Qui a écrit... "Le recul systématique sur les réformes de l'université a créé un sentiment d'impunité chez les syndicats d'enseignants" ?... Réponse... François Fillon... Allez... Autre citation... Qui a dit... "Il y a 30 ans, on agissait, puis on expliquait... Aujourd'hui, c'est l'inverse... Parce que l'on a bien expliqué, l'opinion publique vous autorise l'action" ?... Là, c'est Nicolas Sarkozy... Et Valérie Pécresse va le copier 50 fois... Deux citations qui sont juxtaposées dans l'éditorial du Progrès ce matin... pour parler bien sûr du projet de réforme des universités... Un sujet qui fait le bonheur de L'Humanité... "Recalé, Sarkozy revoit sa copie"... et de Libération... "Sarkozy doit réviser"... Alors évidemment l'analyse n'est pas la même en Une du Figaro... "Sarkozy se donne du temps pour convaincre", explique le journal... Alors finalement, c'est peut-être dans Les Echos que le titre est le plus juste... "Nicolas Sarkozy temporise, et tente de déminer le terrain"... Parce que, enfin... et là, c'est Laurent Joffrin, dans Libé, qui l'explique... "Il faut réformer l'université... Et la plupart le disent... à droite bien sûr, mais aussi souvent à gauche : pour affronter la concurrence internationale, il faut plus de liberté... En s'attaquant à ce dossier, le gouvernement bénéficie donc d'un préjugé favorable"... Alors d'où vient le problème ?, s'interroge l'éditorialiste... Eh bien, des questions sans réponse... "Les moyens suivront-ils ?... L'autonomie, donnée de manière optionnelle, ne va-t-elle pas accentuer les inégalités ?... Le changement de gouvernance présage-t-il une hausse des droits d'inscription ?... Quelle sélection dans le futur ?"... Alors du coup, oui, pour Hervé Chabaud, dans L'Union... "Mieux vaut une semaine supplémentaire de réflexion qu'un énième psychodrame dans les rues à la rentrée"... Et d'ailleurs... d'ailleurs Nicolas Sarkozy pouvait-il faire autrement ?, se demande Le Parisien-Aujourd'hui en France... Eh bien non, avoue Ludovic Vigogne... "Difficile de faire croire que l'on veut discuter en profondeur en présentant un texte seulement 12 heures après une rencontre... Mais l'Elysée a promis, rapporte le journaliste du Parisien, qu'il n'y aura aucun recul... qu'il s'agit simplement d'aller de l'avant en discutant"... Mais bon... En fait, ce matin, au-delà du fond du dossier... dont on parle jusqu'à 9 heures avec les invités de Nicolas Demorand sur France Inter... c'est la forme... la méthode Sarkozy... qui intéresse les éditorialistes... "La méthode Sarkozy se veut audacieuse, pas intrépide... Avancer vite sur le terrain, mais prendre quand même le temps de déminer, analyse Patrice Chabanet dans Le Journal de la Haute-Marne... Hier, à Paris, c'est Valérie Pécresse, ministre de l'Enseignement supérieur, qui a donc été invitée à revoir sa copie... Et on sent, constate l'éditorialiste, une certaine jubilation chez Nicolas Sarkozy... Il vit intensément le plaisir de tirer toutes les manettes"... Dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace... Olivier Picard surnomme le Président "Examinator"... "Il n'a pas fallu longtemps au professeur Sarko pour identifier les faiblesses de la copie de sa ministre... même si cette dernière, élève appliquée et consciencieuse, avait scrupuleusement suivi l'intitulé du sujet défini par le maître de l'Elysée"... "Une fois de plus, il joue les indispensables", dénonce Jean-Pierre Bédeï dans La Dépêche du Midi... "De quoi renforcer sa réputation d'hyper-Président... mais aussi d'embarrasser ses ministres, qui donnent l'impression d'être sous sa tutelle permanente"... Dans L'Alsace, Patrick Fluckiger résume... "Une foulée en avant, suivie d'un retour sur la ligne... Comme un athlète qui s'échauffe avant une course, Nicolas Sarkozy ne cesse de bondir de ses starting-blocks, dans lesquels il remet invariablement les pieds"... "Quelques mauvais esprits raillent", fustige Pierre Taribo dans L'Est Républicain... "Ils raillent cette manière de jouer les pompiers pyromanes en envoyant les ministres au feu avant de les désavouer lorsqu'ils ont mis en musique la politique présidentielle... Mais d'un autre côté... qui, à l'approche du gros temps, reprochera au commandant de bord de s'installer aux commandes ?"... Autre sujet à questions ce matin... France Télécom... C'est Le Monde qui titrait hier soir : "Pour se désendetter, l'Etat vendra 5 à 7% de France Télécom"... Le Figaro embraye, ce matin... "L'Etat va poursuivre les cessions de titres"... Et du coup, analyse le journal, "France Télécom s'affranchit encore un peu plus de la tutelle de l'Etat"... Autre analyse... elle est signée L'Humanité... "Les actions de l'Etat vendues à la découpe"... C'est "France Télécom au secours de la dette", pour Aujourd'hui en France-Le Parisien... Et on peut aller plus loin... Dans La Tribune... l'idée qu'il n'y a pas que France Télécom... Cette vente pourrait en appeler d'autres, explique le quotidien économique... "Avec ses différentes participations dans des entreprises cotées, l'Etat dispose