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"J'ai mis Christ au Monde en Méditerranée"

C'est le titre d'un article de M, le Magazine du Monde.  Christ, c'est le nom d'un bébé.  Un petit garçon né en juillet 2017 en Méditerranée.   Le papier est d'une humanité folle.  "L'épopée de la maman, Constance, Camerounaise ressemble à celle des centaines de milliers de migrants arrivés en Europe ces dernières années, et à aucune autre" écrit Julia Pascual qui mène, depuis un moment déjà, un travail formidable sur ceux que l'on appelle facilement "les migrants".   Quand elle embarque à bord d'un canot de bois.  Après le Sahara.  La Libye.  Les violences.  Constance est enceinte.  Très enceinte.  Elle a dépassé le terme depuis 3 jours. _"Elle monte à bord autant pour se sauver que par désespoir".  Quand les contractions la saisissent, elle se lève.  Aussitôt, on la fait se rasseoir, pour éviter que le rafiot ne chavire.  Elle perd les eaux. Et découvre entre ses jambes, la tête de Christ.  Elle se lève encore. Pousse.  "Tout le monde me regardait".  Elle rit, et chez cette femme "que la vie à endurci à toutes les douleurs (...) ce rire est immense"_.  Des applaudissements à bord, quand le bébé sort.  Le bateau sera récupéré deux heures plus tard par l'Aquarius, l'enfant encore rattaché à sa mère par le cordon ombilical.   Avec Christ, Constance franchit plus tard les Alpes. A pied. Dans la neige. Avec couches et petits pots pour bébé.  Elle est un temps hébergée chez une famille française dans la Drôme.  Une famille qui lui a prêté une chambre dans son logement HLM.  Constance,  attend maintenant la réponse à sa demande d'asile.  Et depuis le mois de mai, Christ va à la crèche.  Comme n'importe quel enfant, il pleure quand son père, qui les a rejoint, l'y dépose.  Il vient d'avoir deux ans.  

Dans la presse ce matin, vous ne trouverez presque rien sur le naufrage d'hier au large de la Libye.  Entre 100 et 250 disparus selon les sources. Trop tôt encore, peut-être.  Peut-être pas assez de recul.  Une brève dans Libé.  Une brève dans La République des Pyrénées.  A bord il y avait des hommes, des femmes et des enfants.   

Des arbres plein les villes dans Libération

"La ville s'accroche aux branches" !  "Face aux chaleurs, des métropoles misent sur les forets urbaines pour faire baisser les températures".  New York : 1 million d'arbres à planter avant 2030.  Montréal,  180 000 d'ici 5 ans.  Copenhague ? 100 000.  Question de volonté politique.   Et dans Libé, donc, les vertus de nos arbres.  "Promotion canopée".   Le platane : grandes feuilles.  Entre une rue avec platanes et une en plein soleil... "la température à la surface du bitume varie de ... 20 degrés" !    Le châtaignier.  Fait pas mal d'ombre.  Et capte 45% des eaux pluviales.  Arme anti-inondation.   Le frêne. Super stockeur. Jusqu'à 5 tonnes de CO2 emmagasinées.   En France, l'enjeu de la végétalisation est tel qu'il s'invite déjà dans la campagne pour les municipales.  A Paris.  A Bordeaux aussi. 

Pour l'anecdote, autre exemple d'une ville qui s'adapte, même si ça n'a rien à voir.  A Vienne, en Autriche on parfume le métro pendant la canicule.  Oui oui.  Brumisateurs arômes agrumes.  C'est à lire sur Slate.fr. L'année dernière, la compagnie de transports de la ville avait déjà offert des déodorants gratuits aux passagers.  Le Washington Post s'était alors bien moqué de nous autres : Européens puants qui n'utilisent pas la clim.  A Paris 33% des métros sont climatisés contre 99% à New York.  Oui mais, la clim... bref... c'est un autre sujet. 

Peut on sauver la dernière usine de charentaises? 

