Tiens, un air de déjà vu ce matin. Ils en veulent à leurs grand-parents dont ils paient les retraites. Ces 18-34 ans, sont une véritable Cocotte- Minute qui n'auraient pas de soupape. Quant à la mobilité sociale, elle ne fonctionne pas selon eux.Et on peut les comprendre si on lit l'interview croisée de Nicolas Goetzman économiste et Marie Duru-Bellat de l'Observatoire sociologique du changement sur ATLANTICO. Ce qui caractérise la France, c’est qu’on a très peu de formations continues. Les jeunes ont l’impression qu’ils jouent toute leur vie à 20 ans. S’ils ratent leurs études, ils sont finis. L'ascenseur social est en panne, parce-qu'il n'a jamais vraiment existé.THE INDEPENDANT pousse le bouchon plus loin via le livre de Grégory Clark selon lequel, si on n'est pas allé à l'université d'Oxford, si on n'est pas devenu patron, il n'y a qu'une personne à blâmer : c'est votre arrière-arrière-arrière etc... grand-père. Son étude révèle qu'il faut 10 à 15 générations pour échapper en résumé à sa condition.Alors cette théorie ne vaut pas forcément pour tout le monde. RUE89 s'est intéressé à de jeunes auteurs qui ont échappé à leur condition. Le dernier en date qui fait un carton en librairie ces derniers mois, s'appelle Edouard Louis. Il a écrit "En finir avec Eddy Bellegueule". Le garçon qui se faisait cracher dessus et tabasser parce qu'il était effeminé est devenu un brillant étudiant à Normal Sup' à Paris. Mais peut-on jamais renier ses origines ?Comme le dit le sociologue Didier Eribon dans "Retour à Reims", ce à quoi l’on a été arraché ou ce à quoi l’on a voulu s’arracher, continue d’être partie intégrante de ce que l’on est. Aujourd'hui... Edouard Louis assume la fuite du domicile familiale. En revanche, il est rattrapé par son école. Trop de promos pour le jeune homme selon L'EXPRESS, ont fait dire à Normal Sup' que ce serait bien qu'il revienne en cours.A lire dans la presse également ce matin. Dassault, la preuve des achats de voix. On ne parlait dans le journal de 8 heures. LIBéRATION publie ce matin, le listing saisi au domicile de l'ancien maire de Corbeil-Essonne.MéDIAPART.Des pressions auraient été exercées au nom du président d’Orange, Stéphane Richard, sur la directrice de la filiale cinéma du groupe pour qu’elle renonce au financement d’un film qui déplaisait à Pierre Bergé, actionnaire du Monde. Le groupe voulait s'attirer les bonnes grâces du quotidien dans l'affaire Tapie, qui met en cause Stéphane Richard. La directrice, qui refusait la censure, a depuis été remerciée. Enfin, plongée au sein d'un groupe de supporter de l'OGC Nice.Edifiant reportage signé Yoan Riou dans FRANCE FOOTBALL. Le journaliste est monté dans le bus qui emmenait des ultra pour un match à Montpellier. 13 heures 30 de beuverie, de shit, de slogans bas de plafond. "Les condés tousse des pédés." A l'intérieur, un gamin de 9 ans, venu avec sa mère. Il a l'air heureux. Ils m'ont dit que j'allais devenir comme eux. Je crois pas. Mon père me tuerait. Et les ultras assument leur mauvaise réputation. On est bête. Plus c'est ras les pâquerettes, plus ça nous fait rire. Là un pétard, là un fumigène, la casquette du chauffeur piqué en plein dépassement sur l'autoroute. Conclusion dudit chauffeur : "C'est ma pire expérience."On veut bien le croire...

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.