d'une cagnotte de 180 milliards d'euros"... Alors même analyse de l'éditorialiste des Echos... "Entre Aéroports de Paris, Gaz de France, Air France, Thalès et Safran, sans oublier Areva... les pouvoirs publics ne manquent pas de pépites, dont ils peuvent tirer un bon prix... Mais c'est EDF qui suscite les plus grandes espérances"... Oui, sauf que là, souligne Patrick Lamm... "les bijoux de famille vont de pair avec la politique industrielle... Le gouvernement devra clarifier sa stratégie dans le secteur de l'énergie, pour faire de ses ventes de nouvelles alliances industrielles, destinées à renforcer des entreprises lancées dans le grand vent de la concurrence sans y être toujours très bien préparées"... Au-delà des doutes industriels des Echos... il y a le doute de Libération... un doute sur l'explication... la vente d'actions pour le désendettement... Désendettement... Vous avez dit "désendettement" ?... Ce ne serait pas plutôt "un tour de passe-passe pour balancer les cadeaux fiscaux ?"... C'est en tout cas comme cela que le voit Libération, qui rapporte... "A droite comme à gauche, peu d'experts croient que les 2,6 milliards d'euros serviront à éponger la dette... Vendre des actifs, ce n'est pas faire une réforme... Le seul vrai moyen de réduire le déficit de l'Etat, c'est de baisser les dépenses de fonctionnement", expliquent les économistes... Elles aussi, elles sont à vendre... Et là on ne parle pas d'actions... on parle de rivières... "Rivières à vendre"... C'est le titre, inattendu, en Une de La Croix... Explications... "L'Etat veut transférer la propriété des rivières et canaux aux régions, qui s'inquiètent du mauvais état des cours d'eau"... Alors ce transfert doit se faire sur la base du volontariat... C'est du moins ce que prévoit une loi votée il y a 4 ans... Sauf que les régions, explique La Croix, rechignent à se porter candidates... Il faut dire que cela fait 50 ans que le réseau secondaire des cours d'eau navigables est piètrement entretenu... Il n'y a en fait qu'une seule région qui s'est portée candidate : c'est la Bretagne... Et pour cause : ces 15 dernières années, elle a investi dans la mise en valeur de son réseau 3 millions d'euros par an... une dépense deux fois supérieure à celle de l'Etat... Les cours d'eau bretons... une exception... Parce que ailleurs, explique La Croix, c'est plutôt "patrimoines en péril"... Exemple avec le Cher, et ses barrages à anguilles... des édifices construits au XIXème siècle, dont l'avenir reste en suspens, faute de financement... Pour Michel Kübler, les deux soucis de culture et d'écologie... souvent mis en avant comme des priorités par les élus locaux et nationaux... devraient trouver là matière à expression... Plus facile à vendre... Le TGV... En Une de L'Union... la photo de Schwartzenegger... "Il teste le TGV à Reims"... "Avant sa rencontre avec Nicolas Sarkozy hier, le gouverneur de Californie a voulu tester le train à grande vitesse, qui pourrait un jour relier San Francisco à Los Angeles"... Alors on ne le dira pas à Schwartzi... mais le TGV-Est est victime de son succès... C'est à lire dans Le Figaro... "Le succès dépasse les prévisions... Du coup, les rames sont bondées... Et la SNCF n'a pas de solution miracle pour augmenter sa capacité"... Alors, au-delà de l'ire des passagers... qui râlent après le manque de trains aux horaires de pointe, les salles d'attente sous-dimensionnées et quelques retards à l'arrivée... il y en a qui sont ravis... Air France par exemple... La compagnie aérienne avait anticipé la mise en service du TGV-Est, et réduit le nombre de ses vols quotidiens entre Paris et l'Alsace... Eh bien deux semaines après le démarrage du TGV, le taux de remplissage des avions est supérieur à 75%... Et sinon, le TGV... c'est moins de voitures sur les autoroutes... C'est pas si sûr, pour Le Figaro... puisque la SANEF... la société qui gère l'A4 entre Paris et Strasbourg... ne note pas de chute de trafic... et même plutôt une augmentation des trajets de moyenne distance... Et ça, pour Thierry Vigoureux, eh bien ça pourrait s'expliquer par la suppression de bon nombre de trains Corail de ville à ville... Et du coup, pour le journaliste du Figaro, ce transfert vers la route contredit les beaux discours environnementaux de la SNCF... On avait commencé avec les facs... On termine avec la scolarité, et la motivation version américaine... C'est à lire dans Ouest-France... "A New York, 25 dollars pour chaque bonne note"... De quoi faire enrager ceux qui, en France, passent le brevet des collèges ou attendent les résultats du Bac... Le maire de New York a proposé des primes pour encourager les enfants des écoles publiques... Les premiers à participer à ce projet dès la rentrée prochaine seront les 9.000 élèves des quartiers défavorisés... Alors le barème est le suivant... 6 dollars pour avoir participé à un contrôle... 25 dollars par mois pour moins de 5% d'absence... Et entre 25 et 60 dollars pour un contrôle réussi...

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