Une de la Charente Libre ce matin.  Les charentaises...  Ces pantoufles de feutre.  Motif à carreaux souvent. Origine : la Charente, logiquement.   Et le quotidien local nous apprend donc que la Manufacture charentaise, 110 salariés, a été placée en redressement judiciaire.  6 mois à partir de maintenant pour trouver des financements.  L'enjeu : préserver un savoir-faire et attirer le client.  

Tati, c'est quasi fini ! 

Le Parisien Week-end revient de son côté sur "soixante dix ans d'une drôle de saga commerciale".  On sait depuis une dizaine de jours que les magasins Tati vont fermer.  Sauf celui, historique de Barbès, à Paris.  Tati est né, donc en 1948.  Quand Jules Ouaki, fraîchement débarqué de Tunisie, ouvre une modeste boutique, à Barbès.  50 mètres carrés.  Devant, il dispose des bacs remplis...  De fringues.  De textiles en vrac...  Prix défiant toute concurrence.  "A l'époque, le concept est révolutionnaire"... "il n'y a plus besoin de sonner pour entrer" ... plus besoin de "demander la permission pour toucher les produits".  Les sacs vichy rose se répandent.  Et en 87, Tati accueille plus de 30 millions de clients.  Lieu le plus visité de France devant la Tour Eiffel.  Succès au plus haut à ce moment là...  Après, ce sera la descente.  

Les vacances des puissants dans vos journaux ce matin

Il fait quoi le Président cet été ?  Et la ministre de la Santé?  Et le ministre de l'Education? Pas mal d'anecdotes plus ou moins incontournables.   Dans le Parisien Aujourd'hui en France.  Révélation, attention... du titre du livre de chevet du Secrétaire d'Etat Gabriel Attal.  "Passions" de Nicolas Sarkozy. Et tiens, une astuce de Sibeth Ndiaye, porte parole du gouvernement, pour ne pas être reconnue.  Les tresses.  Pa-ssio-nnant !   Plus sérieusement, d'une année à l'autre, les consignes se ressemblent.  Partez certes.  Mais pas trop loin.  Et puis pas de bling bling s'il vous plait.   "Corsetés par les éléments de langage, les ministres surjouent la sobriété" titre Sud Ouest. Emmanuel Macron, lui prend ses quartiers dans le Var. Fort de Brégançon.  Fort devenu, forcément, forteresse.  Passants chassés, merci de circuler.  A lire en longueur, dans Nice Matin.    

Et si les laits hypoallergéniques ne servaient à rien?

Pire...  Et s'ils favorisaient les allergies?  Papier du Figaro qui détaille.  Les préparations dites, "hypoallergéniques", sont censées protéger les enfants qui ont un risque de développer, donc, des allergies.  Dans ces pots, dans ces boîtes, les protéines de lait sont cassées.  Plus facile, en théorie, à assimiler.   Sauf que, des chercheurs de l'INRA et de l'INSERM mettent en garde.  Efficacité non prouvée.  Et peut-être même des risques.  "Les enfants qui grandissent dans un univers trop propre ont un système immunitaire qui se développe moins bien".   

"A côté de la libellule.... le grand requin blanc c'est un chaton"

Papier savoureux à lire dans le Dauphiné Libéré. Au stade larvaire, la libellule fait figure de Godzilla des fonds d'eau douce.  La larve est vorace.  La larve est impitoyable.  Elle peut étendre sa bouche vers l'avant.  Et couic !  Une fois en vol... Super pouvoirs de vol stationnaire.  Marche arrière directionnelle.  Leurs capacités mettent à l'amende n'importe quel hélicoptère de combat.  

Non mais dites donc, vous me prenez pour une quiche !

Le supplément été de Causette s'interroge sur cette expression. Comment est-on passé d'une préparation...  Pâte brisée, crème, œufs, lardons à ... l'idiote. La personne pas très futée.  La quiche était pourtant dans les années 70 aux Etats-Unis, un des plats emblématiques du féminisme, écrit Causette.  Couramment emportée et dégustée lors des réunions et autres meetings.  Le mépris arrive en fait au début du XXIème siècle.  Une mode.  Et aujourd'hui, l'image de la quiche pourrait bien avoir dépassé celle de la cruche.  Une précision quand même.  On peut très bien traiter un homme de quiche.  Ça marche aussi.

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