Il s'appelle Nicolas... Il a 19 ans... Et il est en photo, ce matin, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... l'édition de l'Essonne... Nicolas habite Courcouronnes... et, nous dit le journal, "c'est le roi de la météo"... "A regarder sa chambre, écrit Julien Heyligen, c'est un jeune homme comme les autres : il y a des posters de rappeurs, des drapeaux du PSG et une console de jeux... Mais ce qui le fait vraiment vibrer, ce n'est pas le dernier tube d'IAM ni les buts de Jérôme Rothen... Non, ce qu'il adore, Nicolas, ce sont les orages, la neige, les dépressions, les rafales de vent et les tempêtes... Une passion née il y a dix ans, en 1999, lors de la grande tempête qui a balayé le pays... Depuis, le jeune homme a appris le jargon... Il a créé un site Internet... et même acheté une station météo semi-professionnelle qui, aujourd'hui, trône fièrement sur le toit familial... Nicolas passe des heures et des heures à faire ses prévisions... Et, même s'il se trompe parfois, il avait prévu quatre jours à l'avance les chutes de neige de décembre dernier... Une petite fierté"... Le journal ne dit pas, toutefois, si Nicolas avait prévu la tempête de ce week-end... La tempête qui, ce matin, fait la Une d'une bonne partie des journaux... Photos pleine page à la Une de la presse nationale... des arbres arrachés... des arbres coupés en deux... des voitures écrasées... des toitures envolées... "Tempête, le retour", titre Libération... "Mobilisation générale après les ravages", titre Le Figaro... "La solidarité après la tempête", confirme La Croix... Tandis que France-Soir note que "le ciel est tombé sur le Sud-Ouest"... Et c'est ce que raconte Yves Harté, dans Sud-Ouest justement... "Enfin, le vent retomba... Il y eu un étrange moment de calme... La veille, la région tout entière regardait ces feuilles qui ne bougeaient plus, dans un air étrangement chaud qui n'annonçait rien de bon... Quand la tempête arriverait, elle serait terrible... Je le savais... Ce fut la nuit... Le cauchemar commença... Ces coups de vent, on les attendait pourtant... On priait juste pour qu'ils ne soient pas aussi dramatiques que le dernier ouragan qui, en 1999, avait couché des forêts, semé la mort et le désastre... Or, par endroits, ce fut pire"... "Pire qu'en 1999", titre ainsi, à sa Une, La Nouvelle République... le sujet faisant aussi la Une de la presse régionale... La Dépêche du Midi fait le point sur "les naufragés de la tempête"... La Charente Libre évoque "le grand chaos sur le Sud-ouest"... Mais "face aux dégâts, un service public au top", lance, de son côté, La Marseillaise... Même conclusion pour Patrick Fluckiger, dans L'Alsace... Il souligne que "cette fois-ci, l'alerte a bien fonctionné, et que la mobilisation des secours a également été rapide"... "La France a peu à peu acquis une culture de gestion de crise qui lui faisait défaut", constate également Michel Vagner, dans L'Est Républicain... Mais "quand on y regarde de plus près, tempère Didier Pourquery dans Libération, le fait qu'un million de foyers soient privés d'électricité n'est tout de même pas très glorieux"... Et l'éditorialiste de prôner l'enfouissement des lignes et le développement d'un modèle plus décentralisé de production de l'électricité... Questions donc, après la tempête... Reportages auprès des sinistrés... Conseils pour faire marcher les assurances... Vous trouverez tout cela dans vos journaux, aujourd'hui... Nice-Matin nous apprend même que la tempête a fait des heureux : les surfeurs... Profitant des intempéries de samedi, plusieurs dizaines de surfeurs n'ont pas hésité hier à se jeter à l'eau, dans la baie d'Ajaccio... histoire de s'envoler sur les crêtes des vagues, dont certaines atteignaient, nous dit-on, les deux mètres... Quant à Pierre Fréhel, dans Le Républicain Lorrain, lui s'interroge sur l'impact politique de l'événement... Et voilà ce qu'il écrit : "Il est certain qu'une tempête de vent est moins dommageable politiquement qu'une tempête sociale, capable d'emporter sur son passage un gouvernement, et peut-être un Président... Dès jeudi soir, poursuit-il, nous aurons un état de la météo sociale dans un pays qui charrie tant de mécontentements et de frustrations accumulés que rien n'est inimaginable"... Rien n'est inimaginable... Traduction du "tout est possible"... slogan de la campagne de Nicolas Sarkozy... "Tempête sociale à l'horizon", promet donc l'éditorialiste... Ce matin, tous les journaux évoquent la journée de mobilisation de jeudi... "Plus d'avion, plus de train, plus d'électricité, pas d'école... Une nouvelle tempête ?... Non, tout simplement un jeudi noir qui se prépare", écrit ainsi François Martin, dans Le Midi Libre... en précisant que "Nicolas Sarkozy aurait tort de rester de marbre face au malaise social"... Le sujet fait la Une également de la presse économique... "Une semaine sociale test pour le gouvernement", titre ainsi Les Echos... avec une interview de vous, Bernard Thibault... "Chérèque mobilise"... Ca, c'est à la Une de La Tribune... qui propose donc une interview du leader de la CFDT... Dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, c'est le secrétaire national de SUD, Christian Mahieux, qui est interrogé... Il affirme que la grève de jeudi n'est qu'une