Le Journal de Saône-et-Loire et le Bien public désignent les espèces invasives qui menacent la biodiversité bourguignonne. Jean Castex inquiète la presse lorraine. On pétitionne pour Kenza, lycéenne menacée d’expulsion, Paris-Normandie. L'Union et l'Ardennais se souviennent de Kevin, ado assassiné en juin 2018.

On parle de menaces...

Qu'on n'imagine pas dans nos peurs habituelles et puis ce matin dans une brève de la Croix, on lit un chiffre, 8300 kilomètres cubes, c'est la quantité d'eau que retiennent les plus grands barrages du monde, et ces barrages prennent de l'âge, c'est l'Institut de l'université des nations unies sur l'eau qui le dit, il faudrait commencer à s'en préoccuper.

Le rapport date de ce week-end, il est détaillé par l'agence France -presse reprise par le site de Sciences et avenir, et surtout le site de l'Obs, un très long bon article signé Jean-Paul Fritz, sur un  "risque mondial émergent" dit l'ONU qui évoque le spectre d'un Fukushima hydraulique... 

Les grands barrages sont 58700 dans le monde, plus de la moitié en Asie, 720 en France, ils ont souvent été construits entre les années trente et les années soixante-dix, leur âge médian est de 53 ans, on dit qu'ils peuvent tenir au mieux cent ans, mais en vrai  c'est dès le demi-siècle qu'ils méritent attention, comme nous, ma carcasse vieillit et le béton aussi... 

Vous apprendrez qu'en Chine ce sont parfois des jeunes barrages qui inquiètent et qu'aux Etats-Unis de vieux barrages sont laissés à l'abandon, je lis aussi qu'on peut détruire ou réduire un barrage, mais cela prend des années...  Chez nous en Haute-Loire à Poutès, un barrage sur l'Allier va être ramené de 17 mètres de haut à 5 mètres, les travaux aboutiront dans un an et demi, je l'ai lu sur le site France bleu, et c'est pour une bonne cause, faciliter la vie aux saumons atlantique qui remontent le courant. 

Car -le saviez-vous- il y a dans nos rivières d’Europe un million de barrages, déversoirs, gués et autres obstacles qui gâchent la vie des poissons. Le site de la Gazette des communes qui reprend un article de la revue Nature, parle du sort kafkaïen des poissons, qui tentent d’atteindre leur but sans jamais y parvenir.

Mais il n'est pas qu'une menace sur la nature. Le  Bien public et le Journal de Saône-et-Loire, détaillent sur deux pages les envahisseurs qui mettent en péril la biodiversité  bourguignonne... Il faut étouffer sous des bâches la renuée du japon, plante décorative échappée des jardins, capable précise dit la croix de percer l'asphalte, il faut faucher l'ambroisie qui provoque rhinites et eczéma. Il ne faut pas utiliser comme appât le goujon asiatique, qui nage dans le lit mineur de la Saône, et qui est porteur sain, d'un agent pathogène qui tue nos poissons, il faut contenir aussi des écrevisses de Louisiane et de de Californie, qui portent un champignon assassin pour nos écrevisses à pattes blanches...

J'apprends dans le Figaro -ce danger est plus lointain- que le Golfe de guinée est la mer la plus dangereuse au monde, où les pirates n'ont pas ralenti la cadence dans la pandémie, 142 marins kidnappés l'an dernier. La ministre de la défense du Danemark (trois navires attaqués en trois mois) voudrait qu'une force navale internationale croise dans cette zone, mais qu'on aide aussi les pays riverains.

On parle aussi de la Chine...

Qui prend de la place dans les Echos et le Figaro, et qui souhaite aussi que le monde coopère a dit Xi Jinping en vidéo au forum économique virtuel de Davos, est-elle virtuelle l'invite du leader chinois à la coopération mondiale sans arrogance mais sans ingérence, sous peine de nouvelle guerre froide... Mais la guerre froide est déjà là corrige le Figaro, autour de Taïwan, dont l'aviation chinoise a pénétré samedi la zone de défense aérienne, et qui défie la chine sur un autre dossier : celui des puces électroniques, les semi-conducteurs, spécialité taïwanaise dont on manque dans l'empire, c'est sa faiblesse son agacement... Le Monde nous dit que 10% des salariés chinois travaillent dans le commerce électronique ou les plateformes de livraison, où l'on trime trop et l'on meurt et l'on se suicide, la Chine n’a pas ratifié la convention de l’OIT contre le travail forcé, ni celle sur la liberté syndicale.  

En France on se dispute dans le Grand Est, que le premier ministre Castex est venu perturber en caressant à Colmar la nouvelle collectivité d'Alsace, et en dénigrant les grandes régions sans légitimité , la presse lorraine, Républicain lorrain, Est républicain, Vosges matin titre sur « l'Alsace choyée le Grand Est torpillé » et parle du risque d'un Brexit alsacien. Se consolera-t-on dans Vosges matin par la beauté d'une voiture toute en courbes, dessinée par un anglais inspiré par les montagnes vosgiennes?   

On se dispute encore, dans une litanie sans fin entre les policiers et les gamins d'un quartier populaire que l'Humanité raconte au prisme des gamins humiliés. Le site du Parisien  rend compte du procès d'un boxeur thaï prénommé Akram, qui a exercé ses talents contre des policiers mis à mal dans une manifestation en novembre à paris. J’apprends que circule dans la mouvance black blocks des guides, des tutoriels pour prendre à défaut les, coups de pieds sous les protections, coups de poing sous la mentonnière du casque, Akram jure qu'il n'est qu'écolo et qu'il croit en l'amour. 

On parle enfin d'une jeune fille.

Prénommée Kenza, venue d’Algérie bonne élève au lycée des bruyères de Sotteville les Rouen, qui vise Sciences po, mais elle dort mal et a peur de rater son concours, car majeure elle est menacée d'expulsion, ses proches, nous dit Paris Normandie, pétitionnent pour elle en se souvenant de l'apprenti boulanger de Besançon. 

Dans le Journal du Centre je rencontre Henri Perrot-Camus, 94 ans, qui se souvient de sa guerre dans le Morvan, il  l'un des derniers du maquis Camille, le nom de guerre du résistant Paul Bernard, qui avait dit à Henri "fous le camp", la première fois que le gamin était venu le trouver, il avait insisté, il était devenu agent de liaison, on savait marcher alors, on allait à l'école en sabot les genoux couverts d'engelures...  

Dans l'Ardennais et l'Union, nous revient un ado d'aujourd'hui. Kevin avait 17 ans quand il a été tué en juin 2018 de 34 coups de couteau, par un autre adolescent, Adrien. Kevin était allé sans méfiance au rendez-vous d'Océane, qui avait été son premier amour au collège et dont il s'était détaché mais qui voulait sa perte... Adrien n'aurait été que l’exécutant. Après le meurtre, Océane avait raconté aux gendarmes, que Kevin avait été tué par un individu  "de type maghrébin », Marine Le Pen avait alors twitté « Kévin, jeune homme de 17 ans, a été assassiné pour “un mauvais regard”, devant sa petite amie. Le principal suspect est issu de l’immigration », puis elle avait supprimé son message. Le procès commence aujourd'hui à Reims, à huis clos, sans les adultes qui parfois twittent n'importe quoi. 

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