Droite, gauche, rien ne va plus dans les familles.

La revue de presse, bonjour hélène Jouan

Retour sur le week-end politique dans la presse ce matin

« Dieu est mort, Marx est mort »…et nous-mêmes, nous ne nous sentons pas très bien. Voilà, en paraphrasant Woody Allen, ce que vos quotidiens retiennent ce matin, et de la droite, et de la gauche.

Vous d’abord Benoit Hamon, enfin le parti socialiste… « Le PS est un esquif en perdition, tranche ce matin Yves Thréard dans son édito du Figaro. Sans barreur, ni programme, au bord qui plus est de la faillite financière. Comme le parti radical socialiste avant lui, le ps est voué à l’effacement, à la marginalisation. Sans grande conviction, ses derniers affidés parlent de rénovation idéologique et organisationnelle. Mais le cœur n’y est plus…. Le Ps est moribond, mais la droite aura fort à faire si elle ne veut pas subir le même sort » relève-t-il. Et c’est bien le parallèle entre l’état du ps et l’état du parti les Républicains que beaucoup d’éditorialistes de la presse régionale font également ce matin. L’interview cash, voire trash hier du président de la région des Hauts de France Xavier Bertrand au journal du Dimanche continue de susciter des commentaires. Ses mots acides contre Laurent Wauquiez « il court après l’extrême-droite, une idée folle » a-t-il asséné, et puis son « nous continuons à vivre ensemble, mais ça fait bien longtemps qu’on ne s’aime plus » laissent augurer du pire. « Vous avez aimé la guerre Fillon/Copé ? pronostique déjà Guillaume Tabard, vous allez adorer le match Pécresse/Wauquiez…autant dire que la droite s’apprête à refaire exactement la même erreur qu’il y a 5 ans, se lancer dans une guerre des chefs sans analyse rigoureuse de son échec, sans réflexion ambitieuse sur l’identité et le projet d’une droite post-Macron »

Un paysage politique nouveau donc, où tout est à réinventer…

Votre objectif Benoit Hamon, vous nous l’avez expliqué, mais c’est aussi ce que se propose de faire Jean-Luc Mélenchon, dans son nouveau point d’ancrage, Marseille. La gare de Perpignan avait été décrétée centre du monde par Dali, Marseille est appelée à devenir centre de la France insoumise si l’on en croit Christophe Deroubaix dans le quotidien l’Humanité. Le nouveau député de Marseille aurait l’intention de faire de sa permanence, l’un des sièges nationaux de son mouvement, elle devrait accueillir une école de formation, des cahiers de doléances seront ouverts prochainement qui nourriront une plate-forme collaborative. L’objectif de Mélenchon, que Marseille devienne le berceau d’un nouveau rassemblement, aux contours encore flous, entre auto-organisation, intellectuels et forces sociales, le tout pour peser sur la construction de la gauche du 21ème siècle….les municipales en ligne de mire ?«pas tout de suite en tout cas » affirme un proche de Mélenchon. Dans la Provence, l’actuel maire de Marseille Jean-Claude Gaudin confirme lui qu’il ne sera pas candidat à sa succession en 2020. « D’ici là dit-il, que mes amis se mettent d’accord sur un nom ». Vu tout le mal qu’il dit dans cet interview de son ancien ami, et actuel président de la région PAcA Renaud Muselier, on pressent que la guerre des droites passera aussi par Marseille

En attendant, l’exécutif Macron/Philippe se livre à une « nouvelle chorégraphie » nous explique Cécile Cornudet dans les Echos. « Au président, la geste positive. Il réserve sa parole pour l’essentiel, en l’occurrence l’Europe, et se déploie le reste du temps dans la langue des signes pour reprendre l’expression de François Bazin. La communication Pilhan à l’heure des réseaux sociaux, ça donne Emmanuel Macron qui joue au smashe et boxe ce week end pour promouvoir la candidature de Paris aux JO de 2024. A son gouvernement en revanche, la confrontation plus rugueuse au réel. Un retour pour Cécile Cornudet à la » logique présidentielle de la 5ème ». « Oui, enfin, plus Bonaparte que Montesquieu » relève François Fressoz dans la matinale du Monde, qui rappelle comment le président élu s’est glissé avec une « facilité déconcertante », dit-elle, dans l’habit du monarque républicain. Majorité boursouflée et à sa main, un président de groupe désigné Richard Ferrand contre lequel personne n’a osé se présenter même pour simuler un semblant de liberté, remaniement du gouvernement en éliminant les gêneurs comme Bayrou et une presse qui vit des heures difficiles parce qu’elle est à peine informée détaille-t-elle.« Comme personne n’avait anticipé que le macronisme ressemblerait à cela, dit-elle, tout le monde se perd en conjecture : cette phase autoritaire est-elle un épisode transitoire ou un état appelé à durer ? A voir la mine déterminée du premier consul, le doute est permis » conclut-elle.

On termine Hélène en parlant…des hommes

Plus exactement, encore des hommes…Et de la mode…figurez-vous que les défilés parisiens de prêt à porter masculin printemps-été 2018 ont dévoilé quelque chose que nous ignorions semble—t-il : les hommes aussi ont des jambes ! « Ne ricanons pas » nous prévient Libération, car un progrès est bel et bien à l’œuvre. La Fashion Week Hommes 2018, sacre du bermuda dans tous ses états, n’atteste rien de moins que la mode n’est pas qu’une bulle d’une insoutenable légèreté, mais qu’elle reflète la marche de la société, voire qu’elle la précède. La preuve, en pleine canicule le 20 juin dernier, 6 conducteurs de bus de Nantes sont venus travailler en Jupe, leur employeur leur interdisant le port du bermuda. 2 jours plus tard, après un buzz international, l’entreprise annonçait eureka, qu’elle autorisait le port dudit bermuda les jours de canicule. Ca tombe bien, Hermès, Dior Homme, Comme des garçons proposent le vêtement dans toutes les versions, décontractées ou chic, à rayures ou pailletées. Cher à chaque fois à n’en pas douter, pas forcément destiné à tout à chacun et aux conducteurs de bus, mais qu’importe, ce qu’il faut retenir, c’est que la mode a précédé la canicule et le dressing code suranné des entreprises…

Et puis je termine en vous signalant la naissance du premier « pure player » de photojournalisme. Rdv-photos.com, site payant, site pour découvrir des sujets d’actualité ou de magazine illustrés donc par des photographes de presse. A la Une par exemple ce matin, les ouvrières de Samsonite, licenciées en 2007, qui racontent leur combat sur scène, ou encore 6 feet under, 6 pieds sous terre mais pour de vrai, avec des cimetières surpeuplés qu’il faut…désengorger. Pour les amateurs et nostalgiques de vrais reportages photos rdv-photos.com

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