Des bébés hyper-réalistes qui réveillent des limbes des victimes de la maladie d'alzheimer...

Cela se passe à Potigny dans le Calvados, dans un établissement pour personnes âgées où six "poupées d'empathie" sont données à des pensionnaires... et Libération raconte un miracle perturbant  dans un texte digne et des photos ténues... Louise, qui ne parlait plus et qui a dit un jour un "mon p'tit petiot", en plongeant son regard dans celui de la poupée... Geneviève qui plaque sont "petit pé"père" contre sa poitrine... Lucienne qui nourrit de compote la poupée qu'elle prénomme Michael, comme son vrai petit-fils... 

On touche ici au mystère de la maladie, qu'on ne sait guérir et qu'il faut accompagner. "La vérité des malades n'est pas la nôtre", lit-on dans Libération. Les employés de l'EHPAD expliquent... "Ces résidents sont des êtres humains avec des émotions et des souvenirs qui peuvent etre réactivés par le poupon"...   

On sort de Libération avec beaucoup de doute, et de la tendresse aussi pour ces proches des malades... Ainsi le mari de Lili, qui lui montre la poupée qu'elle prénomme Thomas,  "Chéri, je crois qu'il n'a pas encore été baptisé, nous devrions le faire"... Mais lui ne sait pas d'où vient ce prénom et il a perdu son épouse... "Vous la trouvez heureuse? C'est vrai qu'elle parait radieuse. Mais de la voir avec ce thomas sans vie, moi ça me détruit..."

On parle beaucoup de santé dans les journaux ce matin

C'est l'inquiétude du moment, plus encore que les projets du gouvernement sur la SNCF et la réaction syndicale attendue, que le Figaro (qui pousse) et Libération (qui freine) annoncent du même titre facile sur "la bataille du rail"... Pardon, mais "la bataille du rail", c'était la résistance des cheminots et un grand film de René Clément, pas un jeu de mot pour notre profession... 

Mais vous l'avez dit marc... La santé nous environne en ce jour de grand froid, dangereux pour le coeur dit Le parisien, "il ne faut pas boire de l'alcool", avertit Nice Matin quand la Sibérie souffle sur la Côte d'azur... Mais le président des jardiniers de Péronne a une bonne nouvelle dans le Courier picard, le froid va tuer la vermine!.. Et Ouest France l'affirme, le grand froid peut faire du bien, il met de bonne humeur et chasse la douleur... La preuve aussi par la cryothérapie, l'expostion du corps à moins 140 degrés, dans des centres spécialisés... souverain contre le rhumatisme... C'est dans Ouest France... 

On parle donc froid, on parle des hôpitaux... 

Il y a cette interview d'un économiste de la santé dans l'Opinion... qui affirme qu'il faut fermer des lits.. Il y a l'hôpital Jousselin de Dreux qui est placé sous tutelle financière, 45 millions de déficit cumulé... et en manque d'investissement... et c'est la Une de l'echo républicain... 

MAIS ON PARLE SURTOUT DE NOS FRAGILITES face à la maladie.. Le diabète  touche de plus en plus les enfants dit l'Yonne républicaine et Flavien, 15 ans, raconte sa vie avec "cette grève forcée du pancréas", et le regard ignorant de ses contemporains... "Entendre rire parce qu'on mange une barre de céréale en cours, ça vous pousse un peu à bout..." On ne sait pas pourquoi la maladie arrive, Marc...

et cette ignorance nous taraude, comme le besoin de croire en la guérison... Cela ne date pas d'aujourd'hui...

IL FAUT LIRE CE MATIN DANS CORSE MATIN... si vous n'avez pas la chance d'être en Corse, allez sur internet... le portrait d'un homme, qui vient de mourir au canada qui fit figure de sauveur il y a 53 ans... Il s'appelait Gaston Daennens... Un biologiste autoproclamé qui avait inventé disait-il un sérum miracle pour guérir la leucémie... 

Une famille corse, persuadée qu'il avait sauvé son fils l'avait invité à s'installer sur l'île, on se bousculait pour obtenir le sérum de Daennens, que des cliniques privées injectaient aux enfants, jusqu'au consul d'Angleterre -se souvient Corse matin- qui organisait la venue d'un enfant malade de 4 ans... Jusqu'au jour où l'illusion se dissipa, la médecine et la justice punirent le charlatan, qui s'exila au Canada, où il promettait encore et vendait des miracles... Seul Corse matin s'en souvient...

Un rappeur à paris enfin

Le meilleur rappeur du monde, qui injecte soul jazz et funk dans son rap, dit Society... Kendrick Lamarr, en concert hier raconté dans le Parisien et ce soir encore à Bercy... Un musicien de trente ans reçu en son temps par barack Obama et qui signe la bande originale de Back Panther... Et society raconte  l'univers qui l'a accouché...  

Compton, en californie, à 50 minutes de Hollywood, où les gangs s'affrontent et s'entretuent... Et face caméra nous regardent des survivants de  cette guerre... qui ont connu Kendrick enfant...  

Mon cousin trainait toujours avec ce petit mec dont on se moquait parce qu'il avait de grandes oreilles comme une souris de dessins animés... C'était Kendrick, il rappait tout le temps... Quand on braquait, il rappait, quand on tirait, il rappait, quand on allait en prison, il rappait... Il voulait voir plus loin que compton

Et ce n'est pas du rap, mais la force et la fragilité de la condition humaine. Et une invitation à regarder les choses sans préjugé... 

Vous apprendrez dans les journaux, Les Echos, le Parisien, le Figaro, que les jeux video marchent bien en France, mieux que jamais... 

et bien c'est une chance. Télérama, encore en kiosque, vante l'apport des jeux vidéos à l'enseignement de l'histoire...

Et au danemark, le jeu est l'arme absolue des bons élèves, dans un lycée  pilote, Osterkov. C'est en se déguisant en détectives dans des jeux de rôles où les ordinateurs sont encouragés, que les enfants appréhendent les maths et la chimie.  

C'est raconté dans une revue qui s'appelle WE DEMAIN; We comme nous, en anglais. Elle est riche comme ces almanachs que l'on feuilletait en hiver, au temps de nos grand-parents. Cela tombe bien, il fait froid ce matin, feuilletons.  

     

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