étape... Le Parisien qui explique par ailleurs "comment s'organiser avant le jeudi noir"... Premier conseil : posez une RTT... Et si vous ne pouvez pas, appelez les grands-parents pour garder les petits... Merci pour le conseil... Le journal s'intéresse également, ce matin, à l'initiative du maire de Rodez, le socialiste Christian Teyssèdre... "Il va tenter de prendre l'Etat à son propre jeu", explique Lysiane Beaumel... "Puisque la loi l'oblige à mettre en place le service minimum d'accueil dans les écoles en cas de grève des enseignants, le maire de Rodez a invité par courrier 145 personnalités locales à venir garder jeudi les 2.000 élèves scolarisés dans sa commune... Il a sollicité notamment le préfet de l'Aveyron et l'inspecteur d'académie... Pour l'heure, aucun des deux n'a répondu"... Mobilisation générale jeudi donc... Ce matin, même Le Figaro Economie affirme qu'on doit s'attendre à une "forte mobilisation"... "Premier mouvement unitaire depuis la crise", titre de son côté France-Soir... qui a choisi également d'expliquer la colère des habitants de Guadeloupe... L'île est paralysée depuis maintenant six jours : paralysée par une grève entamée contre la vie chère... "La grève en Guadeloupe racontée par ses habitants... Ca, c'est à lire sur le site Rue89... lequel s'interroge par ailleurs sur les menaces qui pèsent aujourd'hui sur la liberté de manifester... "Quand on en vient à manifester pour le droit de manifester"... papier signé Anne-Sophie Popon... qui raconte plusieurs affaires dans lesquelles les pouvoirs publics sont accusés de prendre des mesures disproportionnées face à des jeunes militants en colère... Ainsi, le 19 janvier, a eu lieu le procès de six jeunes à la Chambre correctionnelle de Paris : six jeunes interpellés alors qu'ils manifestaient en soutien à la jeunesse grecque... Les chefs d'inculpation qui ont été retenus contre eux sont le jet d'objets non identifiés, le refus de se soumettre à des prélèvements d'ADN et la dégradation de biens publics pour avoir dessiné un signe "peace and love" au feutre rose sur le bouclier d'un policier... Résultat : 48 heures de garde à vue et 24 heures au dépôt... Un comité de soutien a été créé... Autre affaire, à la Une cette fois du site Bakchich... où l'on reparle du fameux dossier des frégates... "Le rapport du Parquet de Paris qui inquiète Nicolas Sarkozy"... "Fin 2007, expliquent Laurent Léger et Nicolas Beau, le procureur de Paris a adressé un rapport à la Chancellerie mettant en cause le financement de la campagne d'Edouard Balladur en 1995"... Le nom de l'actuel chef de l'Etat apparaît dans le dossier... Et les noms de plusieurs syndicats apparaissent dans l'affaire de l'UIMM... Ca, c'est à lire dans Marianne, qui publie cette semaine des extraits de la procédure... Une enquête réalisée par Eric Découty, qui nous apprend que les juges s'intéressent notamment à un étrange chèque, établi en 2006 par l'organisation patronale à l'ordre de Force Ouvrière... un chèque de plus de 14.000 €... A FO, on déclare ne pas se souvenir de ce chèque... en expliquant toutefois que le montant correspond au remboursement de l'ensemble des frais des délégués du syndicat, pour leur participation aux négociations avec le patronat au cours de l'année... Le patronat qui défraie les syndicats : c'est monnaie courante, Bernard Thibault ? (...) Dans Marianne, vous lirez également un dossier sur les règlements de compte au sein des grandes familles françaises... Du rififi chez les Wendel, la famille du baron Seillière... rififi chez les Bettencourt, propriétaire de L'Oréal... Conclusion de l'hebdomadaire : "L'argent ne fait pas le bonheur"... Les autres titres de la presse, ce matin... Reportage à Gaza... C'est à la Une de L'Humanité... "Les survivants témoignent de l'horreur", titre le quotidien... dont le directeur, Patrick Le Hyaric, s'est rendu sur place... Il rend compte de ce qu'il a vu dans son éditorial... et il dénonce, je cite, "les crimes de guerre commis par l'armée israélienne"... "Immigration : deux fillettes de 5 et 12 ans au tribunal"... Ca, c'est à lire dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... C'était hier, au Tribunal de Bobigny... l'audition de deux petites filles arrivées jeudi à Roissy, en provenance de Brazzaville... L'avocat de la plus petite prend la parole : "La police de Roissy indique qu'elle a refusé de signer les documents"... "Evidemment, elle ne sait pas lire", s'emporte la présidente... en dénonçant l'indécence totale de la situation... L'an dernier, la zone d'attente de Roissy a vu défiler quelque 800 cas d'enfants mineurs isolés... Plus réjouissant, dans France-Soir... qui titre sur une chèvre qui vient de battre un record... Ca s'est passé en Ariège... Elle vient de mettre au monde quatre petits : deux chevreaux, deux chevrettes, qui se portent tous à merveille... Et puis je ne saurais finir sans vous signaler la photo de la bande à bonne heure de Nicolas Demorand... C'est dans Elle... photo des journalistes et chroniqueurs de la matinale de France Inter... et interview de vous, Nicolas Demorand, qui parlez notamment des horaires décalés, horaires qui font qu'on peut manger tout le temps... Bon appétit... Bonne journée...

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